FeniXX réédition numérique (Fayard)

  • Ecrit par une mère de cinq enfants, ayant perdu une petite fille de sept ans d'un cancer, ce livre est destiné aux parents en deuil. A. Ernoult donne la parole à cinquante-sept parents qui ont vécu cette douloureuse expérience.

  • Voici un livre paradoxal, provocant. Il va contre l'opinion, aujourd'hui commune, que les vieillards sont encore assez jeunes pour profiter de la vie, faire du sport, consommer, voyager... Les jeunes gens, ou les gens encore jeunes, attendent autre chose de leurs parents âgés ou de leurs grands-parents que ce simulacre de jeunesse prolongée. Ils en attendent ce que toutes les civilisations ont attendu des vieillards : un enseignement (fût-il muet), une leçon de vie dans l'acceptation sereine de l'âge et de sa fin ultime. Christian Combaz - né en 1954 - s'insurge contre cette société qui interdit à nos vieux d'être vieux. Qui les prive du droit de tirer des leçons de leur vie. Qui les distrait, leur épargne la solitude sans laquelle nous ne sommes rien, les préfère bronzés, insouciants, insignifiants, et les pousse dans des maisons de retraite remplaçant l'amour et l'admiration qu'on leur doit par les soins qu'on leur donne. Tout cela est mensonge. Il est moins important d'être en forme que d'être en paix. Il faut accepter de vieillir, accepter la solitude, tendre vers le détachement. La vieillesse n'est pas une maladie, c'est un âge de la vie. On peut le vivre consciemment, sans tricher. "Être vieux, c'est être bien partout", dit Victor, le vieil homme (si vrai) de ce livre.

  • À partir d'une histoire critique de l'idée que se sont faite de la notion de raison, Platon, Aristote, Descartes, Hume, Kant, Hegel...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • César Chavez n'est pas venu parmi les pauvres. Il est né parmi eux. Il est l'un de ces ouvriers agricoles d'origine mexicaine qui sont parmi les plus délaissés de la société américaine. Et dans cette société, où les rapports sociaux entre les différentes classes sont marqués par une violence d'une rare brutalité, cet ouvrier est parvenu à se faire reconnaître comme un "interlocuteur valable" par les plus puissants de l'économie. Comment ? Dans ce livre, Jean-Marie Muller et Jean Kalman racontent la lutte des ouvriers agricoles menée par César Chavez pour obtenir une loi en leur faveur et remporter ainsi une éclatante victoire par la non-violence : le boycottage des produits, malgré l'intervention du pouvoir et de la police. Le nom de César Chavez est maintenant associé en Amérique à ceux de Gandhi et de Martin Luther King.

  • En 950 avant notre ère, alors que ni Rome, ni Athènes ne sont fondées, et que Bouddha ou Confucius ne sont pas encore apparus, au royaume de Saba une jeune reine, déçue par les trois divinités sabéennes, appelle de toute son âme un dieu qui pourrait l'apaiser, et, à l'insu des prêtres du temple de Marib, décide d'envoyer à sa recherche les deux hommes en qui elle a le plus confiance. Le premier, son cousin, prince de Saba, partira dans l'Inde des Aryens et à Babylone. Le second, un Phénicien, interrogera sur leur religion les marchands de toutes nations qui se pressent à Memphis sur le Nil. Émotions et embûches guettent les voyageurs au cours de leur extraordinaire mission. A Byblos, en Phénicie, le petit Rus succombera-t-il entre les bras d'or de la déesse Baâlat ? En Inde, Jali, la belle Kshatrya, réussira-t-elle à fuir le cruel destin que lui réserve le Conseil des Brahmanes ? A Babylone, l'illustre et saint roi Nabu-Mukin-Apli consentira-t-il à dévoiler les secrets de ses innombrables divinités ?... Enfin le dieu d'Israël se manifeste, alors la reine de Saba, accompagnée par sa suite et par un millier de chameaux porteurs de fabuleux présents, se rend à Jérusalem, auprès du roi Salomon. Leur rencontre entre dans la légende. « Au nom de la reine de Saba » est le roman d'une quête qui rappelle celle du Graal, où les aventures ressuscitent des splendeurs évanouies et une spiritualité vieille de trois millénaires.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ce livre retrace pour la première fois l'histoire de la guerre civile grecque de 1943 à 1949 restée étouffée sous une véritable conspiration du silence. Les KAPETANIOS, ce sont les chefs de guerilla entraînant les montagnards grecs ; descendants des Klephtes de la guerre d'indépendance du 19e siècle et des révolutionnaires du 20e siècle, ils évoquent Chapaiev et préfigurent Fidel Castro. Leur histoire est celle de la victoire qui leur fut ravie après une résistance triomphante, celle des combats qui opposèrent à Athènes les partisans grecs aux forces d'intervention britannique alors que la guerre contre les puissances de l'Axe n'était pas encore terminée. Les résistants déposeront les armes pour connaître une "légalité" qui les poursuivra comme des criminels de droit commun sur un sol qu'ils ont libéré à un prix exorbitant : 600 000 morts dans un pays de 7 millions d'habitants. Alors ils reprennent encore une fois les armes. Et c'est la relève américaine dans les zones d'influence britannique ; dans les rangs des insurgés c'est l'affrontement entre le dogme et la Révolution vivante, entre les guerilleros et les commissaires. L'histoire des KAPETANIOS et de la guerre civile grecque, c'est, dans un champ clos circonscrit par tous les silences officiels, une sorte de répétition générale, un creuset où s'élabore une certaine technique d'intervention des grandes puissances dans les affaires des petits pays où s'affrontent par ailleurs les stratégies révolutionnaires de notre temps. Ce livre, écrit à partir de documents inédits qui commencent à émerger des oubliettes de l'histoire grecque mais surtout d'après les témoignages recueillis par l'auteur auprès des survivants de la tragédie, dispersés à travers le monde, est la chronologie d'une révolution vivante sauvage, prise entre les carcans du dogme stalinien et les blindés de l'Occident ; à la fois document et reportage, écrit d'une plume alerte, ce livre est toujours passionnant.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Vingt-sept ans après sa mort, Hitler reste pour nous une énigme. Paradoxalement, puisque sa fantastique carrière a fait l'objet d'innombrables études. Une lueur parfois, dans les ouvrages des historiens, nous permet d'entrevoir l'homme vivant sous ce visage fermé comme un masque qui retombe aussitôt. Peut-on aujourd'hui déchiffrer ce secret que le Führer a su si bien préserver ? C'est ce qu'a tenté Jacques Brosse au terme d'une enquête minutieuse, centrée principalement sur les origines, l'enfance, les années de formation de Hitler, encore si mal connues, enquête où furent examinés un à un tous les documents existants, mais insuffisamment contrôlés et surtout inexpliqués. Grâce à une méthode nouvelle et rigoureuse, fondée en partie sur les dernières acquisitions de la psychanalyse, l'auteur parvient à sonder les profondeurs d'un psychisme tourmenté et gravement perturbé. Il en résulte un portrait inédit et surprenant d'un Hitler beaucoup plus proche de nous que nous ne l'imaginions.

  • La valeur de ce livre est sa totale authenticité. Il ne vise qu'à restituer ce qui a été vécu, par ceux qui l'ont vécu. Il donne un témoignage probablement unique sur la vie de ces camps d'internement français, très peu connus à l'époque, totalement oubliés aujourd'hui, et qui furent une antichambre des trop célèbres chambres à gaz nazies. Il fait revivre l'angoisse des évasions, des passages de frontières. Puisse-t-il dire à la génération nouvelle où mène le mépris de l'homme ! Clandestins, ils l'ont été, ceux qui ont dû perdre leur identité et leur visage pour franchir les barbelés des frontières et tenter de survivre. Clandestins aussi ceux de la Cimade qui ont joué avec eux ce jeu de la vie et de la mort, en partie inconscients du risque alors couru. Clandestins de Dieu, puisque dans cette aventure de solidarité dans la souffrance c'est la marche du peuple de Dieu à travers l'histoire que nous discernons. Ce livre ne dit pas tout. Quelques équipiers, quelques pasteurs seulement ont écrit. D'autres ont gardé le silence, qui en ont fait autant. Ils sont associés à ces pages. Spontanément surgi des circonstances dramatiques et imprévues de la guerre, dans le milieu des Mouvements de Jeunesse protestants, ce petit Comité Inter Mouvements auprès des Évacués va devenir la Cimade. Elle est aujourd'hui connue de beaucoup d'amis. Ces pages aideront à comprendre le sigle mystérieux de C.I.M.A.D.E. qu'a gardé l'actuel Service oecuménique d'Entraide. Il se veut une présence oecuménique de chrétiens dans des situations qui demandent une intervention et une action. En référence au Christ serviteur, il est un service de ceux qui souffrent, et un partage de leur détresse. quelles que soient leurs nationalités, leurs races, leurs positions politiques ou religieuses. Un travail en équipe, l'équipe étant le signe d'une communauté chrétienne ouverte et fraternelle. C'est pourquoi l'on retrouvera la Cimade engagée dès la fin de la guerre 39-45 dans les villes sinistrées du Nord et de l'Alsace, à Berlin dans un travail de réconciliation de la jeunesse française et allemande, à Paris dans l'accueil des réfugiés. On le retrouvera ensuite en Afrique, à Dakar ; en Algérie, avant et après l'Indépendance. On la trouve aujourd'hui parmi les nouvelles catégories de réfugiés et de travailleurs migrants, de toutes origines, dans les bidonvilles autour des grands centres. On la retrouve également dans la lutte contre la faim et le sous-développement.

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  • Comment continuer à vivre après la mort d'un fils de dix-huit ans ? Les parents qui ont été frappés par ce drame savent bien que cette question est sans réponse. Voici pourtant qu'un père se risque à poser une main fraternelle sur des épaules encore secouées de sanglots étouffés. Un "deux-fois père" car Michel Laroche - père selon la chair de Germain dont nous allons partager la vie, la mort... et la naissance - est aussi père selon l'Esprit puisqu'il est prêtre de l'Église orthodoxe. La tension entre l'insupportable douleur humaine et l'espérance spirituelle, vécues en un même coeur, donne à ce livre magnifique une étonnante densité. La compassion n'a rien à voir avec l'homélie. Pourtant, la Parole chrétienne prend tout son sens au creux même de la détresse d'un coeur broyé. Ce paradoxe, qui nous plonge au sein du mystère, court au long de ces pages pudiques et fortes qu'il fallait avoir le courage de livrer à un lecteur qui se sentira peu à peu rejoint là où il croyait être seul, lové sur une souffrance indicible. Alors, l'agonie et la "naissance au ciel" de Germain, tout juste âgé de dix-huit ans, prennent tout leur sens et s'ouvre un chemin étrangement joyeux.

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  • L'Histoire de la République Fédérale constitue probablement le chapitre le plus extraordinaire et certainement le plus heureux du destin allemand au cours du demi-siècle écoulé. Après avoir subi la plus grande catastrophe de leur histoire, les Allemands de l'Ouest ont accédé en quelques années à une prospérité sans précédent. André Mannon et Léa Marcou racontent et analysent les conditions de ce miracle dans lequel les hommes autant que les circonstances ont joué un rôle prépondérant. Au coeur de cette impulsion donnée à la politique et à l'économie allemandes se trouve le Chancelier Adenauer. La prospérité paisible et inattendue des Allemands constitue-t-elle une simple pause entre deux actes d'une tragédie ou inaugure-t-elle une phase nouvelle longue et heureuse de la vie de ce grand peuple ? Et d'abord ce peuple a-t-il vraiment changé ? La longue analyse de la société de la République Fédérale, à laquelle procèdent les auteurs, révèle l'ambiguïté du comportement de la grande majorité des Allemands. Comment en serait-il autrement, alors que la République Fédérale, troisième puissance industrielle du monde, première de l'Europe occidentale, a moins d'existence juridique que le plus petit État d'Afrique ? L'Allemagne de l'Ouest, comme celle de l'Est d'ailleurs, n'est pas membre de l'O.N.U. Des millions de familles allemandes vivent séparées. Plus de vingt ans après la capitulation, deux gouvernements hostiles se partagent l'Allemagne, division symbolisée par le tristement célèbre Mur de Berlin. Les Allemands toléreront-ils longtemps cette situation ? Et quelle solution d'ailleurs y apporter ? Peu de peuples ont un avenir aussi imprévisible que celui-là. André Mannon et Léa Marcou tentent, en conclusion de leur livre, de voir à travers les faits et les problèmes actuels ce que sera le problématique avenir allemand. Un avenir qui concerne tous les Européens et particulièrement les Français.

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  • Après quatre ans de prison et une année de service militaire dans les bataillons disciplinaires, Alain Cuisiat retrouve le Revermont, ses parents et surtout son meilleur ami, Thierry, pour lequel il éprouve une passion si forte qu'elle l'a conduit à tuer sa soeur à coups de cravache. Thierry, qui tient de son père un certain sadisme, traite Alain, qu'il a pourtant reçu à bras ouverts, comme un domestique, un esclave. Jouant sur sa jalousie, il va jusqu'à lui infliger ses liaisons avec d'autres, garçons et filles, ses nouveaux amis. Mais au fond de son âme, Thierry est toujours le petit garçon qui regrette la férule de son père disparu. En psychologue averti, l'auteur nous montre comment Alain saura retourner la situation et créer ainsi, entre Thierry et lui, les sentiments stables auxquels il n'a cessé d'aspirer.

  • Roman historique - puisqu'il ressuscite avec un souci de vérité constant un grand siècle de notre histoire, le quinzième - Le Temple sous la mer est aussi une oeuvre d'imagination où s'enchevêtrent le merveilleux et le quotidien, l'érotique et le religieux, l'espérance et la désillusion, les fantasmes du rêve et la sèche loi du monde. Jean de Rys, qui fut aussi le héros des Héritiers de l'Enfer, est entraîné contre son gré dans une mystérieuse aventure aux multiples rebondissements. Capitaine de Charles VII, prisonnier des Anglais, il devient chef de l'insurrection irlandaise aux côtés de la jolie Mary Fitzgerald et découvre sous la presqu'île de Mad'hera la cité secrète où sont rassemblées les fantastiques archives des Frères Justiciers... Aux côtés de Jean de Rys, Herna la femme pervertie, Quatrepieds l'ancien brigand racheté à qui le héros a vendu son âme, Olivier Marie, inséparable ami de Jean, poète grisé au contact des grands seigneurs, forment avec d'autres personnages la trame humaine, riche et profondément originale, de ce roman qui évoque avec éclat un Moyen Age à la fois historique et fabuleux. Le Temple sous la mer est le deuxième volet de la trilogie romanesque de Michel Hérubel, commencée avec Les Héritiers de l'Enfer ; et qui trouvera sa conclusion dans Les Volcans de la nuit.

  • Commencé dans le hall d'Orly pour trouver son épanouissement en Yougoslavie, dans les ruines d'une ville saccagée, De cendre et de lave est un authentique, un grand roman d'amour des temps modernes. Pas seulement d'amour. Quel itinéraire mystérieux a conduit une vingtaine de personnages que tout séparait à trouver ensemble, l'espace d'un battement de cils du destin, leur vérité : pour les uns le courage, pour d'autres la mort, pour les plus heureux la brûlure d'une passion qui transforme en laves les cendres d'une vie jusque-là sans grandeur ? Passionnant, et même envoûtant (« On ne peut plus s'en détacher quand on l'a commencé », ont dit les femmes qui ont participé à un test de lecture), De cendre et de lave est le premier d'une série qui transporte l'aventure aux quatre coins du monde d'aujourd'hui avec la rigueur du reportage et le charme retrouvé du roman romanesque.

  • Debout près de la fenêtre l'enfant regarde. Que voit-il ? La rue qui grouille en bas, dans la pièce sa mère qui vaque à d'humbles travaux domestiques, les images coloriées qui ornent les murs. Un autre « point de vue », faisant écho à cet univers de l'enfance où la réalité d'une image vaut bien celle d'un quotidien qui finit parfois par lui ressembler... Une vieille complainte, la reproduction d'un tableau connu, une cheminée de brique y ont même statut et commune identité dans un ordre que la narration s'efforce ici de reconnaître. Mais la réalité du monde, même déconstruit, impose sa présence et parle à son tour. « L'enfant regardait cela, cela regardait l'enfant », note Hugo dans Choses vues. Et l'ordre est toujours en question, change sans cesse de camp, court après une légitimité qu'un point de vue unique ne saurait assurer. L'auteur a pris plaisir à jouer avec de très vieilles images intérieures auxquelles sont venues s'ajouter celles, acquises - tableaux de maître qui hantent un regard neuf -, qui composent pour chacun d'entre nous un petit musée personnel.

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