Sciences humaines & sociales

  • Bien qu'âgé de 55 ans en 1914, l'officier A. Dreyfus est mobilisé durant toute la Grande Guerre. Si son dossier militaire permet de connaître tous ses états de service, son itinéraire est ici reconstitué grâce à des archives familiales, son carnet de guerre et des lettres, où il exprime ses émotions et ses craintes. Ils constituent le témoignage d'un acteur direct du conflit.

  • C'est aujourd'hui que la grave question des deux Chambres, posée par la Constitution, va être résolue. Deux chambres sont-elles utiles ? Une seule chambre est-elle préférable ? En d'autres termes, faut-il un Sénat ? [...] Messieurs, j'y insiste. Il dépend aujourd'hui du Sénat de pacifier la France ou de troubler le monde. La France est aujourd'hui désarmée en face de toute la coalition du passé. Le Sénat est son bouclier [...] Sénateurs, prouvez que vous êtes nécessaires.
    Le Sénat, en votant la dissolution compromet la tranquillité publique et prouve qu'il est dangereux. Le Sénat, en rejetant la dissolution, rassure la patrie et prouve qu'il est nécessaire [...] Non, le passé ne prévaudra pas. Eût-il la force, nous avons la justice, et la justice est plus forte que la force. Nous sommes la philosophie et la liberté.
    Victor Hugo au Sénat, le 21 juin 1877
    Victor Hugo a été pair de France de 1845 à 1848. Il a été sénateur de Paris de 1876 à 1885. À la Chambre des pairs comme au Sénat, il a été le chantre du progrès et de la liberté. Son action et les discours qu'il y a faits sont parfois oubliés. L'objet de ce livre est de les mettre en pleine lumière.
    Ancien élève de l'École Normale de Saint-Cloud, Jean-Pierre Sueur a été maître de conférences à l'Université d'Orléans. Il a été député du Loiret, maire d'Orléans, secrétaire d'État aux collectivités locales. Il est sénateur du Loiret.

  • Plus ancienne fête de France, traditionnelle et contemporaine, ancrée dans la cité d'Orléans et dans la mémoire vive de ses habitants d'hier et d'aujourd'hui, immuable mais très marquée par les circonstances politiques et sociales de son époque : depuis près de six cents ans, les Fêtes de Jeanne d'Arc mobilisent la population de l'Orléanais et concernent le pays tout entier, dès lors que l'invité du maire saisit sa présidence d'un jour pour parler à tous les Français de leur histoire et de la mémoire nationale.
    Si cette libération nous parle, bien loin des tentatives de détournement de l'héritage de l'Héroïne, c'est que les orateurs du 8 mai saisissent cette occasion, depuis 1920, pour évoquer l'actualité, les enjeux du moment, des lendemains de la Grande Guerre à la Reconstruction sur les ruines de la ville martyrisée par la Seconde Guerre mondiale. Cent ans après la venue du maréchal Foch, ces « Voix d'Orléans » rythment des fêtes que seules les guerres ont interrompues et les « malheurs des temps » reportées.
    Florilège d'une concordance des temps, les grands discours des maires d'Orléans et de leurs invités civils retracent l'histoire d'une ville, de son rapport à son passé et de son rôle dans la vie de la nation. Même exceptionnellement décalées en automne, à Orléans, les Fêtes de Jeanne d'Arc marquent toujours le sacre du printemps, la ferveur d'une renaissance urbaine et patriotique.

  • Le 30 octobre 2018, pour la première fois en France, un prêtre Pierre de Castelet et un évêque André Fort sont jugés conjointement à Orléans au tribunal correctionnel. Le premier pour des actes de pédocriminalité et le second pour avoir omis de les dénoncer. Les peines, lourdes, tombent un mois plus tard : trois ans de prison avec un an de sursis pour l'abbé et huit mois avec sursis pour l'ancien évêque d'Orléans. Un procès qui entache durablement l'image de l'Eglise en révélant un silence « assourdissant » de plusieurs décennies.
    L'année 2019 sera dense avec en février, à Lyon, le très médiatisé procès Barbarin et début 2020 celui de l'ex-prêtre Bernard Preynat. Des procès qui ont eu le mérite de mettre fin au silence pesant de l'Église qui étouffe ces affaires depuis de trop longues années.
    La journaliste Sophie Deschamps s'est longuement penchée sur ces procès hautement symboliques et riches d'enseignements tout en donnant la parole aux victimes à qui elle dédie ce livre.
    Elle s'interroge également sur la question qui prime aujourd'hui à savoir : comment éviter à l'avenir de tels dérapages de la part d'hommes d'Église ? Mais l'Église n'est pas la seule à devoir apporter des réponses à ce fait de société qui en vérité nous concerne tous.

  • Témoignage dans lequel Yves Bodard, travailleur social, rend hommage aux personnes défavorisées afin qu'elles prennent la parole et expriment un cri de douleur, de protestation et d'indignation.

  • Espace géographique et culturel, berceau de traditions spécifiques, foyer de vie de peuples au savoir-faire incontestable, la Loire serait-elle aussi le lieu du développement de jeux spécifiques, constituant un patrimoine unique ? S'interrogeant à propos de trois pratiques ludiques dont la vigueur passée ou présente est attestée sur le fleuve, l'auteur nous entraîne à la découverte du jeu de cartes de l'Aluette, de la Boule de Fort et des Joutes nautiques. Si des traditions de pratique de ces activités sont avérées dans certaines régions du bassin de la Loire, est-il pour autant opportun de leur reconnaître le statut spécifique de "Jeux de la Loire" ?
    Cet ouvrage plonge le lecteur dans un historique des distractions des Ligériens, afin de comprendre comment s'est construite leur identité culturelle à travers l'apport des peuples qui se sont rencontrés sur ce fleuve exceptionnel.

  • Postface d'Antoine Prost.
    René-Louis Brunet était chaudronnier. Originaire de La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), il habitait Orléans en 1914.
    Emile Buat était ouvrier agricole et vivait à Arzillières (Marne), près de Vitry-le-François.
    Les deux hommes sont mobilisés dans un bataillon de chasseurs à pied (BCP), une unité d'élite, et subissent les conditions effroyables de la vie des Poilus de la Grande Guerre.
    Au printemps 1917, après l'échec de l'offensive Nivelle au Chemin des Dames, les mutineries éclatent. Lors de réunions de soldats, Brunet et Buat incitent leurs camarades à désobéir aux ordres et à refuser de combattre. Dénoncés, ils sont traduits en conseil de guerre, condamnés à mort par une justice expéditive et exécutés le 10 juin 1917 : les deux premiers « fusillés pour l'exemple » des mutineries.
    Après avoir relaté l'itinéraire de ces deux valeureux combattants, ce livre analyse en profondeur le déroulement du conseil de guerre, dans le contexte de la répression des mutineries de 1917 par le général Pétain, nouveau commandant en chef des armées. Il aborde également les problématiques du débat actuel sur la réhabilitation des « fusillés pour l'exemple » de 14-18.
    Docteur en histoire contemporaine et spécialiste de la Troisième République. Georges Joumas a consacré plusieurs ouvrages et articles au capitaine Dreyfus et à son Affaire. Il est également l'auteur de La tragédie des lycéens parisiens résistants en Sologne.

  • « Adieu la vie, adieu l´amour Adieu toutes les femmes C´est pas fini, c´est pour toujours De cette guerre infâme...
    C´est à Craonne sur le plateau Qu´on doit laisser sa peau !» La Chanson de Craonne est aujourd´hui la plus connue et la plus enregistrée des chansons nées de la guerre. Mais que sait-on exactement de sa genèse et de son histoire ? Une chanson qui est l´écho des mutineries de 1917 après l´échec de l´offensive sur le Chemin des Dames ?
    Une chanson recueillie sur le front par Paul Vaillant-Couturier, le futur directeur du journal L´Humanité ? Une chanson interdite en France jusqu´en 1974 à la radio et à la télévision ?
    Bref, une chanson maudite parce que pacifiste et antimilitariste ?
    Depuis des années, Guy Marival mène l´enquête sur cette chanson mythique. Pistant  la Chanson de Craonne dans les archives de la censure militaire et dans les cahiers de chansons, comparant les versions successives, il a fait plusieurs découvertes surprenantes. Dans un livre qui cherche à faire la part de l´histoire et de la légende, il remet forcément en question quelques vérités que l´on croyait définitivement établies. Il retrace surtout l´extraordinaire trajectoire d´un air à la mode en 1914, d´un succès de café-concert qui est devenu, un siècle plus tard, la chanson emblématique de la Grande Guerre.

  • L'ancien maire PCF de Saran, aujourd'hui conseiller général du Loiret, revient sur son parcours : sa naissance dans un milieu modeste, ses nombreuses années d'élu, ses fonctions syndicales et politiques. Il décrit sa vision du progrès, de ses bienfaits et de ses aspects néfastes. Pour lui, le progrès n'est pas synonyme d'une évolution matérielle mais humaine.

  • Lord Robert Stephenson Smyth Baden-Powell of Gilwell (né le 22 février 1857 à Londres et décédé le 8 janvier 1941 au Kenya) fut le fondateur du scoutisme. Mais qui se souvient aujourd'hui qu'il fut aussi un agent secret de sa Majesté britannique ? Un James Bond avant l'heure qui parcourait les confins de l'Empire sous les déguisements les plus invraisemblables pour protéger les intérêts de son pays. Peu de gens en fait, les traces de ses activités secrètes ayant disparu corps et biens dans les profondeurs des archives britanniques. Fort heureusement, au coeur de la Grande Guerre, pour mettre en garde ses compatriotes sur les dangers de l'espionnage ennemi, Baden Powell avait écrit un court manuel dans lequel il témoignait de ses activités d'agent dans les Balkans et en Méditerranée, à une époque où la France restait un ennemi potentiel qu'il fallait surveiller de près.

  • Que se passe-t-il entre le couronnement du jeune Arthur et l'épanouissement du roi trônant au coeur des romans les mieux connus ? Dans cet entre-deux des histoires, quatre continuations du Merlin en prose, très diversement intégrées dans les manuscrits des cycles arthuriens, se font concurrence. Pourquoi les prosateurs ont-ils transformé un moment de transition en romans inépuisables ? Pourquoi le Merlin en prose a-t-il suscité tant de suites ? Quels rapports entretiennent-elles avec leur environnement cyclique ? Ces suites sont-elles fidèles, infidèles, meurtrières ? L'étude croisée de ces greffes romanesques met en lumière les choix poétiques, idéologiques et esthétiques des romanciers fondateurs et de leurs héritiers : Robert, Hélie de Boron, Gautier Map ou Richard d'Irlande ont su transformer les contraintes imposées par la tradition arthurienne et y trouver des libertés inattendues.

  • Le 6 Juin 1944, les troupes anglo-américaines débarquent en Normandie. Le 10 juin, dans l´après-midi, se joue le drame le plus effroyable de l´occupation nazie en France. A Oradour-sur-Glane, 642 habitants sont brûlés vifs ou fusillés, victimes de la barbarie des SS de la division Das Reich qui remonte vers le nord. Ce même jour, à 250 km du village limousin, en Sologne, dans les fermes du By, de Cerfbois et de Grandbois, une autre tragédie se déroule, visant des lycéens et quelques étudiants.
    En route pour renforcer les maquis de Corrèze, 41 jeunes résistants parisiens, membres du réseau Thermopyles, sont fusillés par la Gestapo ; quinze autres mourront en déportation, ainsi que deux propriétaires qui les avaient hébergés ; en tout, 58 victimes.
    Quelque 70 ans après, ce livre présente et analyse les faits. Il en relate également les suites judiciaires de l´Après-guerre : les procès des agents français de la Gestapo et la recherche des responsables nazis en fuite, notamment le Kommandeur Fritz Merdsche, le Barbie orléanais.

  • L'héritage du Général peut-il encore être une source d'inspiration, plusieurs décennies après le décès de l'homme du 18 juin ? On ne peut comprendre de Gaulle sans prendre la mesure de sa solitude et de son dénuement, au moment où il refuse, un certain jour de juin 1940, la voie du désespoir et de l'abandon.... "Bref, tout limité et solitaire que je fusse, et justement parce que je l'étais, il me fallait gagner les sommets et n'en descendre jamais plus".
    De Gaulle est devenu ainsi, par le concours des événements, la référence moderne de notre Histoire. Habité par le sentiment de la grandeur de la France mais lucide, et sans concession, sur les manquements des français, guidé par la raison tout autant qu'inspiré par une foi inébranlable dans une France, "meurtrie de guerres et de révolutions" mais "redressée, de siècle en siècle, par le génie du renouveau", conscient de sa singulière destinée, mais indifférent aux honneurs, De Gaulle continue donc à nous fasciner.
    Portés par son exemple, il nous incombe aujourd'hui, comme demain, de ne jamais oublier que "la seule querelle qui vaille est celle de l'homme", c'est à dire que le refus de l'inacceptable est au centre de notre modeste mais irremplaçable condition humaine. Alain Kerhervé et Gérard Quéré apportent dans cet ouvrage un regard original et approfondi sur la vie et l'oeuvre de Charles de Gaulle en replaçant celles-ci dans une continuité historique indispensable pour comprendre notre époque, analyser nos abandons et entrevoir ce qui pourrait permettre, demain, le redressement de notre pays.

  • Dans la tourmente des guerres de Religion mettant à mal les provinces françaises au cours de la seconde moitié du XVIe siècle, Sancerre est en première ligne. En 1572, la sanglante Saint-Barthélemy amena nombre de protestants à trouver refuge sur cette colline «emmuraillée» qui, dès 1548, embrassa la Réforme et s'opposa au roi.Charles IX ordonna au gouverneur Claude de La Châtre, principal chef du parti catholique dans le Berry, de s'emparer de la ville. Les habitants, fiers et indépendants, qu'ils soient catholiques ou protestants, firent bloc sur le principe ancestral du droit d'asile.En 1573, La Châtre amassa ses troupes, canonna de 5 000 boulets les murailles et ouvrit trois brèches. Face à la supériorité du nombre, il dut, la mort dans l'âme, sonner la retraite. Non sans jurer vengeance ; il assiégea la ville, l'affama, et réduisit les habitants au cannibalisme.

  • Bon nombre de commémorations rappelant le départ des Français d´Algérie, en 1962, ont eu lieu. L´accent n´a pas, nécessairement, été mis sur les conséquences matérielles et morales de cet exode, pour ceux que, de manière générale, on allait appeler « Les Pieds Noirs ». Au lendemain de son indépendance, l´Algérie adopte des dispositions permettant la réquisition de biens dits vacants.
    Face à ces mesures, une femme, Fernande Stora, retourne, en septembre 1962, à Alger ; elle y restera neuf mois. Elle raconte sa vie quotidienne d´alors, jonchée d´histoires tendres, drôles, parfois tristes. Nous vivons avec elle les difficultés auxquelles elle est confrontée, le sentimentalisme de la terre retrouvée.
    Fernande Stora, passionnée de théâtre, termine ses classes au Conservatoire d´Alger, avec un premier prix de comédie.?Mariée, elle consacre une partie de son temps à l´écriture de poèmes.?Ceux-ci sont publiés dans divers recueils : Nuitées, Merveilleux sites, La mer, Soirs brumeux. Après L´Algérie pour mémoire, elle préparait, au moment où elle nous a quittés, un récit intitulé Au fil des jours.
    Jean-Pierre Stora découvre très jeune les opéras de Mozart et sait, à dix ans, que son domaine sera celui de la musique.?La pression paternelle fait qu´il entame en parallèle à ses études d´harmonie et de contrepoint, une licence en droit. Il mènera une double carrière : compositeur et avocat.? Fernande Stora est la mère du compositeur Jean-Pierre Stora et la tante de l'historien Benjamin Stora.
    Ouvrage illustré de photographies.

  • « À la fin du Cours Préparatoire, tous les élèves doivent être en possession de tous les outils du savoir-lire ». C'est la conviction de Pierre Muckensturm, praticien de l'école, philosophe du savoir. En quatre chapitres, il fait le point :
    - Qu'est-ce qu'apprendre ?
    - Qu'est-ce que lire ?
    - Qu'est-ce qu'apprendre à lire ?
    - Comment travailler en classe ?
    Très au fait de l'état des connaissances, il nous présente ce qu'on sait des mécanismes cognitifs. Avant d'insister sur l'essentiel : apprendre à lire c'est acquérir un savoir-faire, comme apprendre à nager, coudre, skier etc. C'est pourquoi les élèves doivent se plier à un apprentissage rigoureux, passer et repasser par des exercices et progresser pas à pas vers le but. Ce qui paye à la fin, c'est le travail régulier et méthodique que l'élève aura accompli en étant dirigé et encouragé tout au long par un guide qualifié, maître dans l'art de transmettre le savoir-lire. En bon instituteur, l'auteur termine sa dernière classe par une leçon d'espérance : tous peuvent lire et de foi : donc ils doivent savoir lire. Mais, pour que tous nos enfants accèdent à ce savoir, il faut faire le choix de l'exigence, du chemin qui les mène aussi à la liberté. C'est affaire de volonté collective et de courage...

  • Les textes réunis ici sont présentés par thème. Chaque thème propose, après une présentation des auteurs, deux textes antinomiques sur le général de Gaulle. Ces courts textes, extraits d'oeuvres littéraires ou politiques, de Paul Claudel à André Malraux, en passant par Régis Debray ou Léon Werth, incitent le lecteur à la découverte ou à la relecture d'autres ouvrages...

  • Etude consacrée à la naissance et à l'évolution du discours littéraire sur le dandysme. Les caractéristiques de ce courant sont analysées, les textes resitués dans leur contexte social et idéologique.
    Culte de soi-même » selon Baudelaire, « culte de la différence dans le siècle de l'uniforme » selon Kempf, le dandysme apparaît dans les mondanités parisiennes dès 1815. Jeunes messieurs dépensiers et provocateurs, affichant des tenues coûteuses et excentriques, les dandys recherchent la distinction dans l'esthétisation du quotidien.
    Les artistes et les écrivains vont suivre. Ce sera le dandysme littéraire. Pour Balzac, Sue, Musset et jusqu'à Proust, l'originalité du costume va de pair avec l'exaltation du rôle de l'artiste. S'élevant contre ce qui opprime l'individu, les écrivains dandys protestent contre la mentalité matérialiste de leur temps.
    Analysant le discours littéraire sur le dandysme produit au long du XIXe siècle, Karin Becker retrace le phénomène et ses évolutions jusqu'à la « Belle Époque », et éclaire une posture qui a tenté - et tente encore - nombre d'écrivains.

  • "Michel Rousse n'oublie jamais que si le texte est, s'agissant du théâtre, la source d'information la plus riche sur un art dont nous ignorons l'essentiel, il est la résultante de multiples facteurs : un auteur, mais tout autant des acteurs, un dispositif scénique, un public dont les habitudes et les traditions commandent par avance le tracé de l'oeuvre. Ainsi Michel Rousse a-t-il réussi à retracer la genèse de la farce et à présenter un panorama complet du genre pendant sa période d'expansion : public, composition du spectacle, mise en scène, jeu, acteurs, troupes, répertoires... Ce qui suppose des qualités et des connaissances d'historien, de folkloriste, de critique littéraire, de philologue, et d'homme de théâtre, qu'il met au service d'une scrupuleuse honnêteté scientifique." J. Dufournet

  • Signe de l'intérêt croissant pour la lyrique des troubadours, cette anthologie lui est tout entière consacrée. Les poètes d'oc méritent en effet d'être plus largement connus ; ne serait-ce que pour l'élan initial qu'ils ont donné à la poésie européenne en langue vulgaire et pour la nouvelle conception de l'amour propagée par leurs chants.Cette beauté ne doit pas être réservée aux savants. C'est pourquoi Paul Fabre a veillé ici à éclairer les mots et le contexte. Ainsi, huit cents ans après, le lecteur entendra mieux cette parole et sera saisi par son pouvoir d'évocation. 143 poèmes en langue d'oc, avec traduction française en regard. 96 poètes cités.

  • Histoire de la naissance et des débuts du journal Le Courrier picard à Amiens.

  • Ose !

    Yves Bodard

    Aujourd'hui, Yves Bodard nous offre ce petit livre comme un cri du coeur et nous invite à travers quelques anecdotes à aller à la rencontre des Sans voix, des laissés pour compte à l'occasion des prochaines élections municipales à Orléans. Modeste porte-voix, surtout pas porte-parole, il ose dans une seconde partie nous faire partager ses propositions afin qu´Orléans redevienne un lieu d'expérimentation du social, de l'humain, de la citoyenneté et du vivre ensemble. Alex Vagner, personnage incontournable du paysage orléanais se risque à lui signer la préface. Yves Bodard mérite "la Légion donneur", écrit-il en substance.

  • Chronique universelle d'histoire ancienne datant du XIIIe siècle.
    Les sections ASSYRIE, THÈBES, LE MINOTAURE, LES AMAZONES ET HERCULE font parie de l'Histoire ancienne jusqu'à César, première histoire ancienne connue qui soit rédigée en prose vernaculaire française. Cette histoire ancienne est une chronique universelle qui a été très populaire au Moyen Âge : dans sa première rédaction seule, qui fait l'objet de l'édition actuelle, 61 manuscrits nous sont parvenus. L'ouvrage a été rédigé dans le nord de la France, vers 1212-1214, et a probablement été écrit sur commande. Le texte présente de multiples traces d'oralité, qui permettent de supposer une récitation devant un auditoire. L'auteur en est anonyme, mais des recherches récentes plaident en faveur de l'attribution de l'ouvrage à Wauchier de Denain.
    Le texte a servi, à l'intérieur d'une société qui traversait une période de crise politique et sociale, à mettre en garde l'homme contre les dangers de la vie mondaine, mais il a eu en même temps l'intention d'instruire et d'amuser un public qui adorait écouter le récit d'exploits chevaleresques faits dans un monde passé dont on aimait se sentir rapproché et auquel on se croyait rattaché par des liens fictifs d'ascendance.
    Le texte offre une lecture agréable à tous ceux qui s'intéressent à la littérature écrite en ancien français et est d'une importance capitale pour les linguistes, historiens et médiévistes en général. Un prochain volume complémentaire, fournira une présentation scientifique complète de ce texte très important, édité ici pour la première fois.

  • Clerc lisant de la cathédrale de Bayeux, Wace est naturellement au service de son duc et roi Henri II Plantagenêt ; né à Jersey, dans une de ces îles que l'on nomme si justement anglo-normandes, chargé par son seigneur d'écrire l'histoire et la légende du nouveau royaume et de tisser les liens qui doivent faire d'Angleterre et Normandie une même terre. Wace est l'homme des réunions, des synthèses, d'une certaine vision de l'histoire aussi, où la Providence divine a sa part. Au service des princes, il ne peut ignorer Dieu et l'Église, et c'est pour eux également qu'il écrit son histoire. Réunis à Bayeux, les meilleurs spécialistes de Wace, de l'histoire anglo-normande et de la littérature du XIIe siècle ont partagé leur savoir, rassemblé dans ce volume.

    Clerc lisant, from Bayeux Cathedral, Wace is naturally in the service of his Duke and King Henri II Plantagenet. He was born in Jersey, one of these islands that is so rightly named Channel islands, and was charged by his lord to write the story, the legend of the new kingdom and to forge the links that would make England and Normandy the same land. Wace is the man of joining, synthesis, of a certain vision of the history too, where the divine Providence has its part to play. In the service of princes, he cannot ignore God and the Church, and it is also for them that he writes his story. Gathered in Bayeux, the best specialists of Wace, Anglo-Norman history and literature of the thirteenth century shared their knowledge, gathered in this volume.

    Publié avec le concours de l'Équipe d'accueil 3206, Centre d'études de littératures anciennes et médiévales Cellam,
    de l'Université Rennes 2,

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