Jeremy Bouquin

  • Carlos

    Jérémy Bouquin

    • Éditions cairn
    • 20 Février 2022

    Personne mieux que Carlos ne connaît Pau, ses quartiers. Chauffeur de tacot, taxi de nuit, le vieux portugais a son petit moment de détente hebdomadaire à lui. Celui où il balade Clem, alias #pausexyfriday, la starlette locale du cul sur les réseaux sociaux.
    Entre plans foireux interlopes, clients crapuleux, vicieux, il fallait bien qu'un malheur leur arrive. Et vu que les emmerdes volent en escadrille, là, c'est un tombereau qui s'est abattu.

  • Moktar

    Jérémy Bouquin

    • Éditions cairn
    • 7 Septembre 2020

    Le quartier Saragosse c'est le secteur de Moktar. Il y tient les barres d'immeubles, les avenues, la plaine de jeu, les commerces... Un véritable business à ciel ouvert, avec ses guetteurs, ses chefs de clans, leurs lieutenants. Tout ce petit monde s'est allié pour le trafic de came. Les alliances sont encore fébriles et il ne faut pas grand-chose pour allumer le feu. La ville est tenue jusqu'au jour où deux gosses se font faucher sous les balles d'une kalachnikov 7.62.

  • Enfants de la meute

    Jérémy Bouquin

    • Éditions du rouergue
    • 15 Novembre 2017

    Garry a roulé toute une journée pour arriver à La Meute, ce village dans le Jura, terre d'enfance où il n'a pas mis les pieds depuis plus de seize ans mais où il est venu chercher un refuge, où il pense que personne ne pourra le trouver. Avec lui il y a un gamin, un Yannis de huit ans qui n'est pas le sien. Et finalement il le retrouve, le chemin de la cabane, là où vit toujours le Vieux, avec son fusil et son chien. Est-ce que c'était une bonne idée, de revenir au début, de prendre le risque d'être rattrapé par le passé ?

  • La tentation de noe

    Jérémy Bouquin

    • Les éditions du 38
    • 5 Novembre 2021

    Ararat. En référence à Noé. Un village niché sur un plateau, au coeur des montagnes et de la forêt, isolé de tous, qui abrite une communauté autogérée où chacun a sa place, son rôle, et se sent protégé. Tous ont fui la civilisation, leur passé, et surtout le « grand noir », ce jour où le monde a sombré.
    Hélène, Antoine et son fils Guillaume, un jeune autiste, sont les derniers arrivés. Elle répare les moteurs, bricole les groupes électrogènes, fait de la mécanique. Lui, un ancien flic, essaye de travailler la terre pour nourrir sa famille.
    Tout semble aller pour le mieux dans un quotidien entièrement tourné vers la survie, quand un jour on découvre dans les bois le corps d'un inconnu. Un « autre », qui vient de l'extérieur.
    Que fait-il ici ? Qui l'a tué ? Il semble avoir été torturé. Pourquoi ? Par qui ?

  • Jean-Patrick Manchette

    Jeremy Bouquin

    • Editions lamiroy
    • 17 Mars 2021

    Manchette imaginaire, Manchette imaginé...
    Drôle d'exercice de style que cette évocation d'un homme singulier et de son époque, chargée de nostalgie, d'un vrai sens de l'inaccompli et du temps qui passe. Dans ce texte sensible, indiscipliné, désordonné parfois, méticuleux à d'autres instants, il y a un on-ne-sait-quoi de réellement touchant.
    À sa lecture, je n'ai pu m'empêcher de revoir mon père en esprit et je me suis dit qu'il n'y avait plus vraiment d'autre bonne façon de parler de lui que celle-là : en l'imaginant. Pendant vingt-cinq ans, comme le Jean-Baptiste Haymann du récit, je me suis laissé envahir par la poursuite d'une rencontre à distance, post-mortem, par une tentative incessante de dialoguer avec le souvenir en approfondissant ma connaissance de celui qui était parti. Simple manière de lutter contre l'absence, pour ne pas le perdre. Alors, l'imaginer, oui, car tout le reste est mensonge.
    Aujourd'hui, j'ai quitté le terrain et perdu l'envie d'en apprendre encore plus ou d'adopter la position du spécialiste, alors même que, de toute évidence et allons-y gaiement, je peux avancer sans risque que je suis sans doute le meilleur spécialiste au monde de Jean-Patrick Manchette... Ce n'est pas du tout cela que je recherchais, à vrai dire. L'essentiel pour moi était de continuer à le faire vivre, dans le coeur des lecteurs et dans leur bibliothèque. Sans fausse modestie, pari gagné, du moins pour un moment court encore.
    On apercevra dans ce récit beaucoup d'aspects de l'écrivain versatile et prolifique qu'était Manchette : observateur de son temps, chroniqueur, théoricien et analyste du roman noir, juge impitoyable de son exercice du métier d'écrivain, amateur du bel art et de la belle pensée, engagé sur le plan politique, d'autres choses encore. On s'imaginera aussi à quoi pouvait ressembler une rencontre avec le grand absent. Et il faut souhaiter que cette approche originale donnera à l'un ou l'autre lecteur l'envie de se plonger, si ce n'était déjà fait, dans les romans noirs de Jean-Patrick Manchette.
    Doug Headline 11/03/2021

  • Radio Tiparillo

    Jeremy Bouquin

    • Editions lamiroy
    • 10 Novembre 2021

    Célia vient de bricoler son petit studio de radio dans le fond du bistrot de sa maman. Radio Tiparillo est née !


    Diffusée uniquement sur Internet, quelques micros connectés à une table de mixage sur son PC, l'adolescente est bien décidée à raconter la vie de son quartier.


    La prise d'antenne est pour aujourd'hui.


    Les clients vont pouvoir y parler musique, blaguer, évidemment, y témoigner de leur vie de tous les jours... Mais pour le moment, Célia va accueillir sa première invitée, Mme Andrée qui va lui causer d'une étrange disparition...


    Jérémy Bouquin, auteur de plusieurs polars, romans noirs, propose un récit autour de l'une de ses passions d'ado : la radio.

  • Le nègre du flic

    Jérémy Bouquin

    • Corsaire editions
    • 8 Mars 2014

    Remi Martingon est un journaliste d'investigation freelance, fatigué. Pour arrondir ses fins de mois il est nègre, « ghostwriter ». Il écrit pour les autres, à leur place. Cela fait plus de six mois qu'il aurait dû finir l'autobiographie d'un gendarme, René Courtois. Le flic était sur une enquête très médiatique : l'enlèvement d'une fillette qui n'a jamais été retrouvée. Déprimé, au bout du rouleau... Ce dernier vient tout juste de se suicider. Martingon est donc obligé de retourner sur les lieux pour y achever le manuscrit et pourquoi pas.... reprendre l'affaire.
    Comme les romans précédents, Le Nègre du flic n'est pas une suite de Règlements de contes ou du Printemps des barges, mais s'inscrit dans la lignée. On y retrouve l'univers, des références et certains personnages. Ce polar se déroule sur Blois, Vineuil et ses environs

  • Mémoire cash

    Jérémy Bouquin

    • La bouinotte
    • 1 Octobre 2020

    En plein Berry, le détective privé Jasper Zenderro se réveille sans aucun souvenir des jours passés. Cette terre rurale se révèle plus mouvementée qu'il n'y paraît : la veille, un père de famille a braqué une foule à la sortie de l'école, sous l'influence de la birette, fantôme berrichon. La clé de cet incident pourrait être le journal clandestin Réveillez-vous !, terreur des élus locaux. Sous couverture, en plein brouillard, Zenderro doit reconstituer son passé, identifier ses ennemis et résoudre le mystère lié à la fusillade. Dans une atmosphère éprouvante, il peut compter sur la tendre Monique, propriétaire de la chambre d'hôte qu'il occupe. Mais saura-t-il faire face à la sorcellerie berrichonne dont il est la cible ?

  • Il y a plus de dix ans, Alyce et ses Loups s'étaient implantés dans un village du nord du Havre.

    Alors que Tonnerre, son père, mène sa dernière grande bataille, il la fait rappeler à lui pour l'aider. Ce saigneur de guerre, grand et dernier Daron noir, fait pilonner sans relâche un quartier de Lutèce, Trois, une guerre qui porte d'ailleurs ce triste nom : celui des trois ans.
    À l'issue des combats, Alyce ne revient pas chez elle.
    Ego, son régulier, construit pierre par pierre une chapelle en son hommage en attendant son retour...

    Ainsi commence la légende d'Alyce et de son terrible voyage...

  • Heureux qui comme alyce tome 2 : a vu cent paysages

    Jérémy Bouquin

    • Evidence editions
    • 21 Août 2020

    Alyce et ses Loups victorieux, de retour de Lutèce, se sont perdus. Attaqués, déroutés, puis désorientés, ils ont dû vaincre le Cyclope. Ils ignoraient alors que leur aventure ne faisait que commencer.

    Dix ans à la chercher, dix ans qu'on la croyait perdue dans les contrées de l'ancienne Europe effondrée. Toutes les rumeurs ont couru, des histoires ont même circulé, la plupart sont fausses.
    Des déserts irradiés du Sud au camp sordide de Drancy, en passant par le barnum géant de Circé, Alyce va connaître l'enfer, la mort, puis la résurrection.
    Une odyssée qui n'a rien d'une partie de plaisir. Dans son village, son régulier, Ego, et son fils Télémak l'attendent, persuadés qu'elle est encore en vie. Le pouvoir en place va-t-il tenir ? Les ambitions des prétendants ne sont-elles pas si puissantes qu'elles pourraient obliger son régulier à tout lâcher ? Alyce arrivera-t-elle au bout de son voyage ?
    Le pouvoir en place va-t-il tenir ? Les ambitions des Prétendants ne sont-elles pas si puissantes, qu'elles pourraient obliger son régulier à tout lâcher ? Alyce arrivera-t-elle au bout de son voyage ?

  • à mort le chat !

    Jérémy Bouquin

    • Éditions lajouanie
    • 15 Juillet 2016

    Pour convaincre les Français des bienfaits des OGM, un lobbyiste végétarien se met en tête que c'est en province qu'il dénichera le porte-parole idéal... Le jeune homme quitte donc la capitale, accompagné de son chat, pour la France profonde au volant d'une somptueuse berline. Pour tout bagage : un sac bourré d'amphétamines ! Le matou peu sensible aux joies de ce voyage en terre inconnue sera le témoin de la cruelle descente aux enfers de son maître...
    Jérémy Bouquin signe ici un roman noir survitaminé. Bobo défoncé, communicante obsédée, politicien dépassé, garagiste littéralement déjanté, curieux matou... cette galerie de portraits ne déparerait pas dans un film de Tarantino. Mais attention le premier chat-pitre du livre n'est pas à mettre entre toutes les mains. Certains amateurs de greffiers pourraient tourner de l'oeil.

  • Sois belle et t'es toi !

    Jérémy Bouquin

    • Éditions lajouanie
    • 20 Mai 2016

    C'est l'histoire de Sam, 32 ans, enquêteur dans une boîte renommée de sécurité. En règle générale, il traque avec brio les espions, les arnaqueurs en cols blancs, les traders en ruptures de ban, les cadres peu scrupuleux... Cette fois son boss l'envoie sur une affaire minable, une éventuelle arnaque à l'assurance en Dordogne !
    Une histoire classique en somme. Sauf que Sam n'est pas enquêteur, mais enquêtrice ! Enfin il, elle voudrait l'être. Il, elle s'évertue à se transformer, à quitter ce corps d'homme, ces tenues masculines, ces attitudes macho. Alors tout en se gavant de produits pour faire pousser les seins, tomber les poils, changer la voix, Sam fait le job... et mène l'enquête dans ce Bagdad Café brivois. Routiers testostéronnés comme jamais, pute en fin de parcours, VRP-dessinateur, tenancier mutique plus mafieu qu'il n'en a l'air et gendarmes bornés, les êtres curieux et originaux ne manquent pas. Et c'est heureux pour Sam qui tout en pensant à la belle petite robe rouge, qu'il pourra bientôt enfiler, dénoue les fils d'une intrigue bien plus complexe et surprenante qu'il n'y paraît.
    Sam est le premier héros transsexuel normal. Ici pas de voyeurisme malsain, pas de revendication outrancière, pas de combat... juste les états d'âme d'un être mal dans sa peau d'homme ! Ce malaise ne l'empêche bien évidemment pas, et c'est heureux, de se comporter comme une parfait salaud ou comme la pire des salopes, en cas de besoin.

  • Cinq à sexe

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 23 Septembre 2013



    Les chemins des plaisirs clandestins sont pavés de surprises, bonnes ou... mauvaises.

    Je suis abonné au « 333 club » depuis deux ans. J'ai juste rempli un bulletin d'inscription, un soir. La cotisation est de mille euros par an. J'ai craqué un vendredi soir, c'était l'hiver. Je me souviens encore, il neigeait.
    Je venais d'en parler à un collègue. Un ami.
    Je me suis inscrit sur un site internet.
    J'ai donné un pseudonyme : Tristan. Je suis hétéro.
    Mes goûts ? Étonnement, je ne suis jamais posé la question...
    Jeune... mature, petits, gros seins, grande, moyenne, noire, arabe.... Je ne sais pas vraiment. Je coche un peu au pif.
    Attentes particulières ?
    Sodomie, fétichisme, exhibition.... Je reste assez traditionnel, peur de l'inconnu.
    J'ai tout de même hésité. Si je n'étais pas à la hauteur.
    Suivant.

    Jérémy Bouquin , auteur de plusieurs polars, a rejoint SKA pour nous donner un Culissime bien ficelé et très évocateur des fantasmes d'un couple occidental en quête de nouveautés.

  • Phone sex

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 22 Mai 2014

    L'oreille est une zone hautement érogène quand la voix à l'autre bout du fil y dépose vos fantasmes.
    J'OUVRE MA VESTE, je tire sur un bouton. Puis un autre. J'ai vraiment très chaud, Michel. Je retire mes chaussures. Je pose mes pieds nus sur votre tapis. Je peux m'asseoir ?
    Elle saccade sa description, prend son temps, marque des pauses.
    Silence.
    Les accents d'une voix humaine au téléphone peuvent enflammer votre imagination et vos nuits. Un client disposé à la bagatelle à distance veut percer l'anonymat de la voix qui l'envoûte. Un suspense signé Jérémy Bouquin.

  • Origami

    Jeremy Bouquin

    • Ska
    • 1 Mai 2021

    Dans la discothèque, des messages cochons chauffent les clubeurs...Tony le videur va devoir faire le ménage...


    [...] Je te propose un job... J'ai besoin d'un videur.
    Discothèque Vibration, La Châtre, pas loin de Châteauroux, Guéret, juin 1995. Maryse, elle tient l'établissement. C'est la gérante.
    Tony apprécie le petit bout de bonne femme, de la gouaille, un peu trop maquillée, la bonne quarantaine mais bien carrossée pour son âge. Elle pavoise avec un décolleté lourd qui attire le regard, des bagouses imposantes à chaque doigt, des ongles félins qui alternent le bleu turquoise et le rose fuchsia. Une fantaisie. Une diva de la nuit. Une grande dame d'après la rumeur du coin.
    Videur ! Il sait. C'est pour cela qu'il s'est pointé, elle lui annonce un salaire, huit mille francs par mois mais aussi un petit logement. Une aubaine pour Tony.
    La moitié au black, le reste, le fixe déclaré. Puis il y a les pourboires.
    Il s'en fout, ce qu'il voit c'est qu'on lui propose un boulot.
    Tony est fauché, dort depuis deux semaines dans une chambre de bonniche pour cinquante balles la semaine. [...]


    Jérémy Bouquin boxe son lecteur avec la même énergie que ses personnages picolent, cognent... et baisent. Son style punchy ne laisse pas respirer, les péripéties glissent sur un toboggan à toute allure. On ne lit pas, on dévale !

  • L'archange

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 28 Août 2014




    Leur redonner un brin d'humanité, leur dispenser du plaisir avant le grand saut dans l'au-delà, tel est son sacerdoce.


    JE M'APPROCHE. Je me présente devant elle. Je la regarde. Ses yeux répondent.
    - Je m'appelle Gabriel.
    Je prends sa main droite, fripée, gelée.
    - Vous avez froid ?
    Sa lèvre inférieure gercée tressaute. Un effort terrible. Son visage est creusé par la fatigue, plissé par les souffrances.
    - Vous savez pourquoi je suis là ?
    Son index remue, sa main que je serre tremble. « Elle vous attend » ont gloussé les filles de l'accueil.


    L'auteur aborde dans cette fiction un sujet éminemment délicat : la sexualité des personnes âgées. Le plaisir des sens ne peut-il enjoliver ces petits instants d'avant le grand basculement ? Un texte marquant une grande attention à l'humanité souffrante autant qu'une certitude que c'est « ici et maintenant » que la vie s'exprime.

  • No limit !

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 11 Avril 2014

    Boxe et voyeurisme, les filles s'affrontent nues, les poings en avant et la rage à la bouche.
    En « girl fight » tous les coups sont permis, frappe de pieds, de poings, de coudes. Viser dans le nez, la tête, les genoux. Tu dois faire mal, casser, broyer ton adversaire.
    Pas de gant, aucune protection.
    La mort est autorisée. Le risque, c'est un plus pour les malades qui paient cher pour se rincer l'oeil.
    Faut être vicieuse. Faut être une tueuse !

    Dans un monde blasé, l'excès fait florès. Les combats de l'extrême font partie de la panoplie apte à exciter l'idée de meurtre par procuration. Si en plus on peut assouvir son plaisir de voir des filles nues au cours d'un combat sans merci, le girl fight est en cette occurrence un must. Pas d'hypocrisie, Jérémy Bouquin nous installe au premier rang pour admirer les « cogneuses ».

  • Nickel

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 31 Mai 2015




    Un nettoyage radical s'impose quand les grands de ce monde laissent derrière eux les traces de leurs excès.
    DU SANG. BEAUCOUP. Partout. Brun, coagulé, gras, croûté, collé à la moquette.
    Elle frotte, gratte, rouspète en silence. Elle s'énerve sur sa bâche. Sandra tend le Polyane, tire le film sur la belle moquette anthracite en pure laine vierge. Elle couvre l'essentiel.
    Elle fait rouler le cadavre sur le côté, glisse le plastique, puis bascule le macchabée de l'autre côté pour tirer et tendre la bâche souple.
    Une experte !


    « Nickel ! » En effet, il ne reste absolument rien après le passage de Sandra « nettoyeuse » très spécialisée.

  • Qui part à la chasse...

    Jérémy Bouquin

    • Éditions luciférines
    • 9 Janvier 2015

    Maximilien Fortis est négociant. Sa spécialité ? Un produit de luxe : la viande humaine. Quand un gros client lui passe commande pour un mets d'exception, une famille nourrie au bio, végétarienne et élevée en plein air, Fortis se trouve face à un véritable défi. Il s'agit d'une espèce bien protégée. Comment contourner les lois anti-cannibalisme pour dénicher les victimes idéales ? Épaulé par un chasseur fou, il se lance dans une traque à hauts-risques.
    Entre slasher et roman noir, Jérémy Bouquin livre un texte incisif dans un monde dégénéré où personne n'est à l'abri d'un prédateur.

  • Boudin

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Février 2016


    Raffinement suprême pour les amateurs de boudin, s'offrir une « saignée » bien gore.

    « - Vous la connaissez ? Il me fait. Je braconne depuis des années ! Je suis un des meilleurs chasseurs du coin. Un charcutier hors pair et il doute encore ! Je soupire. Monsieur Joseph juge un moment ma réaction. Je ne vais pas m'abaisser à lui répondre.
    - Je veux du boudin ! Un beau boudin noir.
    Je sais, je lui fais. Trois fois qu'il se répète. Il radote Monsieur Joseph. Et je veux voir la bête. Je sais ! Décidément. Quand ? Il s'impatiente. Je reprends ma photo. Je la fourre dans mon blouson. Demain soir ? Il accepte. Je lui donne alors l'adresse, celle d'une cave planquée dans le coeur d'une zone pavillonnaire. »
    Le rythme et la texture de cette écriture noire vont si bien avec le boudin de même couleur que c'est à vous couper définitivement l'appétit.

  • Entrailles

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Octobre 2015


    C'est fou cette manie qu'ont les amoureux des chats de faire des phrases et pire encore...

    « Salut, le chat ! » Le matou se cabre, Francis occupe son territoire, empiète sur son chez-lui. Il précise sa pensée : « Maaaaaaooo ! » Francis tente une approche, le chat déguerpit du balcon, file au rez-de-chaussée. Minh apparaît, elle porte un jean, un tee-shirt. « C'était quoi ? - Un copain. - Un copain ? - Tu vois Baston, tu vois Trottoir ? Eh ben pareil, mais en plus chatouilleux. - Ça promet ! La suite du programme ? - Acheter des clopes. »

    Jérémy Bouquin a l'art de brouiller les pistes et de tendre vos nerfs jusqu'à la rupture. Vos nerfs, et surtout ceux de Francis Duval, un dur de dur de la Crim' mais papa gâteau sitôt qu'on chatouille son chat, Baston. Tuer un chat, c'est un jour passer à l'homme. C'est passer l'ultime marche, tu comprends ? Un chat, c'est le dernier palier avant le massacre final !

  • En panne

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 23 Novembre 2018



    Le coup de la panne peut être mortel. C'est que la dépanneuse a une bien curieuse manière de concevoir le dépannage.
    Le trait de Josselin Billard s'accorde parfaitement à l'écriture suggestive de Jérémy Bouquin. L'atmosphère nocturne, faite de froidure et de mystère, est excellemment rendue par le jeu des ombres et de l'ancrage noir et bleu. Avec La panne, la collection Graphique de SKA s'enrichit d'un opus exceptionnel.




  • L'art de la guerre

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Juin 2016


    Dans l'art de la drague, le harcèlement n'a pas toujours pour auteurs des mecs relous...

    « Elle ouvre les bras, elle est nue, moi aussi, je m'approche. On s'embrasse. Je retrouve sa chaleur, je retrouve la douceur de sa peau, son corps. On reste collés un long moment. Elle me serre, on reste comme cela un long moment, puis elle s'écarte un peu :
    - On va devoir y aller !
    - Où ?
    - En formation. On va être en retard. »

    Il s'en passe des pas vertes et des très mûres dans les stages de formation professionnelle. Le vase clos est propice à la rencontre où les appétits sexuels se débrident. Le chasseur devient le gibier et réciproquement. Tout est affaire de stratégie, selon « L'art de la guerre » du chinois Sun Tsu.

  • BOUQUIN, la compil

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Février 2017


    Un bon Bouquin, ça mérite qu'on en redemande ! Alors cette compil' est la bienvenue...

    « Augusto est là. Posé à sa table. Il déguste un jus. Un noir, serré, pur arabica, sans sucre. Il s'en balance une dizaine dans la journée. Il passe ses journées au turbin, là, dans ce rade. Il n'a pas de boulot officiel, pas de vie, pas de compte en banque. Augusto ressemble à un maquereau. Il a tout de ces gars qui tiennent les putains sur les trottoirs. Godasses à dix mille. Cheveu ravalé, gominé, gras, la petite moustache, le pantalon moule bite, la veste en cuir et une chemise noire ouverte sur un torse imberbe. Une tapette. »
    Jérémy Bouquin s'impose au fil de ses publications, ses nouvelles noires radicales éditées chez SKA réunies dans cette compilation illustrent son talent...

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