Écologie et environnement - Les livres pour comprendre 

  • La décroissance

    Serge Latouche

    • Que sais-je ?
    • 9 Février 2022

    Tout notre système économique repose sur l'idée de croissance. Pour investir, se développer, lutter contre le chômage, rembourser la dette, améliorer nos conditions de vie, il faudrait encore de la croissance, toujours de la croissance... Mais comment « croître » indéfiniment dans un monde fini ? Quand toutes les ressources naturelles arrivent à épuisement ? Et si l'idée de croissance n'était qu'une croyance parmi d'autres ?

    Serge Latouche déconstruit méthodiquement une idéologie qui n'est qu'une hypothèque sur l'avenir. Il rappelle qu'à l'inverse le projet de la décroissance n'est pas un retour à l'âge de pierre ! En remettant en cause le productivisme et la philosophie de l'Homo oeconomicus, il entend poser les conditions d'un changement profond de notre système de valeur.

    La décroissance ? Un art de vivre bien, sobrement, en accord avec le monde, un art de vivre avec art.

  • écologie et politique ; écologie et liberté

    Michel Bosquet

    • Arthaud
    • 16 Mai 2018

    Ces deux essais visionnaires, Écologie et politique et Écologie et liberté, écrits par le philosophe André Gorz, sous le pseudonyme de Michel Bosquet, dans les années 1970, soulèvent des problématiques environnementales fondamentales.
    Face à la croissance effrénée de la société de consommation et ses dérives, André Gorz envisage la possibilité d'une révolution économique, sociale et culturelle qui instaurerait un nouveau rapport des hommes à la collectivité, à leur travail et à la nature, l'écologie politique s'inscrivant clairement dans le champ de la lutte anticapitaliste.
    La remise en question des impératifs d'accumulation et de gaspillage propre au consumérisme permet la mise en place d'une décroissance productive puis d'un niveau de «suffisance» propre à assurer l'avenir de la planète.

  • écologie sans transition

    Collectif

    • Divergences
    • 12 Juin 2020

    Devant l'ampleur planétaire du désastre, un nouveau mouvement écologiste a émergé au fil des marches pour le climat, des grèves de la jeunesse et des actions de désobéissance. Mais sa stratégie se réduit encore à adresser une demande de transition à de supposés décideurs.

    Pour Désobéissance Écolo Paris, collectif à l'origine des grèves scolaires dans la capitale, on a déjà perdu trop de temps à demander aux pyromanes d'éteindre l'incendie. L'inertie de ce monde n'appelle pas une transition, mais une rupture. Pratiquer une écologie sans transition consiste à interrompre dès maintenant l'oeuvre destructrice de l'économie et à composer les mondes dans lesquels nous voulons vivre. Et cela, d'un même geste.

  • Où atterrir ? comment s'orienter en politique

    Bruno Latour

    • La decouverte
    • 12 Octobre 2017

    Cet essai voudrait relier trois phénomènes que les commentateurs ont déjà repérés mais dont ils ne voient pas toujours le lien - et par conséquent dont ils ne voient pas l'immense énergie politique qu'on pourrait tirer de leur rapprochement.
    D'abord la « dérégulation » qui va donner au mot de « globalisation » un sens de plus en plus péjoratif ; ensuite, l'explosion de plus en plus vertigineuse des inégalités ; enfin, l'entreprise systématique pour nier l'existence de la mutation climatique.
    L'hypothèse est qu'on ne comprend rien aux positions politiques depuis cinquante ans, si l'on ne donne pas une place centrale à la question du climat et à sa dénégation. Tout se passe en effet comme si une partie importante des classes dirigeantes était arrivée à la conclusion qu'il n'y aurait plus assez de place sur terre pour elles et pour le reste de ses habitants. C'est ce qui expliquerait l'explosion des inégalités, l'étendue des dérégulations, la critique de la mondialisation, et, surtout, le désir panique de revenir aux anciennes protections de l'État national.
    Pour contrer une telle politique, il va falloir atterrir quelque part. D'où l'importance de savoir comment s'orienter. Et donc dessiner quelque chose comme une carte des positions imposées par ce nouveau paysage au sein duquel se redéfinissent non seulement les affects de la vie publique mais aussi ses enjeux.

  • L'enfer numérique : voyage au bout d'un like

    Guillaume Pitron

    • Les liens qui liberent
    • 15 Septembre 2021

    Comment se douter qu'un simple Like envoyé depuis nos smartphones mobilise ce qui constituera bientôt la plus vaste infrastructure édifiée par l'homme ? Que cette notification, en traversant les sept couches de fonctionnement d'Internet, voyage autour du monde, empruntant des câbles sous-marins, des antennes téléphoniques et des datacenters implantés jusque dans le cercle arctique ?

    Le monde « dématérialisé » du numérique, indispensable pour communiquer, travailler et consommer, s'avère bien plus tangible que nous ne voulions le croire. Il absorberait aujourd'hui 10 % de l'électricité mondiale et représenterait près de 4 % des émissions de CO2 de la planète. Or nous peinons à appréhender ces impacts, tant nous sommes embrumés par le mirage du cloud, pur et éthéré. Il faut pourtant nous rendre à l'évidence : si « nuage » il y a, celui-ci est noir de pollution.

    Quelle est la géographie de nos clics et de nos données ? Quels enjeux écologiques et géopolitiques charrient-ils à notre insu ? À l'heure du déploiement de la 5G, des voitures connectées et de l'« intelligence artificielle », cette enquête, menée durant deux ans sur quatre continents, révèle l'anatomie d'une technologie qui n'a de virtuel que le nom. Et qui, sous couvert de limiter l'impact de l'homme sur la planète, s'affirme déjà comme l'un des défis environnementaux majeurs du xxie siècle.

  • Le climat en 100 questions

    ,

    • Tallandier
    • 3 Mars 2022

    Comment le climat des mille dernières années a-t-il évolué ? Les calottes de glace sont-elles éternelles ? En quoi le changement produit par l'homme est-il inédit ? Les énergies éoliennes et solaires vont-elles sauver le climat ? La France est-elle un bon élève ?

    La température a augmenté d'1,2 °C en moins d'un siècle. Le niveau marin planétaire grimpe. Les vagues de chaleur battent des records, la biodiversité est durement touchée. Pourtant, depuis le premier rapport du GIEC puis la convention-cadre de l'ONU en 1992, c'est l'inertie. Parce que les politiques à déployer réclament des transformations d'une telle envergure qu'elles se heurtent à des intérêts puissants et à nos modes de vie. Voici 100 clés indispensables pour comprendre l'évolution climatique de la Terre et les risques concrets pour nos sociétés.

  • Les limites planétaires

    ,

    • La decouverte
    • 28 Mai 2020

    La question des limites environnementales a traversé les XIXe et XXe siècles sans vraiment parvenir à s'imposer. La donne serait-elle en train de changer en ce début de XXIe siècle ? Face à la multiplication des atteintes portées au « système Terre », la communauté scientifique s'est lancée depuis quelques années dans un projet aussi urgent qu'ambitieux : proposer aux décideurs et au grand public un aperçu des principales variables qui déterminent l'équilibre des écosystèmes à l'échelle planétaire. Au-delà du climat et de la biodiversité, ces travaux abordent également des questions moins connues du grand public, comme le déséquilibre des cycles biogéochimiques, le changement d'affectation des sols, l'introduction de polluants d'origine anthropique dans les écosystèmes ou encore l'acidification des océans. Autant d'enjeux pour lesquels la communauté scientifique essaie aujourd'hui de déterminer des frontières à ne pas dépasser si l'humanité veut éviter les risques d'effondrement.

    Sur commande

  • « Le climat change ? mais il a toujours changé ! » « le co2 ? ce n'est pas un poison ! » « les ours polaires ? ils prospèrent sur la banquise ! » « prévoir le climat ? mais on n'est même pas capable de prévoir la météo de la semaine prochaine ! » « de toutes façons, l'être humain s'est toujours adapté et s'adaptera encore ! » Qui n'a jamais entendu ou lu ces idées reçues ?
    Alors que la réalité du changement climatique devient de plus en plus tangible, alors que pour les climatologues, la responsabilité humaine ne fait plus aucun doute, les climatosceptiques s'engouffrent dans la moindre formulation imprécise ou la moindre contradiction apparente et continuent à faire circuler des informations erronées, relayées jusqu'à plus soif sur les réseaux sociaux.
    Acteur majeur de la recherche sur le climat en France, le CNRS considère que lutter contre cette désinformation fait partie de ses missions. Il a choisi de travailler avec le bloggeur BonPote et la graphiste Claire Marc pour offrir au lecteur cette bande dessinée, qui permet d'aborder simplement des concepts qui le sont moins.
    Sous l'apparente légèreté du graphisme, cet ouvrage couvre des enjeux fondamentaux, et rend compte de ce que l'on sait vraiment sur le changement climatique, ainsi que de la façon dont ce savoir est construit. C'est ce qui fait la force de cet ouvrage.

  • Nature Nouv.

    Nature

    Baptiste Lanaspèze

    • Anamosa
    • 5 Mai 2022

    Après des études de philosophie et différents postes dans l'édition, Baptiste Lanaspeze, l'auteur de ce livre, a créé en 2009 Wildproject à Marseille, une maison pionnière dans la diffusion des pensées de l'écologie et de la philosophie environnementale. Dans une époque de prolifération parfois cacophonique des discours sur l'écologie et la crise en cours, ce livre a été conçu comme une boussole pour s'orienter. C'est aussi une tentative de synthèse d'une vie intellectuelle, professionnelle, psychologique et politique. Tout en s'appuyant sur des lectures et références philosophiques et scientifiques non occidentales en grande partie et muries depuis une vingtaine d'années (citons notamment l'historien powatan Jack Forbes, l'écologue japonais Kinji Imanishi, l'historien camerounais Achille Mbembe ou encore la philosophe et écoféministe indienne Vandana Shiva), le texte témoigne aussi d'une trajectoire, du mouvement d'une génération.
    En redéfinissant la nature comme la société des vivants, les pensées de l'écologie nous invitent à penser nos organisations sociales non pas comme une prérogative spécifiquement humaine, mais comme des prolongements des sociétés animales et végétale. Nos sociétés humaines ne transcendent pas les autres sociétés terrestres, mais y sont intégrées, elles en découlent, et elles lui sont redevables. Tout en s'adossant à l'idée d'un sens ancien de la nature comme « monde vivant dont nous faisons partie », il s'agit cependant ici de « recharger » l'idée de nature par les avancées des pensées écoféministes et décoloniales. Il s'agit même d'un enjeu majeur pour l'auteur : « une lutte écologiste conséquente est nécessairement décoloniale ; et inversement ».

  • Voir son steak comme un animal mort

    Martin Gibert

    • Lux canada
    • 21 Mai 2015

    Dans cet essai accessible et engagé, Martin Gibert propose une synthèse des débats contemporains sur le paradoxe de la viande. Ce faisant, il présente le véganisme, un mouvement moral et politique en pleine émergence qui lutte pour la justice animale, sociale et environnementale.

    Sur commande

  • L'urgence de la désobeissance alimentaire

    Stéfane Guilbaud

    • De vinci
    • 22 Février 2022

    Notre santé vaut plus que leur business !

    Notre alimentation a profondément changé en quelques décennies. Les produits industriels ont envahi nos assiettes jusqu'à perturber notre santé. Saviez-vous par exemple que l'arôme naturel au goût de vanille est issu des glandes anales et de l'urine du castor ? Que pour faire des produits sans gras, on augmente la quantité de sucre ? Que l'on trouve du glyphosate dans les poissons d'élevage ?

    Nous sommes saturés de conseils alimentaires intéressés. Beaucoup aimeraient désobéir à cette pression permanente et se reprendre en main, mais sans savoir comment faire ou qui écouter.

    Dans ce livre, par des exemples concrets de notre vie quotidienne, l'auteur révèle l'urgente nécessité d'échapper aux modes alimentaires dictées par le marketing afin de retrouver la santé et le plaisir d'une alimentation saine.

  • Les insectes sont partout. Parmi les espèces animales connues de notre planète, trois sur quatre sont des insectes.
    Dans L'apocalypse des insectes, vous découvrirez que ce groupe kaléidoscopique souffre de la plus grande crise existentielle de son histoire. Quelle est la cause de l'effondrement du monde des insectes ? En quoi ce déclin alarmant est-il une menace pour nous ? Et que peut-on faire pour préserver cet empire miniature essentiel à notre vie?
    Des forêts tropicales de Porto Rico devenues silencieuses aux grandes plaines de l'Oklahoma désormais sans abeilles, Olivier Milman a enquêté et questionné des chercheurs du monde entier. Il nous montre à quel point ces petites créatures sont essentielles. Elles aident à garder les rivières propres, à maintenir les populations de poissons et d'oiseaux et à disséminer les plantes et les arbres. Même les insectes les plus mal aimés, comme la blatte ou la guêpe, jouent un rôle écologique crucial, et leur disparition façonnerait profondément notre propre histoire.

  • Au-delà du changement climatique, les dégradations de notre environnement que causent nos modes de vie ont des conséquences néfastes majeures sur la biodiversité et sur la santé humaine. Nous devons au plus vite transformer en profondeur nos interactions avec la Terre et les êtres vivants qui la peuplent. Car, en détruisant notre planète, c'est à nous-mêmes que nous faisons du mal. Jean Claude Ameisen nous rappelle que prendre soin de la nature et préserver sa splendeur, c'est prendre soin de l'humanité. À condition, aussi, de lutter pour la réduction des inégalités, pour la fin de la pauvreté, pour l'accès de tous aux droits fondamentaux, à la nourriture, à un toit, à l'éducation, à la prévention et aux soins.

    Le texte original a fait l'objet d'une mise à jour pour la présente édition.

  • William Acker est juriste et fait également partie de la communauté des « gens du voyage ». Il travaille, depuis l'incendie de l'usine Lubrizol, sur un inventaire critique de l'emplacement des aires d'accueil dans tous les départements français. Ce travail n'avait jamais été réalisé auparavant. L'encampement moderne des gens du voyage, roms, tsiganes, passe par un éloignement géographique, loin des zones habitables et à proximité immédiate de zones à risque sanitaire ou écologique (centrale nucléaire, déchetterie, usines, stations d'épuration, etc.). William Acker propose ici une lecture historique, sociologique cartographique et critique de la politique d'encampement des gens du voyage et de leur mise au ban de la société.

  • écotopia

    Ernest Callenbach

    • Folio
    • 7 Janvier 2021

    Trois États de la côte ouest des États-Unis - la Californie, l'Oregon et l'État de Washington - décident de faire sécession et de construire, dans un isolement total, une société écologique radicale, baptisée Écotopia. Vingt ans après, l'heure est à la reprise des liaisons diplomatiques entre les deux pays. Pour la première fois, Écotopia ouvre ses frontières à un journaliste américain, William Weston.
    Au fil des articles envoyés au Times-Post, il décrit tous les aspects de la société écotopienne : les femmes au pouvoir, l'autogestion, la décentralisation, les vingt heures de travail hebdomadaire et le recyclage systématique. D'abord sceptique, voire cynique, William Weston vit une profonde transformation intérieure. Son histoire d'amour intense avec une Écotopienne va le placer devant un dilemme crucial : choisir entre deux mondes.

    Récit utopique publié en 1975, traduit depuis dans le monde entier, Écotopia offre une voie concrète et désirable pour demain, et ce faisant agit comme un antidote au désastre en cours.

  • Au chevet des arbres ; réconcilier la ville et le végétal

    David Happe

    • Le mot et le reste
    • 17 Mars 2022

    Du modeste érable qui ombrage le parking d'une école au vénérable tilleul qui veille sur l'entrée d'une bâtisse remarquable, les arbres des villes sont constamment confrontés à de multiples pressions qui réduisent leur espérance de vie. Mobilisée par ce constat inquiétant, une communauté de spécialistes intervient pour les préserver, les soigner puis les renouveler : les arbres sont leurs patients. Parmi eux, les experts arboricoles - dont l'auteur fait partie - se rendent régulièrement à leur chevet pour évaluer leur état de santé et déceler leurs éventuelles défaillances. Ce livre met en lumière l'activité de ces praticiens, peu nombreux en France, et propose au lecteur d'aller différemment à la rencontre de ces végétaux urbains.

  • Il y a quelques années seulement, les villes dites « en transition » se comptaient sur les doigts d'une main. C'était un courant, tout au plus une mode. Avec la crise climatique, c'est devenu une nécessité si les villes veulent rester viables et durables. Sommées de répondre aux nouvelles attentes de leurs populations, elles doivent tout repenser : la manière dont les ressources sont produites et utilisées, les moyens de transport, la place de la nature et les modes d'habitat collectif.

    Pour réussir cette mue, les villes n'ont pas seulement besoin de solutions techniques, mais aussi de visions et de méthodes. Pouvons-nous - élus, entreprises, associations et citoyens - les y aider ? C'est ce que se propose de faire ce livre, en donnant à tous les idées et les outils pratiques pour relever ce défi.

  • Commune frugale : la révolution du ménagement

    Collectif

    • Actes sud
    • 2 Mars 2022

    Le mouvement pour une frugalité heureuse et créative, initié notamment par des architectes et des urbanistes, milite activement pour une refonte totale de notre rapport à l'aménagement du territoire qui, jusqu'à présent, dans une logique de croissance matérielle, a gaspillé une grande part des ressources naturelles du globe, détruisant par la même occasion la biodiversité et certaines communautés et cultures humaines. Il s'agit dès lors de sortir de cette logique productiviste de l'aménagement à tout va des territoires pour promouvoir à l'inverse un ménagement prenant soin des ressources et des vivants, humains et non-humains. L'unité fondamentale de ce nouveau paradigme est la commune, échelle à laquelle les auteurs estiment que peut s'exprimer au mieux l'intelligence collective.

  • L'idée d'effondrement, médiatisée par la collapsologie comme destin probable de nos sociétés face aux crises écologiques, fait l'objet de multiples critiques alors même que les illustrations récentes d'effondrements en cours, de l'épidémie de Covid-19 aux mégafeux, ne cessent de se multiplier.Devant ce paradoxe, les auteurs réunis ici prennent au sérieux l'hypothèse d'un coup d'arrêt majeur de nos dynamiques socio-économiques et politiques, tout en montrant que le rythme des effondrements se révèle variable selon les territoires. À partir d'enquêtes de terrain plurielles, ils examinent également la façon dont se mobilisent des acteurs, au Nord et au Sud, militants engagés ou citoyens discrets, pour tenter d'y faire face.L'ouvrage souligne l'impérieuse nécessité pour les sciences sociales de renouveler leurs approches des questions écologiques et esquisse les premiers jalons d'un paradigme de l'effondrement.

    Sur commande

  • Nos usages du numérique (internet, TV connectée, jeux-vidéos, objets connectés...) consomment déjà 10% de l'électricité mondiale, et sont à l'origine de plus de 4% des émissions de gaz à effet de serre. Le phénomène est pourtant mal connu du grand public, particulièrement des plus jeunes qui sont les premiers utilisateurs du numérique et vont hériter d'une planète surchauffée.
    Truffé de références qui parlent aux ados, le livre passe au crible leurs loisirs préférés - réseaux sociaux, jeux, plates-formes vidéos - pour leur faire prendre conscience de l'impact carbone de chaque clic, scroll, et autre like. Ici, on parle Tik-Tok, porno, bitcoin, Fortnite et Netflix tout en révélant la fumée derrière les écrans. On aborde aussi la question des équipements : téléphones, tablettes, ordinateurs, box... dont la fabrication est elle aussi un gouffre énergétique et un désastre écologique. Et parce que pour cette cible une image vaut 1 000 mots, toutes les données sont illustrées, et dédramatisées à l'acide caustique par l'illustrateur Dirtypote.
    Mais pas question de laisser sans solution cette génération qui s'engage pour le climat. Cliquer c'est polluer enseigne les gestes vertueux de la sobriété numérique, et signale les bons réflexes en matière de recyclage et de reconditionnement.
    Croisant Internet et écologie, Cliquer c'est polluer arrive juste à temps, pour une cible aussi à l'aise sur internet que dans les marches pour le climat.

    Les arguments prépondérants.
    Un sujet de société générationnel.
    Un sujet compliqué enfin vulgarisé pour les adolescents.
    Un ton décalé, jamais moralisateur.
    Des illustrations à l'humour caustique par l'illustrateur Dirtypote.
    Des chiffres choc, faciles à partager pour sensibiliser son entourage.
    Des vraies solutions concrètes à l'intérieur.
    Un format facile à transporter pour pouvoir en parler aux autres.

  • À quelles conditions l'écologie, au lieu d'être un ensemble de mouvements parmi d'autres, pourrait-elle organiser la politique autour d'elle ? Peut-elle aspirer à définir l'horizon politique comme l'ont fait, à d'autres périodes, le libéralisme, puis les socialismes, le néolibéralisme et enfin, plus récemment, les partis illibéraux ou néofascistes dont l'ascendant ne cesse de croître ? Peut-elle apprendre de l'histoire sociale comment émergent les nouveaux mouvements politiques et comment ils gagnent la lutte pour les idées, bien avant de pouvoir traduire leurs avancées dans des partis et des élections ?

  • Hold-up sur la terre

    Leclair Lucile

    • Seuil
    • 11 Février 2022

    C'est un phénomène secret mais puissant qui transforme radicalement l'agriculture française : l'accaparement des terres. Naguère « réservé » aux pays du Sud, il se répand rapidement dans notre pays. Des grandes entreprises achètent la terre par centaines d'hectares. Elles profitent des failles de la législation, que laissent perdurer le gouvernement et le Parlement.

    Ce livre, résultat d'une enquête de plusieurs années et nourri de nombreux reportages, révèle cette mutation souterraine, que l'on peut qualifier de « hold-up ». Un hold-up qui ne se traduit pas seulement par une concentration foncière toujours accrue, mais stimule une agriculture industrielle et chimique, visant une production maximale au détriment de la biodiversité. L'arrivée des grands propriétaires fonciers prolétarise aussi les travailleurs de la terre : les paysans deviennent des sous-traitants salariés et perdent toute autonomie. Une transformation radicale se déroule, qui signifie la fin de l'agriculture traditionnelle. Est-ce vraiment ce que nous voulons ? Il faut imaginer un autre avenir, fondé sur l'écologie, la liberté des paysans, et une maîtrise de la terre au service de l'intérêt général.

  • Il y a cinquante ans, en mars 1969, alors sur le point de gagner une course en solitaire, le navigateur Bernard Moitessier choisissait de ne pas franchir la ligne d'arrivée et de fuir le consumérisme. Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne et empreint de doute salutaire, Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant les lucioles de Pasolini ou Les Racines du cielde Romain Gary et propose un choix radical : refuser de parvenir et restaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.

  • La terre inhabitable : vivre avec 4°C de plus

    David Wallace-Wells

    • Robert laffont
    • 24 Février 2022

    "La situation est pire, bien pire que ce que vous pouvez imaginer. Si votre inquiétude face au réchauffement climatique se résume à une crainte de la montée du niveau de la mer, vous ne faites qu'effleurer la surface des catastrophes à venir... " Écouter la science et faire connaître la vérité. David Wallace-Wells a décidé de se confronter aux réalités scientifiques du changement climatique. Non comme un spécialiste, un avocat ou un militant écologiste, mais comme un journaliste, un citoyen, un enquêteur.
    Il a interviewé des dizaines de scientifi ques, lu des centaines d'articles parmi ceux publiés ces dix dernières années et collecté toutes les données qui tombaient, jour après jour, sur son fil d'actualité Twitter pour nous offrir une vue d'ensemble sur la situation. Et la situation est grave.
    Pénuries alimentaires, sécheresses et inondations, incendies, océans à l'agonie... David Wallace-Wells étudie toutes les facettes des problèmes climatiques. Et, surtout, il démontre brillamment comment le réchauffement aura des conséquences directes sur tous les aspects de la vie humaine. Sans une révolution radicale de notre mode de vie, d'immenses parties de la Terre deviendront inhabitables et d'autres très inhospitalières dès la fin du siècle.

empty