Entreprise, économie & droit

  • "Pendant dix années, de 1960 à 1970, la Direction Michelin de Clermont Ferrand a avancé pas à pas, souvent avec une grande réticence, dans l'idée d'une implantation industrielle sur le territoire des États-Unis d'Amérique et du Canada. Le frein à cette installation était le traumatisme perdurant qu'avait subi la famille Michelin avec la fermeture de sa première usine de Milltown (New Jersey), conséquence du krach de Wall Street d'octobre 1929. Ce livre relate l'enchaînement des péripéties des luttes d'hommes dont la détermination, la compétence ont permis le retour progressif de l'Entreprise sur ce continent Nord américain, en amenant, graduellement, une évolution de la mentalité de la gérance."

  • [...] il existe bien, en droit, une notion unitaire d'entretien, fondée sur un critère propre et performant : l'acte d'entretien est celui qui permet d'assurer le maintien d'une existence normale et durable. L'existence normale s'entend, objectivement, d'une existence d'une qualité minimale et, subjectivement, d'une existence d'une qualité suffisante. L'existence durable s'apprécie compte tenu de la durée de vie possible de chaque personne et de chaque bien entretenus.
    [...] L'acte d'entretien concerne aussi bien les personnes physiques que les biens. [...] Leur commune relevance d'une même catégorie n'aboutit, pour autant, à aucune confusion de ces instances dont l'opposition est au fondement de l'ordonnancement juridique, en tant qu'elle prolonge un choix axiologique premier [...].
    L'unité de la notion d'entretien contraste avec la dualité de son régime, sans qu'il ne s'agisse par-là d'une division entre le régime de l'entretien des personnes physiques et le régime de l'entretien des biens. L'opposition du régime de l'entretien s'articule à partir de la distinction, effectivement majeure, entre la faculté d'entretien (des personnes et des biens) et l'obligation d'entretien (des personnes et des biens).
    Nul n'est en principe tenu ni de s'entretenir ni d'entretenir son bien ; il y a là l'une des manifestations du principe de liberté, rappel qui permet d'observer que la propriété ne constitue jamais que la déclinaison de la liberté dans l'ordre des choses. Pour autant, le principe selon lequel, s'agissant de soi-même comme de ses biens, l'entretien est affaire de faculté, sonne comme un principe vide chaque fois que le titulaire de ladite faculté est dépourvu des moyens lui permettant de procéder effectivement ou suffisamment à l'entretien de sa personne ou de ses biens [...].
    La faculté d'entretien n'est pas absolue. Elle est « tempérée » par des obligations, parfois des contraintes, destinées à conduire un sujet de droit à entretenir sa personne physique ou tels de ses biens, encore qu'il existe, peut-on estimer, une contradiction insurmontable entre la faculté de s'entretenir ou d'entretenir ses biens, donc celle de ne pas le faire, et l'obligation d'y procéder [...].
    L'obligation d'entretenir autrui ou la chose d'autrui correspond à des hypothèses diverses, parfois fort différentes les unes des autres, et là encore, il ne s'agit pas seulement de ce que l'obligation d'entretenir une personne obéit à des ressorts philosophiques, politiques ou sociaux autres que ceux qui fondent l'obligation d'entretenir un bien. Hugues Michelin-Brachet dresse un tableau analytique, une taxinomie même, des cas dans lesquels une obligation d'entretien est édictée. Cette classification, non seulement contribue efficacement à la construction de la théorie générale de l'entretien, mais encore permet de mesurer l'importance, la richesse et l'étendue de l'obligation d'entretien. Le tableau systématique que présente l'auteur s'achève par l'analyse raisonnée du régime d'exécution de l'obligation d'entretien, développement qui est d'une utilité concrète certaine, tout en révélant que le souci d'efficacité de cette obligation n'est pas le moindre des traits de son régime. Ce qui met encore en exergue l'importance sociale du phénomène à l'analyse de la dimension juridique duquel s'est attaché Hugues Michelin-Brachet [...].

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  • Le management inte?gral nous parle de culture et d'he?ritage. Il pose la question des valeurs a? une e?poque ou? les mutations n'ont jamais e?te? aussi rapides. [...] Parler de management inte?gral, c'est re?affirmer que la personne est l'e?le?ment central dans l'entreprise. Diriger une entreprise, cela passe par l'accompagnement, l'encouragement et le de?veloppement des personnes. [...] Nous avons travaille? particulie?rement sur l'organisation du Groupe et le mode?le de management.
    L'organisation a e?te? simplifie?e, car nous pensons que l'agilite? est la cle? pour re?pondre a? un environnement incertain. Quant au management, nous avons voulu qu'il passe d'une mission de contro?le a? une mission de de?veloppement des personnes et des talents, et d'assistance a? la re?solution des proble?mes. Nous avons voulu faire vivre le principe de subsidiarite?. Pour cela, nous avons donne? plus de place a? l'initiative pour laisser s'exprimer la capacite? d'agir, nous avons fait confiance.
    [...] Il s'agit pour les entreprises de prendre en conside?ration les enjeux sociaux et environnementaux au-dela? de la ge?ne?ration de profits, et ce, en rapport avec leur raison d'e?tre. Faire vivre cette raison d'e?tre, ces valeurs qui sont les no?tres, cela passe au quotidien par un mode de management centre? sur le respect des personnes dans toutes leurs dimensions.

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  • Comme ses grands-parents, parents et soeur, Raymond Morge a été élevé dans le "sérail Michelin" et a fait carrière au sein de la célèbre manufacture. Il témoigne ici de son vécu et celui de son entourage baignant dans "L'Esprit Michelin" depuis trois générations. Son récit couvre les années 1958-1994, lors desquelles nous allons suivre son parcours, de son service militaire effectué à Berlin en passant par ses séjours professionnels en Afrique de l'Est et au Nigeria.

  • L'entreprise est avant tout un groupe humain lancé dans une aventure qui s'inscrit dans le présent et bien sûr le futur, mais aussi dans le passé, où se conjuguent histoire, traditions, métiers qui sont le ferment de sa culture. La manufacture Michelin s'inscrit dans cette perspective : remarquable par sa créativité, sa longévité, son aptitude au changement et surtout par la place qu'elle fait à l'homme et à son travail. Par le regard croisé de différentes disciplines, cet ouvrage propose une approche singulière de cette entreprise emblématique.

  • Qui sait aujourd'hui que la firme Michelin a participé à l'histoire de l'aviation civile et militaire en France, particulièrement de 1896 à 1945 ? Ce livre vient opportunément combler une lacune.
    Il met l'accent sur le rôle que les deux frères, André (1853-1931) et Edouard Michelin (1859-1940), ont joué dans cette aventure qui marie quête d'innovation et patriotisme industriel. Avant même la guerre 1914-1918, les frères Michelin expriment leur passion pour l'aéronautique en fabricant des toiles caoutchoutées et des accessoires pour les dirigeables et les avions, en développant un mécénat à travers les coupes Michelin d'aviation (1908-1936).
    En 1914, les Michelin s'engagent résolument en faveur de la création d'une véritable aéronautique militaire spécialisée. Ils décident de convertir leur système de production en construisant à Clermont-Ferrand des avions de bombardement Breguet. Ils inventent le B2, " avion de la victoire ". Ils vont jusqu'à participer à la définition d'une doctrine du bombardement et à créer une école du bombardement à Aulnat.
    Cet effort exceptionnel d'innovation militaro-industrielle est marqué du patriotisme le plus pur puisque les frères Michelin s'engagent à revenir à leurs activités classiques après la guerre. Le même phénomène est observé pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la Grande Guerre, les frères Michelin militent en faveur de la diffusion de l'aviation populaire. Ils créent et animent le Comité français de propagande aéronautique, publient journaux, livres et brochures.
    Dans le milieu des années 20, ils plaident pour le développement de l'aviation commerciale puis, à partir de 1930, fidèles à une certaine idée du patriotisme, s'engagent pour une défense aérienne du territoire. De ce livre, issu d'une thèse de doctorat en histoire, émerge une nouvelle image de Michelin et des pionniers de l'industrie française au XXe siècle.

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  • Digitization as a sustainable advantage in a connected world
    We live in dynamic and turbulent times. Digital is everywhere and no sector has been spared - the market
    of cultural goods, media as well as industry have all came through it. Although a bit destabilizing, this
    phenomenon is quite fascinating and full of promises.
    Digital barely existed 15 years ago and it is now the focus of international attention. From a business
    point of view, the digitization is spreading while products, services, brands or sectors are partially
    or completely transformed, taking into account the new technologies and the connected use of
    consumption. Social web has opened new fields and more generally, the Peer2Peer approach forces
    companies to redefine their process at every level : R&D, HR, IT, Marketing, Communication, Sales...
    Such a challenge to take up!
    Digitization is a great opportunity to change rules and give new perspectives for any market or firm. How
    to benefit from this social digitization? What are the new business rules? How to inform, communicate and
    sell in the digital era while integrating mobility?
    These are all questions that this book aims to answer with 15 years hindsight : best practices, key success
    factors, current and future structural trends...
    While living in 3 different continents (Europe, Asia, Middle East), the 4 authors of this book gathered their
    expertise to give a global insight of the digitizing world :
    o Emmanuel Fraysse (Paris)
    o Fahim Benchouk (Abu Dhabi)
    o Alexandre Michelin (Paris but only a week per month...)
    o Martin Pasquier (Singapore

  • Dans une période d'interrogations sur les carrières au sein des grandes entreprises, voici un regard de l'intérieur sur le fonctionnement de Michelin.
    Cette entreprise mythique, implantée mondialement, qui a néanmoins su conserver sa forte identité familiale et régionale, représente un modèle de gestion des carrières. Plus qu'un livre sur une entreprise, il s'agit ici de la description pratique d'une gestion exemplaire des cadres, avec ses méthodes et ses outils, ses succès comme ses échecs. Cette gestion des carrières dépasse les besoins opérationnels à court terme, parie sur la personne et son potentiel de développement, en particulier à l'international.
    Au-delà du "modèle Michelin", les auteurs apportent, non sans humour, des avis et des éléments de réponse aux questions de fond posées à chaque direction et chaque DRH de moyenne ou grande entreprise : Comment attirer et garder les meilleurs ? Comment faire partager les valeurs de l'entreprise ? Comment permettre à chacun d'exprimer et de développer son potentiel ? Et chaque cadre d'entreprise trouvera également des pistes de réponse à ses interrogations : Pour progresser, dois-je changer de "boîte" ou rester ? Comment changer de voie, construire un parcours international ? Comment progresser à mon rythme, jusqu'à mon zénith personnel, et préserver le meilleur équilibre famille-travail ? Les deux auteurs peuvent faire état d'un parcours de 35 ans "chez Michelin", parfaits exemples de leur sujet : des carrières réussies, internationales et variées, achevées ensemble dans la gestion de carrière des cadres internationaux du Groupe.

  • At a time of increasing debate over the advantages of careers in big companies, here is a view from the inside of what takes place at Michelin. This legendary company, renowned throughout the world but still with a strong family grass-roots identity, is a career management model.

    More than a book about a company, this is an outstanding example of career management in practice, with its methods and tools, its successes as well as its disappointments. This approach to career management goes far beyond short term operational needs. It gives pride of place to each person's individual qualities and potential to develop, including internationally.

    In addition to an explanation of the «Michelin model», the authors give their personal, often humorous angles on essential questions facing senior management and HR directors in large and mid-size companies:

    - How to attract and retain the best people?

    - How to share company values?

    - How to encourage employees to express and develop all their potential?...

    And every employee will find advice on a wide range of career issues and personal concerns:

    - To get on, should I change companies or stick with one?

    - How to change career direction, how to construct an international career path?

    - How to progress at the right pace, to reach my personal peak, and preserve my work-life balance?...

  • François Michelin, qui fut le patron le plus secret de France, parle.
    En charge d'une entreprise dont le coeur est à Clermont-Ferrand mais que la mondialisation a rendue sans frontières, François Michelin est hanté par le souci des hommes autant que par la passion de l'entreprise. A sa manière concrète, souvent visionnaire, dans une langue simple qui s'adresse à tous, il pose des questions touchant l'avenir de la France : peut-on concilier les besoins de l'homme et les besoins de la rentabilité ? La politique dirigiste de l'Etat n'est-elle pas un frein à l'expression de la liberté créative ? Le capitalisme est-il immoral ? De la théorie de la délocalisation au chômage européen, de la dimension fondamentale du travail humain aux considérations religieuses, de l'ingérence de l'Etat au rôle responsable de l'acheteur, de la technologie de l'objet à la dimension mystérieuse de l'homme, à la splendeur cachée au coeur de l'économie, François Michelin partage ses réflexions sur le monde qui nous entoure.

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  • Michelin et sa ville

    Gonzalez Pierre Gabr

    • Ecir
    • 27 Janvier 2007

    Michelin et sa ville c'est, entre 1980 et 2000, environ 16 000 suppressions d'emplois par la firme à Clermont- Ferrand. C'est aussi l'annonce des bénéfices records de Michelin et des suppressions de 7 500 emplois le même jour de septembre 1999, très mal perçue par les « bibs » auvergnats. Et un certain nombre d'autres « divorces »... Et pourtant, Michelin et Clermont-Ferrand c'est aussi un attachement profond de toute une ville. Pour preuve, le choc causé le 26 mai 2006 aux habitants de la capitale auvergnate par l'annonce du décès d'Edouard Michelin et le nombre spectaculaire de participants aux obsèques de ce dernier. Libération écrivait alors : « On réalise que l'attachement viscéral de Michelin à Clermont était exceptionnel ! » Dans ce nouvel ouvrage sur Michelin, plus personnel, Pierre-Gabriel Gonzalez, journaliste et spécialiste reconnu de Michelin depuis 20 ans, nous livre, avec passion et humour, ce qu'il sait de cette « grande maison » et de son lien unique avec Clermont-Ferrand. Son analyse, appuyée sur son expérience personnelle très riche, ouvre le débat sur l'avenir de ce « mariage de raison » qui fut bien souvent une « histoire d'amour impossible ».

  • Cela vaut-il la peine de s'occuper de la méthode Taylor ? / Michelin Date de l'édition originale : 1927 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

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  • Ce livre est la page d'histoire d'une grande entreprise industrielle vue sous un jour inhabituel. Un témoignage surprenant qui plaira ou choquera mais ne laissera pas indifférent. L'auteur, Antoine Barrière a été coursier dans la presse à 14 ans, cadre à 18 ans. Ses responsabilités dans les mouvement de jeunesse lui font découvrir le sens de l'engagement au service des défavorisés. Volontairement man?uvre chez Michelin à 25 ans, il est ensuite devenu chef d'équipe et contremaître avant de reprendre une fonction de cadre. Syndicaliste, il a su faire le choix du réformisme par rapport aux courants révolutionnaires. Certains reprocheront à Antoine Barrière d'être antimarxiste, d'autre anti-libéral. Mais n'est-ce pas l'idéal pour construire une société au service de la promotion de tous les hommes? Surtout dans le contexte de crise que nous subissons à cause des excès des uns et des autres. Certes Antoine Barrière n'apporte pas de solutions toutes faites dans ce livre, mais au moins, par des interrogations et des réflexions il obligera à la prise de conscience des vrais problèmes du monde du travail et à la finalité propre de l'homme.

  • Ce livre retrace tout un pan de l'histoire économique, scientifique et politique des plantes à caoutchouc autres que l'hévéa depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours, les tentatives et les expérimentations menées, avec leurs succès et leurs échecs, ainsi que les stratégies déployées.

    Cette passionnante saga dévoile aussi la complexité des rapports entre plantes et pouvoir, entre science et politique, et, dans un pays où l'intervention de l'Etat est regardée d'un mauvais oeil, entre intérêt public et privé. Elle met en lumière l'action des différents lobbies : politiciens défendant la cause des agriculteurs - et parfois à travers eux leur réélection ! - et industriels du pétrole protégeant leurs profits, parfois au mépris de l'intérêt de leur pays en guerre...

    A l'heure où les plantations d'hévéa sont menacées par un champignon, Microcyclus ulei, qui pourrait les détruire, et alors qu'il est désormais admis que les ressources en pétrole sont limitées, l'intérêt se porte à nouveau sur les plantes à caoutchouc autres que l'hévéa. L'Union européenne finance ainsi un projet de recherche sur le guayule et le pissenlit russe en Méditerranée, dont les résultats prometteurs laissent désormais espérer la naissance d'une nouvelle industrie fondée sur ces plantes.

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