FeniXX réédition numérique (Julliard)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Monsieur de Diesbach nous montre ces princes, ces grandes duchesses, livrés à leurs instincts, raffinés et pervers. Toute une galerie de personnages étonnants passe sous notre regard. Chaque fois, Monsieur de Diesbach nous captive par un don d'évocation souligné d'une ironie sans méchanceté ; chaque fois, il nous laisse en suspens sur une moralité secrète. On le lit avec une satisfaction sans cesse renouvelée... Monsieur de Diesbach est tout à la fois un conteur classique français et un fabulateur à la manière d'Hoffmann.

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  • Gitan, orphelin, fils de prostituée, Valentin est voué à l'errance. Qui voudrait s'embarrasser du Simploque, bon à rien, pas même à mendier ? On aimerait qu'il passe à la trappe, mais la mauvaise herbe est tenace. On croit que le gitan est parti, qu'il est loin déjà, alors qu'il se sera mis d'accord avec son ombre : va faire un tour, moi je reste. On le voudrait plus loin, qu'il déguerpisse, ouste ! On le voudrait mort, fini, cassé, les bras en croix, la langue pendante. Et, même mort, fini, cassé, on l'assassinera encore, et le faire mourir trois fois ne suffira pas. Car le gitan a plus d'un tour dans son sac, vieux traficoteur ! Voleurs de poules et ensorceleurs, on dit tout et son contraire, mais seuls les gitans savent de quoi sont capables les gitans. Capables de tout. Tio égorge les femmes par dépit. Légitimus protège les petits va-nu-pieds qu'il fait travailler sur la décharge. Grâce à Gina, la fille de joie qui lui offre son coeur, Valentin survivra. Né pour donner la parole aux siens, il les sauve en endossant leurs peines et leur cruauté. Ainsi va-t-il, nourrissant la légende et la grandeur des gitans.

  • De Hyères à Florence, d'Istanbul à Trieste, de Palerme à Montpellier, un homme du Sud pourrait trouver dans chaque ville où il s'est provisoirement fixé un lieu révélateur de sa personne et de son destin. S'il entrevoit chaque fois le secret des êtres et des paysages, c'est un mystère sur lequel il n'est pas nécessaire de lever tout à fait le voile pour en éprouver la séduction. En neuf étapes qui occupent près d'un demi-siècle, ce Télémaque provençal cherche le visage du père dont l'absence devient exemplaire, se familiarise avec des figures d'Eros sculptées par les ténèbres et se livre à l'apprentissage sans fin de signes noirs sur le papier blanc. Avec ces récits rapides, incisifs, Marcel Spada poursuit une oeuvre dont la sensualité et l'humour gardent une saveur toute méditerranéenne.

  • A quoi bon grandir ? Telle est la question que se pose Toni, un enfant dont le seul désir ici-bas semble être l'amour qu'il porte à sa cousine Maï. Ils vivent aux Angéliques, une maison située dans les marais des Sphaignes et comme oubliée des temps. Si Maï est jolie ? Oh oui. La plus jolie pour Toni. L'âme soeur, l'unique. A dix ans elle a déjà des lèvres de femme. Elle est assez froide et secrète pour le hanter à chaque instant. Assez orgueilleuse pour faire de lui, au fil des années, un être solitaire, écorché vif, jaloux, dissimulé. Il finit par inspirer la méfiance à tous. A son ami l'Antillais Julius, un manipulateur de charme. A ses parents. A Maï qu'il veut à lui sans partage. Est-ce l'amour frustré qui tue chez Toni l'innocence et la fantaisie ? Est-ce le clan familial replié sur des maux inavouables et qui craint de voir Toni lui échapper ? Si Maï l'aimait Toni pourrait s'accepter lui-même, accepter les mystères et la honte. Comment savoir avec Maï ? Et si jamais elle préférait Julius ? Drame de la solitude, de la jalousie qui ronge et rend fou, Prends garde au loup met en scène les jeux périlleux de l'amour et du désir. Mais qui joue ? Qui tire les ficelles de la comédie humaine ? Le temps finit par emporter les amours, les espérances. Quant au loup, c'est le mal sans visage à l'affût dans chaque instant. C'est le mal qu'on nous veut, celui que nous sommes.

  • Les secrets de la lumière sont mieux gardés que ceux de la nuit. Jean-Pierre Milovanoff le sait bien, comme il sait aussi découvrir, derrière l'éclat des fêtes mélancoliques et des amours brèves, le drame caché de l'homme qui s'est trompé de destin et qui doit aller jusqu'au bout de la tragédie pour sauver son rêve d'enfant.

  • Lorsque Cléa Resslingen boit sa première gorgée de cognac, elle a six ans : elle en ressent un bien-être immédiat, une sorte de réconfort. Très vite, l'alcool va devenir pour elle une habitude, une servitude. A douze ans, elle vide les fonds de verre, à seize, elle vole pour se procurer cette « médecine » qui seule la soulage et apaise en elle les vieux démons. C'est que, chez les Resslingen, chacun souffre d'une peine ancienne, inoubliable. Que s'est-il passé il y a plus de vingt ans, par un beau jour d'été, au bord de la rivière ? L'un d'entre eux s'est-il fait l'instrument du destin ? Le malheur a-t-il besoin de prendre appui sur un geste, une parole, pour s'abattre sur nous ? Ou frappe-t-il au hasard, sans préméditation, en aveugle ? Tout le drame des Resslingen tient dans ce questionnement douloureux, obsédant. Inconsolables, prisonniers du souvenir de cette funeste journée qui les a brisés, ils interrogent encore et encore leur mémoire meurtrie...

  • Dans la nuit étoilée du 5 au 6 juin 1944, Alexandre Renaud, maire de Sainte Mère Eglise, a vu les premiers parachutistes américains sauter sur la terre normande. Dans les heures qui suivirent, il a vécu la libération de son village, maison par maison, verger par verger. De ses. notes, prises au jour le jour, naît une évocation précise et imagée de ces combats qui décidèrent de la réussite du débarquement. Face à la farouche résistance des Allemands, ces soldats d'élite allaient connaître ici, après l'Afrique et la Sicile, des pertes terribles. Cet ouvrage, publié dès 1945, best-seller des années 1945, 1946, 1947 constitue un témoignage exceptionnel, enrichi dans sa nouvelle présentation de nombreuses photos, dont certaines inédites.

  • Joueurs et surtout perdants, assassins, demi-dieux errants, égarés du royaume des cieux, anges et angelots, quasiment étrangers à la communauté civique, les personnages de Jean-Pierre Milovanoff échappent pourtant au statut de victime.

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  • Avant de tenir pour Télérama la chronique littéraire où l'on sait qu'elle excelle, Michèle Gazier a enseigné pendant treize ans. A ce titre, qui pouvait mieux qu'elle dépeindre les désillusions des universitaires placées par les hasards de l'exil au tréfonds de lointaines banlieues où elles ont la charge d'inculquer leur savoir à des adolescents rebelles ? L'angoisse est un état d'esprit. Michèle Gazier incarne la fragilité brûlante de ses héroïnes. Ce livre transperce. Il suggère de bouleversantes images et leur instille, couche après couche, l'acharnement têtu d'une succession de fondus enchaînés. C'est comme si, obsédée par la persistance des détresses entrevues, Michèle Gazier montrait encore et encore le visage d'une femme défaite, éternellement renouvelée et cependant toujours étrangement la même. Une prof. Presque une enfant passée sans transition des bancs du lycée à la chaire du maître. Une prof. Une enseignante pleine d'imagination, qui, décalque de ses soeurs submergées par l'insidieuse usure, abandonne un jour toute idée de lutte, et devient, folle recluse, l'otage consentante d'une situation, d'un vocabulaire, dont l'infantilisation confine à la ruine de l'esprit. A l'aune de cet abandon, la raison s'emballe. Rien de surprenant à ce que les rêves brisés de ces nonnes laïques entraînent le lecteur jusqu'à l'extrême bord de la vie.

  • Ce petit livre, né de père inconnu, peut rendre au public de grands services. Il paraît, en effet, beaucoup de livres chaque année. Certains disent trop. Et ils s'en plaignent : comment s'y retrouver ? Partant de l'observation simple qu'il y a plus de livres que d'écrivains, et plus d'écrivains que de types d'écrivains, Pline a dressé en quelques pages un tableau de la littérature contemporaine qui ne pèsera pas lourd dans votre poche, mais qui vous en apprendra plus que les ouvrages les plus savants et les plus complets.

  • Autour de six personnages principaux, c'est toute la vie du théâtre dans les années 80, avec ses anecdotes, ses déboires et ses multiples péripéties, qui nous est racontée dans Une mort de théâtre. Lemaresquier a connu une sorte d'extase en jouant Ce soir on improvise de Pirandello, au festival d'Avignon, Julius se sent déchiré entre son homosexualité et son mysticisme, Edith est blessée par un amant indifférent ; Serge et Emma s'aiment le temps d'un Roméo et Juliette au TNP de Villeurbanne ; VHS, aimable trublion qui, lui, déteste le théâtre, sert de révélateur aux autres. Un jour, après une étape à Venise sous les eaux, le grand navire de la dernière croisière les emporte. Jusque-là, ils auront improvisé, comme nous le faisons tous, nous qui sommes peut-être plus comédiens qu'eux. Un roman à clés, sans doute, car vedettes et comparses pourraient porter des noms connus, et aussi un livre drôle, quelquefois amer, mais toujours chaleureux.

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  • Automne 1802. Huit ans après la mort de son épouse, Agnès, tombée sur l'échafaud, après la séparation avec Marie-Douce, son unique amour, Guillaume Tremaine est tragiquement rattrapé par le passé : Marie-Douce, à l'agonie, le fait appeler en Angleterre pour lui confier Arthur, leur fils illégitime. Les choses n'iront pas sans mal. Le garçon rejette en bloc ce père prodigue, son autorité, sa protection, cette famille qui ne peut voir en lui qu'un intrus. En effet, le paisible Adam, fils cadet de Guillaume, oppose une farouche résistance au nouveau venu. Mais Elisabeth, l'aînée, aussi impétueuse que généreuse, acceptera-t-elle ce demi-frère, cause indirecte du drame de sa mère ? C'est alors qu'arrive Lorna, demi-soeur d'Arthur, éblouissante créature et, dans son sillage, les projets les plus troubles : séduire Guillaume, régner sur sa fortune et semer la discorde aux Treize Vents. Parviendra-t-elle à ses fins ? Le maître des lieux sauvera-t-il sa famille, jusque-là préservée contre tous ? Devra-t-il sacrifier l'amour de sa fille à l'honneur ?...

  • Le nez dans la crasse du monde ; dans la beauté, la crasse, la violence, l'amour, la grande biture du monde, ainsi vit et écrit Belloc depuis son premier livre, Néons, pour lequel Marie Muller, dans Le Nouvel Observateur, trouvait ces mots. Plus rien d'autobiographique ici, mais toujours le portrait implacable d'une misère violente, acharnée, dont la présence têtue résiste à une société frivole qui l'évacue, la masque ou la moque. Brutalisée, jetée dès sa naissance dans la ronde infernale du dénuement, des coups, du viol, Marie n'a pas les moyens de se défendre, ni contre une mère haineuse, ni contre un mari que l'alcool transforme en bourreau, ni même contre l'amour de Thérèse qu'elle accepte comme un repos. Thérèse qui déteste les enfants de Marie qui la détestent. Dans cette haine anxieuse, que Marie n'avait pas vue venir, c'est un de ses fils qui saisira le couteau, bouclant ainsi la boucle de la violence. Le livre fermé, je le vois, écrit dans une encre très noire, comme en relief, disait Marguerite Duras. La noirceur, la violence, en effet, sont aussi dans le style, dans ce corps à corps que Belloc engage avec l'écriture, donnant à ses textes une dimension qui dépasse le réalisme : la vérité littéraire.

  • Comment, après avoir espéré devenir toréador, receveur de tramway, officier de la Marine nationale, empereur romain en même temps que saint et martyr, mousquetaire, entomologiste et agitateur révolutionnaire, peut-on finir scénariste de cinéma ? C'est ce triste parcours (le mien) que je tente de retracer dans ces pages. Mais est-ce bien de moi qu'il s'agit ? Est-ce moi cet écolier apeuré, ce lycéen paresseux, ce facho congénital, ce fils révolté, ce studieux scénariste, cet inébranlable stalinien, ce comédien au talent prometteur, cet acteur médiocre, ce flûtiste catastrophique, ce mélomane raffiné, ce chercheur de vérité, ce menteur invétéré ? J'en doute, comme je me prends à douter, maintenant que je les ai fourrés dans un livre, de l'existence de mes parents, grands-parents, oncles et tantes, de mes amis vivants ou morts, Rivette, Truffaut, Rossellini, Resnais... Il me semble qu'ils ont rejoint la cohorte des personnages imaginaires qui, depuis l'enfance, n'ont cessé de peupler ma mémoire. Moi-même, dans cette cuisine, ne suis-je pas réduit à n'être plus que le protagoniste d'une histoire qu'un autre aurait écrite ? Eh bien, cet autre, mon hôte, que dit-il ? J.-G.

  • Un écrivain autrichien, Adrian Auguste Locke, fuyant un monstrueux souvenir, part en quête des hommes, abandonnant au fil du chemin ses repères essentiels : le lieu maternel, puis l'écriture, qui s'assèche jusqu'à disparaître, enfin la voix, étouffée par une blessure providentielle. Il se retrouve voué à l'immobilité et au silence dans une prison d'Asie, en compagnie de Piotr, l'exécuteur ukrainien, et de la belle et misérable Thiu. Ceux-ci, amants exemplaires et sacrifiés, sauront rendre sa liberté à Adrian, et l'inciter à reprendre la parole. De retour en Europe, dans la maison familiale, il découvrira la cause profonde de ce qui fut, peut-être, un cauchemar, une fantaisie d'auteur. L'écriture, comme l'art tout entier, peut-elle être un véritable geste d'amour, ou doit-elle accepter son statut de simulacre ?

  • J'étais heureux, j'étais libre, je transportais aux quatre pôles ce bonheur et cette liberté. Qui se parle ainsi à soi-même ? Et pourquoi toutes ces lumières, ce soir, autour de celui qui se parle ? Qui sont ces hommes rassemblés, au nombre de douze, jeunes ou moins jeunes, qui l'entourent et partagent avec lui ce grand repas qu'il offre, retrouvailles étranges et solennelles, où regards, paroles, complicités s'échangent, mais dans la commémoration de quoi ? Un à un, il les observe ; il sait qu'il va mourir et, plus fort encore, il les observe. De chacun, tour à tour, il retrouve la voix, le visage, les attitudes, et alors ressurgissent les rencontres, ce qu'il a vécu auprès de ces destins qu'il ne connaissait pas, croisés au fil d'une itinérance dont il sait à présent la fin ultime : celle qui est au bout de toute vie. Car de la mère, qui donne la naissance, à l'amant qui transmet un mal cruel, le cadeau de l'amour n'est-il pas la mort ? On ne se trompera pas sur l'importance de ce livre : Jean-Baptiste Niel, poète, romancier, a écrit là un roman poignant et superbe, métaphore terrible et scandaleuse, au sens noble, de notre condition humaine.

  • Hantée par la mort de son frère en Himalaya, Elsa décide de retrouver Traïko, l'énigmatique Indien de Colombie, témoin de l'accident. Un accident ? Elsa ne peut y croire. C'est en vain qu'elle cherche Traïko, remontant les eaux noires de l'Amazone, jusqu'aux villes frontières ravagées par la corruption et la violence. L'ombre de l'Indien se confond avec le souvenir brûlant de son frère. Guidée par Camilo Ossario, ami d'enfance de Traïko, chef de la sécurité, Elsa est entraînée dans une chasse à l'homme, bien au-delà de ses propres obsessions. Plus elle croit toucher au but, plus la vérité devient incertaine et menaçante, et plus la jeune femme sert les machinations politiques de ceux qui prétendent l'aimer, ou qu'elle croit aimer. Et c'est en les menant tous à la perdition, qu'elle exorcisera les fantômes de son enfance : la mort de son frère et leurs illusions trop orgueilleuses.

  • Joachim - les Mosellans disent Jochem - est né en Lorraine sur la frontière où la France et l'Allemagne, chacune à son tour, s'établissent et veulent vaincre. Là, il y a des mines de charbon, du fer, des filons douloureux et salissants, des crassiers et des drames souterrains. Les hommes ont les poumons scintillants de poussière. Les vaches lèchent des blocs de sel gemme. Mais Joachim n'a pas connu le soir. Il n'a pas vécu un jour entier. Il faut entretenir sa tombe, en chasser les insectes et les fleurs vénéneuses. Il faut l'aider à franchir les saisons sous la terre, lui apprendre la couleur de la route, l'exode, le goût du pain de soldat, le sifflement de l'obusier. Alors, comme saint Nicolas le fit des glaneurs, sa soeur le ressuscitera.

  • Il est souvent étrange de croiser le talent d'un auteur, lorsqu'il s'exerce à la lisière de mondes qui vous sont éloignés. En chassant pour l'Atelier Julliard, je n'imaginais pas que puisse s'imposer à moi le choix de ces contes baroques où - comme sous le soleil de sciure d'une arène, comme à l'ombre du tabernacle d'une église espagnole - l'or, le sang, la pâleur, le courage, les larmes, et cette pourpre théâtralité qui a fabriqué les toreros, les conquistadors et les martyrs, font cortège à la course sauvage et charnelle de jeunes héros lancés vers leur destin d'arrogance, de folie et de cruauté. Éclaboussante lumière. Rêves de toros. Sourde envie d'immoler les hommes. Forces mouvantes, obscures et cruelles. Trésors perdus dans la jungle. Entre esclavage et liberté, crimes et expiation, amour charnel et soumission passive au danger, Mathieu Lipschutz, fou d'Amérique latine, d'Espagne, d'histoire et de voyages, sait que la violence constitue le vin et le vent de la jeunesse. L'espace de trois histoires, du Brésil du XIXe siècle à la feria de Nîmes, il nous entraîne, voyageurs consentants, dans une danse macabre, fulgurante et sensuelle, jusqu'au bout de la fête tragique. Jusqu'au bout du fleuve de la mort.

  • A la fin du XIIe siècle, un orphelin est recueilli par un forgeron. Nul ne se doute alors qu'Arthur, enfant prodigieusement doué, est appelé à connaître un destin d'exception, et que sa route croisera celle des plus grands de son temps. L'apprenti forgeron devenu médecin traversera le monde, il verra l'agonie de Richard Coeur de Lion, soignera le calife de Bagdad et Marie de Montpellier, et son histoire s'achèvera en légende. Mais sa quête est tout autre : son long voyage initiatique autour de la Méditerranée l'a amené à découvrir d'autres civilisations, d'autres religions. A Tolède où il a traduit les philosophes arabes, à Fès où il a étudié l'alchimie, à Bagdad et à Rome, Arthur n'a fait que chercher la voie qui mène à la vérité. Tour à tour chrétien, juif, puis musulman, il suivra toujours le chemin de l'Amour, celui que lui portent les femmes qu'il rencontre, celui que chantent troubadours et poètes et que célèbre Le Cantique des Cantiques. Récit initiatique et roman d'aventures, Le Chemin de Bagdad est aussi une histoire du savoir et une réflexion sur l'homme. Il éclaire un aspect peu connu de l'histoire des civilisations occidentale et orientale en rappelant que de tout temps, des sages, des saints et des savants surent s'abstraire des conflits qui opposaient les peuples et contribuèrent ainsi à leur élévation.

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