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  • La vie est douce à Kamakura. Amis et clients se pressent dans la petite papeterie où Hatoko exerce ses talents d'écrivain public. Tendres, drôles ou tragiques, les destins se croisent sous son pinceau.
    Hatoko s'est mariée et découvre, en compagnie de Mitsurô et de sa petite fille, les joies d'être mère au sein de leur famille recomposée : elle enseigne à l'enfant l'art de la calligraphie comme le faisait sa grand-mère et partage avec elle ses recettes des boulettes à l'armoise ou du thé vert fait maison.
    Mais si Hatoko excelle dans l'art difficile d'écrire pour les autres, le moment viendra pour elle d'écrire ce qui brille au fond de son coeur.
    Après La Papeterie Tsubaki se dévoile une fois de plus tout le talent d'Ogawa Ito pour nous révéler les sources invisibles du bonheur.

    Ogawa Ito est née en 1973. Elle chante, écrit des livres pour enfants, des articles pour des magazines de cuisine et de voyage. Son premier roman, Le Restaurant de l'Amour retrouvé, a été adapté au cinéma au Japon et est devenu un best-seller mondial. Il a reçu en France le prix Eugénie Brazier.

    A découvrir également aux Editions Picquier : Le Restaurant de l'Amour retrouvé, Le Ruban, Le Jardin Arc-en-Ciel, La Papeterie Tsubaki.

  • Dans la banlieue de Tokyo, trois femmes tiennent une petite boutique de plats à emporter. La cuisine y est familiale ; et bien que joyeuses et sympathiques, elles n'ont, pour les clients qui poussent la porte, rien d'extraordinaire. Ce sont des femmes qui prennent de l'âge, des femmes invisibles.
    Mais lorsqu'elles cuisinent, on comprend que se joue quelque chose de profond et d'intime. La cuisine devient le lieu de la réconciliation. Avec le passé d'abord mais surtout avec soi. Car contrairement au discours en vigueur, on ne finit jamais d'être femme. Peu importe notre âge.

    Les choses cachées derrière les choses, les drames ordinaires, les sentiments : voilà les thèmes qu'Areno Inoue explore inlassablement. Mais creusés de façon si profonde, si juste qu'ils en deviennement universels.

    INOUE Areno est née le 2 février 1961 à Tokyo. Elle naît dans une famille passionnée de littérature : son père était un écrivain reconnu, elle deviendra elle-même éditrice avant de se consacrer entièrement à l'écriture au début des années 1990.
    Elle est lauréate d'un très grand nombre de prix littéraires (prix Naoki, prix Bungei, prix Sakunosuke, prix Simase etc) et l'autrice d'une quarantaine de livres dont bon nombre ont été adaptés au cinéma et à la télévision.

  • C'est le goût inoubliable de l'enfance que nous livre ici Sheng Keyi, une brassée de parfums et de saveurs venus du plus loin de son enfance dans la campagne du Hunan. L'odeur des eaux dormantes où, se faisant une petite barque d'une bassine en fer, elle va cueillir les fleurs de lotus et les châtaignes d'eau. L'arôme discret des fleurs du jujubier sous lequel elle faisait ses devoirs, celui du riz cuit dans la paille et des beignets d'armoise et de citrouille cuisinés avec les légumes du potager maternel.
    C'est un pays d'étangs et de rizières, où l'on mange à peine à sa faim, où l'on ne possède rien. La petite fille rêve de déployer ses ailes et de découvrir le monde au-delà de la rivière. Et elle y réussira, qui sait, mais entre-temps tout ce qui faisait la joie de son enfance aura été détruit. A la liberté de la petite sauvageonne d'alors répond la rare liberté de ton de la romancière d'aujourd'hui. Sheng Keyi dénonce ardemment les ravages de la modernisation des campagnes chinoises et fait renaître l'éclat des vies humbles qui ont disparu."

    Sheng Keyi naît en 1973 dans un village très pauvre du Hunan où la littérature est un rêve inaccessible. A vingt et un ans, elle part comme tant d'autres enfants de payans tenter sa chance en ville, à Shenzen. Elle décrira la lutte des femmes migrantes pour trouver un emploi dans un premier roman qui lui assure un succès immédiat. Sheng Keyi vit aujourd'hui à Pékin et ses livres traitent de la condition des femmes en Chine avec une rare liberté de ton.
    Déjà paru : Un paradis.

  • On passe lentement un col et au bout de la route, dans la forêt, c'est là. La maison de la grand-mère de Mai, une vieille dame d'origine anglaise menant une vie solide et calme au milieu des érables et des bambous. Mai qui ne veut plus retourner en classe, oppressée par l'angoisse, a été envoyée auprès d'elle pour se reposer. Cette grand-mère un peu sorcière va lui transmettre les secrets des plantes qui guérissent et les gestes bien ordonnés qui permettent de conjurer les émotions qui nous étreignent. Cueillir des fraises des bois et en faire une confiture d'un rouge cramoisi, presque noir. Prendre soin des plantes du potager et aussi des fleurs sauvages simplement parce que leur existence resplendit. Ecouter sa voix intérieure.Ce n'est pas le paradis, même si la lumière y est si limpide, car la mort habite la vie et, en nous, se débattent les ombres de la colère, du dégoût, de la tristesse. Mais auprès de sa grand-mère, Mai apprendra à faire confiance aux forces de la vie, et aussi aux petits miracles tout simples qui nous guident vers la lumière.Ce livre qui prend sa source dans les souvenirs d'enfance de l'écrivaine coule en nous comme une eau claire."

    Nashiki Kaho, née en 1959 à Kagoshima sur l'île de Kyûshû, écrit pour les adultes, mais également pour la jeunesse. En 1994, alors qu'elle travaille pour le célèbre psychologue japonais Hayao Kawai, elle lui donne à lire un texte qu'elle s'essaie à écrire depuis deux ans. Il est tellement enthousiaste qu'il l'envoie à un éditeur. Ce premier livre, L'Eté de la sorcière, aura un magifique succès et sera couronné de trois prix, avant d'être adapté au cinéma en 2008.

  • Le Japon est la planète habitée la plus proche de la Terre : pas facile, de prime abord, d'en saisir les codes, d'explorer ses facettes cachées, d'identifier ses tabous et ses obsessions. Des réalisateurs et écrivains nous ouvrent pourtant la voie pour comprendre ce monde si proche et si lointain, pour peu que nous soyons attentifs à ce qu'ils disent entre les lignes ou en pleine lumière. Il est question ici d'un archipel de livres et de films reliés par des passerelles qui permettent de circuler d'un point à l'autre, des premiers pas du roman moderne à l'Age d'or du cinéma. Au terme d'une déambulation en compagnie de Natsume Sôseki, Junichirô Tanizaki ou Ryû Murakami, d'Akira Kurosawa, Mikio Naruse ou Hirokazu Kore-eda, se dessine un portrait du Japon d'hier et d'aujourd'hui.Chaque chapitre est une fenêtre ouverte sur un aspect de la société nipponne, par laquelle je jette un regard d'écrivain."

    Né en 1963, à Limoges, Eric Faye est l'auteur de romans, récits de voyages, récits et nouvelles. En 2010, il reçoit Le Grand Prix du roman de l'Académie française pour Nagasaki, traduit dans une vingtaine de langues. En 2012, il est lauréat de la Villa Kujoyama à Kyôto, une expérience transcrite dans un journal, Malgré Fukushima.

  • Au quatrième mois de l'année 1819, le poète Issa, natte en paille sur le dos et sac de moine mendiant accroché autour du cou, quitte son ermitage de montagne et part en voyage de temple en temple. Nous suivons avec lui un chemin de poésie à travers les paysages du Japon, les rencontres avec les amis et inconnus de passage, les histoires étranges qu'on lui rapporte...
    Cette année-là voit aussi sa petite fille de deux ans, ce rayon de soleil épanoui dans le rire, mourir subitement de la variole. Il m'est difficile de ne pas songer à ce lien d'amour, dévoile Issa. Sur ce monde inconstant où les tristesses sont aussi nombreuses que les noeuds du bambou, le poète garde un regard confiant et émerveillé. Un regard de printemps."

    Kobayashi Issa (1763 - 1827) est un poète majeur de la fin de l'époque d'Edo. Né dans une famille de fermiers, il souffre du remariage de son père et quitte à 14 ans la maison familiale pour Edo. Il y suit l'enseignement d'un poète de l'école Katsushika.
    Il vit de la poésie dans une extrême pauvreté. En 1813, il se marie. Ses enfants et sa femme mourront peu après. Deux remariages n'apportent guère plus de bonheur. Sa maison brûle. A moitié paralysé, vivant dans une remise, il meurt à 65 ans.

  • Pékin 2050 : les téléphones, les ordinateurs, Internet ont été remplacés par une nouvelle technologie qui permet aux humains de se connecter directement dans une « Communauté de Conscience » grâce à une puce implantée dans le cerveau. A la tête de ce bouleversement des rapports humains, une entreprise : Empire & Culture, et un homme, qu'on appelle l'Empereur.Ce matin-là, une information de niveau rouge tourne en boucle dans le flux des nouvelles : l'écrivain Yuwen Wanghu, tout juste nommé prix Nobel de littérature, s'est suicidé. Intrigué par les mystères entourant cette mort, son ami Li Pulei se lance dans une enquête.Mais quel rôle Pulei joue-t-il vraiment dans cette vaste entreprise de manipulation des individus ? Peut-être pas celui qu'il croit.Ce captivant roman d'anticipation s'empare d'un sujet très actuel, le cybercontrôle exercé en Chine, et pousse à leurs conséquences ultimes les dérives possibles d'un système de communication numérique globale."

    Né en 1978 à Jiangyou, petite ville du Sichuan, Li Hongwei part à dix-neuf ans à Pékin pour étudier à l'Université du Peuple de Chine. Après avoir obtenu son diplôme en 2004, il trouve du travail comme éditeur.Parallèlement, il se lance dans l'écriture ; son premier roman, Eclipse parallèle, est publié en 2013. Cinq autres romans suivront, puis Pékin 2050, paru en 2017. Il a été nommé l'un des dix meilleurs romans de l'année par Asia Weekly et a remporté le prix du roman Wu Chengen.

  • Quartier chic et moderne de Séoul, Gangnam est le lieu où se côtoient l'univers de la mode et celui des nouvelles technologies. Le jour, des hommes d'affaires se pressent le long des avenues bordées de gratte-ciels étincelants. La nuit, dans l'ambiance feutrée des clubs privés et des hôtels chics, se révèle une face infiniment plus sombre : un Gangnam souterrain où l'élite économique du pays s'adonne à la drogue, au jeu et aux sévices sexuels, assurée d'une complète impunité.Dans ce monde où l'argent est roi, vont se croiser un inspecteur véreux accro au jeu et un brillant avocat exerçant, au sein d'un grand cabinet, la fonction de « planificateur » qui consiste, moyennant une colossale somme d'argent, à éviter aux clients des clubs VIP les conséquences de leurs actes.A la fois thriller et roman social, Made in Gangnam est inspiré de faits réels. L'écrivain Ju Won-kyu, qui est aussi pasteur et travaille auprès d'adolescents vulnérables, a infiltré l'un de ces clubs huppés comme chauffeur-livreur et découvert l'horreur des traitements réservés aux jeunes call-girls qui y travaillent. Son livre révèle, sous le vernis lisse du luxe, un monde d'une inhumanité et d'une violence inimaginables, corrompu par le pouvoir et l'argent."

    Ju Won-kyu est né à Séoul en 1975. Pasteur engagé, il commence sa carrière d'écrivain en 2009 et publie de nombreux romans, essais et scénarios pour la télévision.Made in Gangnam est en cours d'adaptation au cinéma.

  • Elles ont 7 ou 9 ans à New York. Elles s'appellent Christina, Lucy, Frangie ou Annie... Elles partagent des lits à punaises et des parents chinois qui luttent chaque jour pour les nourrir, leur payer l'école et les faire grandir dans le rêve américain.
    C'est leurs voix qui nous parlent, spontanées, crues, bouleversantes, elles racontent une enfance dans les marges, le racisme et la violence quotidienne, et l'amour immense des parents qui les protège et les étouffe.
    C'est ainsi qu'elles apprennent à sortir de l'enfance avec une audace et une soif de vivre qui éclatent à chaque page.Des gamines inoubliables qui font valser les clichés de la littérature d'immigration, dans ce premier roman d'une énergie folle qui laisse le lecteur étourdi.« Laissez tomber tout ce que vous êtes en train de lire, il n'y a qu'un seul livre, et c'est celui-ci. » The Times

    Jenny Zhang est née à Shanghai en 1983 et a grandi à New York où elle a rejoint ses parents à l'âge de quatre ans. Elle est diplômée de Stanford et a publié deux livres de poèmes et un recueil d'essais.
    Apre Coeur est son premier roman.


    Web site : Jennybagel.com
    Instagram : @Jennybagel

  • Le corps d'un homme, la gorge tranchée au bas de son immeuble jette le lieutenant Ma et son adjoint Zhou dans une enquête au cours de laquelle ils vont remuer le ciel et la terre de Pékin menacé d'attentats par des séparatistes Ouighours.
    Treize jours dans une voiture pie à ne connaître que des nuits blanches et des bols de nouille, treize jours à sillonner les rues et les quartiers les plus louches de la Capitale, dans le Pékin des bas-fonds, des junkies punk et des prostituées.
    La corruption liant l'urbanisme de la capitale chinoise au milieu de la drogue et de la pègre les amène, lui, le lieutenant désabusé par un mariage raté et son coéquipier borderline à relier plusieurs meurtres identiques et tenter de remonter la piste des égorgeurs pékinois.

    Mi Jianxiu est un écrivain né en 1961. Trois de ses romans policiers ont été publiés aux éditions de L'Aube.

  • Alors âgée de 26 ans, Shiori Ito est journaliste. Un soir, elle rejoint Noriyuki Yamaguchi - biographe du premier ministre Shinzo Abe - au restaurant pour un dîner d'affaires. Quelques heures plus tard, elle se réveille dans une chambre d'hôtel, en train de se faire violer. Commence alors un véritable parcours du combattant. Son obstination finit pourtant par payer, et la justice inculpe le violeur. Mais un coup de théâtre vient tout remettre en cause : l'arrestation est annulée après un appel téléphonique du chef de la brigade criminelle, proche du premier ministre. La justice prononce finalement un non-lieu. #MeToo est devenu #WeToo dans un Japon où la prise de parole individuelle, à visage découvert, est synonyme pour les femmes de véritable suicide social.

    Shiori Ito est journaliste et réalisatrice de documentaires. "La Boîte Noire", son livre témoignage dénonçant les violences sexuelles au Japon en enquêtant sur son propre viol, reçoit en 2018 le Best Journalism Award. La presse internationale lui a consacré de nombreux articles et interviews, en particulier le documentaire de la BBC "Japan Secret Shame" diffusé au printemps 2018. Shiori Ito sera présente en France pour la promotion de "La Boîte Noire" la semaine du 13 au 17 mai 2019.

  • Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, une part plus secrète et à la fois plus familière de son oeuvre nous est encore inconnue, Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie : moments de grâce, libérés de l'étouffante pression de la vie réelle, où l'esprit fait halte au seuil d'un poème, dans une intense plénitude.

    « Affranchis de la question de leur qualité littéraire, ils ont à mes yeux une valeur inestimable, puisqu'ils sont pour moi le souvenir de la paix dans coeur... Simplement, je serais heureux si les sentiments qui m'habitaient alors et me faisaient vivre résonnaient, avec le moins de décalage possible, dans le coeur du lecteur. » Ce livre propose un choix de 135 haïkus, illustrés de peintures et calligraphies de l'auteur, précédés d'une préface par l'éditeur de ses OEuvres complètes au Japon.

  • Lire les Chroniques de l'étrange, c'est écouter une voix unique en son genre - celle d'un brillant lettré du xviie?siècle qui consacra toute son existence à recueillir les faits extraordinaires parvenus à sa connaissance. Cinq cent trois histoires d'une diversité étourdissante, qui témoignent des prodiges de la nature et des désordres de la société humaine. Spectres, dragons sans yeux, renardes espiègles, fonctionnaires véreux, dévoreurs de serpents, noces lunaires ou pluies de sapèques... Il faut plonger et se perdre dans cet univers incroyable et flamboyant pour découvrir en profondeur la civilisation chinoise, et pour s'adonner aux plaisirs du rêve et de la transgression."

    Pu Songling nait en 1640, dans le Shandong, au moment de l'instauration de la dynastie des Qing. Reçu premier à toutes les épreuves pour être bachelier, il échoue cependant à l'examen de licencié, à l'échelon de la province, et il en conçoit une profonde amertume.C'est un écrivain prolixe, dont l'oeuvre ne compte pas moins de cinq cent trois pièces qu'il rédigea, pour la plupart, dans un studio situé au fond de son jardin, appelé le Studio des Loisirs (Liao Zhai Zhi Yi). Il décède en 1715.

  • Deux spécialistes du Douanier Rousseau sont conviés par un énigmatique collectionneur dans sa demeure de Bâle pour authentifier une oeuvre du peintre.
    Commence alors un véritable jeu de piste avec pour seul point de départ un récit anonyme en sept chapitres relatant les dernières années de la vie de l'artiste.
    Coupés du monde et partageant leur amour pour la peinture, Orie, jeune historienne de l'art japonaise, et Tom, assistant-conservateur au MoMA de New York, découvrent le mystère stupéfiant de la genèse d'un tableau célèbre - et les perturbantes zones d'ombre du monde de l'art.
    En connaisseuse passionnée de la peinture de Rousseau, l'auteur compose une enquête-puzzle autour de la figure émouvante d'un artiste totalement dévoué au rêve et à la vision qui l'habitent. Un roman qui ne s'adresse pas uniquement aux amateurs de peinture mais tout simplement aux amateurs de beauté, et de mystère.

    Historienne de l'art, conservatrice et romancière, Harada Maha est née en 1962 à Tôkyô.
    Son premier roman, Dans l'attente de bonnes nouvelles, s'est vu décerner le Japan Love Story Award, vendu à plus de 370 000 exemplaires, il est aussi adapté au cinéma. Elle reçoit en 2012 et le 25ème prix Yamamoto Shugorô pour La Toile du Paradis.

  • Lire les Chroniques de l'étrange, c'est écouter une voix unique en son genre - celle d'un brillant lettré du xviie?siècle qui consacra toute son existence à recueillir les faits extraordinaires parvenus à sa connaissance. Cinq cent trois histoires d'une diversité étourdissante, qui témoignent des prodiges de la nature et des désordres de la société humaine. Spectres, dragons sans yeux, renardes espiègles, fonctionnaires véreux, dévoreurs de serpents, noces lunaires ou pluies de sapèques... Il faut plonger et se perdre dans cet univers incroyable et flamboyant pour découvrir en profondeur la civilisation chinoise, et pour s'adonner aux plaisirs du rêve et de la transgression."

    Pu Songling nait en 1640, dans le Shandong, au moment de l'instauration de la dynastie des Qing. Reçu premier à toutes les épreuves pour être bachelier, il échoue cependant à l'examen de licencié, à l'échelon de la province, et il en conçoit une profonde amertume.C'est un écrivain prolixe, dont l'oeuvre ne compte pas moins de cinq cent trois pièces qu'il rédigea, pour la plupart, dans un studio situé au fond de son jardin, appelé le Studio des Loisirs (Liao Zhai Zhi Yi). Il décède en 1715.

  • En 1996, Hwang Sok-yong est incarcere pour s'etre rendu en Coree du Nord. Il va y passer cinq annees et c'est du fond de sa cellule qu'il revit les engagements d'un homme profondement implique dans son epoque. L'enfance a Pyongyang, la fuite vers le Sud sur le dos de sa mere, la guerre du Vietnam, l'ecriture, la lutte contre Park Chung-hee, les massacres du soulevement du Gwangju. En 1989, il se rend illegalement en Coree du Nord. De retour d'exil, il est immediatement jete en prison. Une vie prise dans toute l'epaisseur du reel ou se cotoient politiciens et ecrivains celebres, syndicalistes et ouvriers, paysans luttant pour leur survie, membres de sa famille et compagnons de cellule.

    Né en 1943 en Mandchourie, où sa famille avait fui l'occupation japonaise, Hwang Sok-yong arrive en Corée en 1945, d'abord au Nord, puis au Sud. Il combat les régimes autoritaires qui se succèdent jusqu'à la fin des années 1990, est emprisonné pour ses idées et milite pour la réconciliation des deux Corées. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, témoigne de ses combats pour la liberté. Aux Editions Picquier ont paru Princesse Bari et Toutes les choses de notre vie.

  • Les nouvelles de ce recueil furent rédigées pendant l'ère Taishô, soit au début du XXe siècle, lorsque le Japon, après avoir vécu plus de deux siècles et demi replié sur lui-même, s'ouvrait au reste du monde. Soudain la réalité se trouva ébranlée de courants antagonistes, d'ambitions et d'agitation sociale, de nostalgie et de rêves. C'est un moment clé où les écrivains voient s'ouvrir à eux de nouvelles possibilités de création. La confession domine, la vie devient art et se raconte avec franchise, et bientôt, dans cette période pleine d'effervescence, s'inventent les maîtres précurseurs de la littérature japonaise moderne.

    Les écrivains de cette anthologie ont inventé la littérature moderne japonaise : Izumi Kyôka Nagai Kafû Edogawa Ranpo Tokuda Shûsei Yokomitsu Riichi Hayama Yoshiki Akutagawa Ryûnosuke Mori Ôga Tayama Katai Kajii Motojirô Tanizaki Jun.ichirô

  • Un haïku ? un court poème japonais de seulement 17 syllabes. Un poème des choses banales de la vie quotidienne, des bonheurs minuscules et des tracas sans lendemain, de la trivialité parfois, mais toutes choses le plus souvent écrites avec humour.Ce petit manuel est « une boîte à outils » littéraire pour « bricoler » des haïku. La boîte est complète, c'est-à-dire que les outils qui y sont contenus rassemblent toutes les connaissances littéraires théoriques nécessaires pour devenir un haïkiste parfait ! Il n'y manquera qu'un zeste de talent, mais aussi du travail et du temps.

  • Au coeur du roman, il y a Xin, le petit garçon de cinq ans témoin de la terreur qu'inspire le tigre, de la disparition du père par une nuit de pluie diluvienne ensorcelé par une voix qui appelle à l'aide, de la mort d'une soeur. Puis Xin succombe, tombé au fond d'un puits après les inondations. Ses parents ne peuvent faire le deuil de sa mort, quand survient un autre cataclysme, l'invasion japonaise. Mais Xin renaît des années plus tard, sachant seulement qu'il porte le prénom d'un oncle dont on lui cache l'histoire. Et les malheurs continuent à s'abattre : la rébellion communiste, la mort du père écrasé par un arbre. Car si Xin est au coeur du roman, c'est parce que Xin veut dire « souffrance », comme si la souffrance et la pluie étaient les deux seules choses qui ne s'arrêtaient jamais.

    Kim Ng Chew - dont le nom chinois est Huang Ching-shu - est né le 9 novembre 1967, en Malaisie, dans une famille originaire du Fujian. Diplômé de littérature chinoise classique de l'université nationale de Taiwan, il est aujourd'hui professeur à la National Chi Nan University.
    Ecrivain, professeur et essayiste, Kim Ng Chew est lauréat de très nombreuses récompenses littéraires dont le Grand Prix du Salon du Livre de Taipei et le Prix Trépied de la Littérature tous deux décernés à La Pluie.

  • Hayakawa n'arrive plus à écrire et sombre dans l'alcoolisme depuis sa séparation avec Renko, qui vit désormais avec un autre homme et Son, le vieux chat recueilli autrefois lorsqu'elle vivait avec Hayakawa. La mort du chat approchant, Renko appelle son ancien petit ami pour la première fois depuis qu'ils se sont quittés et lui propose de venir réconforter ce chat qu'il aimait tant. S'introduisant progressivement dans la vie quotidienne du couple, Hayakawa sent bientôt le désir de redémarrer dans sa propre vie à la mesure du temps qui s'arrêtera bientôt pour le chat. Il comprend peu à peu le sens de l'amour et de la séparation : "... il faut tenter d'aimer quelqu'un. Nous qui peinons à à nous aimer nous-mêmes, nous devons au moins essayer d'aimer autrui, sans crainte."

    A 42 ans, MUKAI Kosuke a écrit de nombreux scénarios de films. "Les Chats ne rient pas " est son premier roman.

  • You Sipo, qui était arrivée au village des monts Balou en chantant un air d'opéra, est désormais silencieuse, elle a trop à faire pour élever seule ses enfants malheureusement idiots de naissance. Alors qu'elle est à la recherche d'un « gens-complet » pour marier sa troisième fille, elle apprend que seule une décoction d'os humains venant d'un proche parent serait susceptible de guérir ses enfants. You Sipo fouille la tombe de son défunt époux, le médicament est efficace, mais le squelette du père ne suffit pas. You Sipo se décide au sacrifice suprême. Une dernière fois elle se promène dans le village endormi et retrouve sa voix, arrachant à leurs rêves tous ces gens qui au fil des ans l'ont tant méprisée et lui en ont tant voulu d'avoir fait de leur village celui des « quatre idiots ».

  • Le roman de Gong Ji-young, c'est celui de sa douleur face à des faits qui se sont réellement déroulés en 2005 dans une institution pour enfants handicapés d'une petite ville de province coréenne.Un professeur nouvellement nommé dans l'école Ja-ae découvre rapidement les sévices et abus sexuels commis sur les enfants par des responsables, avec la complicité de membres de la police et des autorités locales. Ces enfants sont d'autant plus réduits au silence qu'ils sont atteints de surdité.Ce roman poignant a provoqué un séisme dans la société coréenne et un changement législatif : la loi Dogani, votée en octobre 2011, supprime le délai de prescription pour des agressions commis sur les enfants en dessous de treize ans et les femmes handicapées, et augmente les peines de prison.

    Née en 1963 à Séoul, Gong Ji-young est une romancière très populaire en Corée. Elle participe aux luttes étudiantes contre la dictature des années 80, pour défendre la démocratie et les droits des exclus de la société. Ecrivaine engagée, elle est appréciée pour ses oeuvres qui traitent de la condition des femmes et des travailleurs, des maltraitances dont sont victimes les handicapés, de la répression sexuelle...Du même auteur : Nos jours heureux, L'Echelle de Jacob, Ma très chère grande soeur

  • Dans un petit village des monts Funiu, Li Niannian, un adolescent un peu stupide et grand lecteur des romans de son voisin Yan Lianke, supplie les esprits de lui venir en aide : en plein été, les hommes ont en effet sombré dans une épidémie de somnambulisme. C'est un cauchemar que raconte Li Niannian, une nuit carnavalesque oubliée du temps. - les veilles se succèdent mais le jour se refuse à poindre -, une nuit durant laquelle les hommes transgressent tout : la morale, le bon sens, les codes, l'histoire. Le somnambulisme collectif débride les désirs et les obsessions enfouis. C'est une nuit de chaos. Si le père de Li Niannian lutte courageusement pour le salut de son village, c'est qu'il se sent redevable, coupable d'avoir autrefois dénoncé des inhumations clandestines alors que la crémation est de rigueur. Quant au directeur du crématorium, oncle de Lia Niannian, il en profite pour recueillir l'huile des cadavres à des fins lucratives....

    Faut-il voir ce monde insensé comme une allégorie de la réalité ? Un monde plongé dans une obscurité telle que l'humanité en perd ses repères fondamentaux et que l'unique forme de parole possible semble désormais l'imploration ? Couronné en 2016 par le prix Hongloumeng, ce roman a été annoncé par Yan Lianke comme un tournant dans son oeuvre, une nouvelle forme d'écriture libérée de la narration historique.

    Né en 1958 dans une famille de paysans illettrés du Henan, Yan Lianke a d'abord été écrivain officiel de l'armée, avant de composer des oeuvres puissantes et empreintes de liberté, souvent mises à l'index par la censure. « Je ne veux me rendre ni au pouvoir politique ni au marché. Je préfère garder ma dignité, même si cela signifie mourir de faim. J'ai cette conviction dans le sang. » Yan Lianke a reçu en 2014 le prix Franz Kafka pour l'ensemble de son oeuvre.

  • L'humour, la malice et la satire sont au coeur de ces poèmes populaires érotiques composés à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle au Japon, pour fixer dans l'instant, à la façon d'un Boccace ou d'un La Fontaine, un travers, un mouvement d'humeur ou un jeu de mots. La source principale d'observation est la vie sexuelle de tous les jours, celle des moines, de la vie conjugale, des courtisanes, des veuves ou des domestiques, sans oublier les espiègles pratiques des dames du palais. Dans l'ombre des monastères, des maisons de thé, des palais ou de l'alcôve familiale, hommes et femmes se donnent en spectacle pour le divertissement de nos poètes indiscrets et notre plus grand plaisir. Puisse le lecteur parcourir ces poèmes illustrés dans le même esprit.

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