Les livres qui font l'actualité

  • On ne naît pas mec Nouv.

    On ne naît pas mec

    Daisy Letourneur

    • Zones
    • 5 Mai 2022

    Pourquoi parler encore des mecs ? Quand tout se passe comme si les humains étaient hommes par défaut et femmes par exception, il semble qu'on n'en parle déjà que trop.
    À y regarder de plus près, cependant, on parle beaucoup d'hommes mais plus rarement des hommes. On parle d'individus en particulier, bien peu de la classe des hommes dans son ensemble.
    On parle des Grands Hommes, moins de tous ceux qui envoient des photos de leur pénis sur Internet. On parle plus des ministres que des violeurs (sauf quand il s'agit du même type).
    Alors, si nous retournons le regard féministe vers les hommes, que voyons-nous ? Soudain, on comprend comment les hommes sont construits et les histoires qu'on se raconte sur la « nature masculine » se révèlent mensongères. On voit que l'amour des hommes pour les femmes n'est pas un cadeau. On voit qu'en un sens les hommes préfèrent de toute façon les hommes, ce qui ne les empêche pas d'être homophobes.

    Je suis une femme blanche, trans et lesbienne et mon point de vue n'est pas moins neutre qu'un autre. Je vais recourir à des statistiques, des théories, des histoires, des dessins et des punchlines pour vous faire poser un nouveau regard sur vos pères, vos frères, vos compagnons, vos ex - et peut-être sur vous-même.

  • Blizzard

    Marie Vingtras

    • Editions de l'olivier
    • 26 Août 2021

    Le blizzard fait rage en Alaska.

    Au coeur de la tempête, un jeune garçon disparaît. Il n'aura fallu que quelques secondes, le temps de refaire ses lacets, pour que Bess lâche la main de l'enfant et le perde de vue. Elle se lance à sa recherche, suivie de près par les rares habitants de ce bout du monde. Une course effrénée contre la mort s'engage alors, où la destinée de chacun, face aux éléments, se dévoile.

    Avec ce huis clos en pleine nature, Marie Vingtras, d'une écriture incisive, s'attache à l'intimité de ses personnages et, tout en finesse, révèle les tourments de leur âme.

  • Blackwater : l'épique saga de la famille Caskey t.4 ; la guerre Nouv.

    Blackwater : l'épique saga de la famille Caskey t.4 ; la guerre

    Michael Mcdowell

    • Monsieur toussaint louverture
    • 19 Mai 2022

    La guerre est finie, vive la guerre ! Une nouvelle ère s'ouvre pour le clan Caskey : les années d'acharnement d'Elinor vont enfin porter leurs fruits ; les ennemies d'hier sont sur le point de devenir les amies de demain ; et des changements surgissent d'où personne ne les attendait. Le conflit en Europe a fait affluer du sang neuf jusqu'à Perdido. Désormais les hommes vont et viennent comme des marionnettes sur la propriété des Caskey, sans se douter que, peut-être, leur vie ne tient qu'à un fil.

  • Nous sommes ici, nous rêvons d'ailleurs Nouv.

    Nous sommes ici, nous rêvons d'ailleurs

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    • Verdier
    • 5 Mai 2022

    Les cinq textes de Mathieu Riboulet rassemblés dans Nous campons sur les rives (Verdier, 2018) furent écrits en amorce de ce que Patrick Boucheron allait dire sous la halle du village de Lagrasse cet été 2017 dans le cadre de ses « conversations sur l'histoire » qu'il anime depuis des années au Banquet du Livre.
    En réunissant les préludes de l'écrivain et les interventions de l'historien, il s'agit ici de livrer, telles quelles, ces paroles autour de l'histoire, mondiale ou plus locale, de la littérature, des arts, des sciences, et de tout ce qui a nourri leur dialogue, leur imagination cet été-là. Ce livre est l'archive de la parole d'un nous.

  • Un autre monde Nouv.

    Un autre monde

    Alain Frachon

    • Perrin
    • 19 Mai 2022

    Depuis 2014, Alain Frachon tient chaque semaine une chronique célébrée pour son style et sa vista. Fin du mandat de Barack Obama et présidence disruptive de Donald Trump, crises et guerres à répétition au Moyen-Orient (Syrie, Liban, Iran ,Irak, califat...) grand retour de la Russie et jeu trouble de la Turquie, affaiblissement spectaculaire de l'Occident face à l'irrésistible ascension de la Chine ; sur tous ces sujets, l'auteur pèse, compare, argumente sans oublier de décocher des piques en totale liberté de l'esprit, dans la lignée de Raymond Aron et Pierre Hassner.
    Pour cette édition, il a choisi une petite centaine de ses chroniques, toutes revues et révisées. Une préface très personnelle et un essai inédits sur la chine, complètent l'ensemble, augmenté d'une chronologie et d'un index.
    Un tableau magistral d'un changement radical qui signe peut-être la fin de l'Occident.L'histoire d'un septennat qui compte pour un siècle !

  • Noir : textes et dessins Nouv.

    Noir : textes et dessins

    Sylvain Tesson

    • Albin michel
    • 4 Mai 2022

    « Je n'aime pas la mort. Mais je sais ce que je lui dois. Sans elle, la vie serait synonyme de l'ennui. La mort nous interdit de prendre la vie à la légère. Ce n'est pas son moindre mérite. C'est pour cela que je dessine pendus & suicidés depuis trente ans. Pour me rappeler qu'au bout du chemin, il n'y aura pas la possibilité de remettre une pièce dans la machine.

    J'ai couvert des centaines de feuilles. Sur les routes, dans les cabanes, à bord des bateaux, je griffonnais. J'ai cinquante ans aujourd'hui, la mort m'a plutôt épargné, preuve que ma méthode était la bonne.

    Ces dessins ne trahissent aucun goût pour le macabre : Au contraire, les petits pendus de mes carnets me sourient et me serinent en latin (la mort parle toujours le latin) : memento mori. Souviens-toi que tu es mortel. Dans le brouhaha d'une vie en fête, dans le contentement de soi et dans le désordre de nos heures, on aurait tendance à l'oublier. C'est un tort. » .

    Sylvain Tesson

  • Guacamole vaudou Nouv.

    Guacamole vaudou

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    • Seuil
    • 6 Mai 2022

    Stéphane Chabert est le looser des loosers. Dans l'agence de pub qui l'emploie, il est la risée de ses collègues. On l'ignore, on le méprise. Mais un jour, il tombe sur une annonce mystérieuse qui vante les mérites d'un stage de vaudou. Stéphane Chabert décide de s'y rendre. Après tout, il n'a rien prévu ce week-end. Ni les autres week-ends d'ailleurs.
    Voilà notre héros, incarné par Eric Judor, embarqué dans une série de situations plus absurdes les unes que les autres, dont Fabcaro a le secret.
    Guacamole Vaudou est un roman-photo écrit par Fabcaro et joué par Eric Judor. La rencontre au sommet de deux rois de l'absurde.

  • Guerre Nouv.

    Guerre

    Louis-Ferdinand Céline

    • Gallimard
    • 5 Mai 2022

    Parmi les manuscrits de Louis-Ferdinand Céline récemment retrouvés figurait une liasse de deux cent cinquante feuillets révélant un roman dont l'action se situe dans les Flandres durant la Grande Guerre. Avec la transcription de ce manuscrit de premier jet, écrit quelque deux ans après la parution de Voyage au bout de la nuit (1932), une pièce capitale de l'oeuvre de l'écrivain est mise au jour. Car Céline, entre récit autobiographique et oeuvre d'imagination, y lève le voile sur l'expérience centrale de son existence : le traumatisme physique et moral du front, dans l'« abattoir international en folie ». On y suit la convalescence du brigadier Ferdinand depuis le moment où, gravement blessé, il reprend conscience sur le champ de bataille jusqu'à son départ pour Londres. À l'hôpital de Peurdu-sur-la-lys, objet de toutes les attentions d'une infirmière entreprenante, Ferdinand, s'étant lié d'amitié au souteneur Bébert, trompe la mort et s'affranchit du destin qui lui était jusqu'alors promis. Ce temps brutal de la désillusion et de la prise de conscience, que l'auteur n'avait jamais abordé sous la forme d'un récit littéraire autonome, apparaît ici dans sa lumière la plus crue. Vingt ans après 14, le passé, « toujours saoul d'oubli », prend des « petites mélodies en route qu'on lui demandait pas ». Mais il reste vivant, à jamais inoubliable, et Guerre en témoigne tout autant que la suite de l'oeuvre de Céline.

  • Comment devenir lesbienne en dix étapes Nouv.

    Comment devenir lesbienne en dix étapes

    Louise Morel

    • Hors d'atteinte
    • 5 Mai 2022

    Une fois constaté que l'hétérosexualité figeait les individus en hommes et femmes, et qu'elle faisait souvent peser une contrainte sexiste sur ces dernières, comment passer à l'étape suivante ?
    Comment vivre concrètement ce lesbianisme politique dont on parle si souvent ?
    Certes, personne ne décide de son orientation sexuelle. Et certain.es n'en changeront jamais.
    Mais il est possible pour certain.es d'entre nous d'ouvrir son désir et d'explorer d'autres vécus.
    Si Sortir de l'hétérosexualité de Juliet Drouar explorait la théorie, Comment devenir lesbienne propose de passer à la pratique. Jesuisgouine, autrice d'un compte Instagram sur ce sujet, elle-même passée de l'hétérosexualité à l'homosexualité, propose dix étapes concrètes et faciles à franchir.

  • Tu n'es pas obligée Nouv.

    Tu n'es pas obligée

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    • La ville brule
    • 29 Avril 2022

    Rapport au corps et aux normes de beauté, rapport à l'autre et aux sexualités, codes de la pornographie... Les injonctions portant sur le corps et la sexualité des filles sont nombreuses. Pour s'en libérer, il faut les reconnaître et en prendre conscience. Ce sera chose faite grâce à cet essai d'Ovidie illustré par Diglee, qui est un véritable guide d'empowerment destiné aus adoslescentes.

  • Le prix de nos larmes : le roman noir des millions versés aux victimes du terrorisme Nouv.

    Combien vaut une vie détruite par le terrorisme ? Combien pour la perte d'un proche ? Combien pour des crises d'angoisse ? Ou pour un traumatisme tel qu'il empêche de reprendre le travail ? Durant deux ans, Mathieu Delahousse a exploré la façon dont s'estiment en France les vies brisées par les attentats. Seul à suivre les audiences du nouveau juge de l'indemnisation des victimes d'actes de terrorisme,? et recueillant la parole de dizaines de rescapés, il nous fait découvrir le roman noir de ces procédures nécessaires, mais toujours insatisfaisantes. Nos dispositifs pour les victimes du terrorisme sont les meilleurs au monde, mais des comptes d'apothicaire engendrent des malaises infinis. Des malentendus terribles s'exacerbent. Des courages insoupçonnés s'éveillent, tandis que des profiteurs n'hésitent plus à se glisser parmi les réelles victimes... Heureusement que des juges viennent remettre un peu d'ordre dans ces procédures qui semblent trop souvent inspirées à la fois de Kafka et de Courteline.

  • Blackwater : l'épique saga de la famille Caskey t.2 ; la digue

    Michael Mcdowell

    • Monsieur toussaint louverture
    • 22 Avril 2022

    Pâques 1919, alors que les flots menaçant Perdido submergent cette petite ville du nord de l'Alabama, un clan de riches propriétaires terriens, les Caskey, doivent faire face aux avaries de leurs scieries, à la perte de leur bois et aux incalculables dégâts provoqués par l'implacable crue de la rivière Blackwater.

    Menés par Mary-Love, la puissante matriarche aux mille tours, et par Oscar, son fils dévoué, les Caskey s'apprêtent à se relever... mais c'est sans compter l'arrivée, aussi soudaine que mystérieuse, d'une séduisante étrangère, Elinor Dammert, jeune femme au passé trouble, dont le seul dessein semble être de vouloir conquérir sa place parmi les Caskey.

    Au-delà des manipulations et des rebondissements, de l'amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), ¬co-créateur des mythiques Beetlejuice et L'Étrange Noël de Monsieur Jack, et auteur d'une trentaine de livres, réussit avec Blackwater à bâtir une saga en six romans aussi ¬addictive qu'une série Netflix, baignée d'une atmosphère unique et fascinante digne de Stephen King.

    Découvrez le premier épisode de Blackwater, une saga matriarcale avec une touche de surnaturel et un soupçon d'horreur.

  • Nom

    Constance Debré

    • Flammarion
    • 2 Février 2022

    «J'ai un programme politique. Je suis pour la suppression de l'héritage, de l'obligation alimentaire entre ascendants et descendants, je suis pour la suppression de l'autorité parentale, je suis pour l'abolition du mariage, je suis pour que les enfants soient éloignés de leurs parents au plus jeune âge, je suis pour l'abolition de la filiation, je suis pour l'abolition du nom de famille, je suis contre la tutelle, la minorité, je suis contre le patrimoine, je suis contre le domicile, la nationalité, je suis pour la suppression de l'état civil, je suis pour la suppression de la famille, je suis pour la suppression de l'enfance aussi si on peut.»

  • Conter les moutons

    Marc Dugain

    • Lattes
    • 9 Mars 2022

    Marc Dugain habite dans une maison posée sur une falaise, en Bretagne. Il vit entouré d'animaux : un lapin géant, des poules, un chat, et... deux brebis « Soay », une espèce rare.
    Aux habitants qui lui demandent régulièrement d'acheter son terrain, il répond : « Et pourquoi mes moutons ne pourraient pas avoir une vue mer ? » Il a donc adopté leur regard pour écrire son autoportrait. Ce point de vue ovin l'oblige à ne rien s'épargner, ni la férocité, ni la mise à nu. Avec ce texte inattendu, à la fois exploit littéraire et manifeste pour la nature, c'est le règne animal tout entier qui prend sa revanche sur les hommes.
    Marc Dugain raconté par ses moutons : sauvagement audacieux.

  • Lieux Nouv.

    Lieux

    Georges Perec

    • Seuil
    • 29 Avril 2022

    Ce [...] livre est parti d'une idée assez monstrueuse, mais, je pense, assez exaltante.
    J'ai choisi, à Paris, douze lieux, des rues, des places, des carrefours, liés à des souvenirs, à des événements ou à des moments importants de mon existence. Chaque mois, je décris deux de ces lieux ; une première fois, sur place (dans un café ou dans la rue même) je décris « ce que je vois » de la manière la plus neutre possible, j'énumère les magasins, quelques détails d'architecture, quelques micro-événements (une voiture de pompiers qui passe, une dame qui attache son chien avant d'entrer dans une charcuterie, un déménagement, des affiches, des gens, etc.) ; une deuxième fois, n'importe où (chez moi, au café, au bureau) je décris le lieu de mémoire, j'évoque les souvenirs qui lui sont liés, les gens que j'y ai connus, etc. Chaque texte [...] est, une fois terminé, enfermé dans une enveloppe que je cachette à la cire. Au bout d'un an, j'aurai décrit chacun de mes lieux deux fois, une fois sur le mode du souvenir, une fois sur place en description réelle. Je recommence ainsi pendant douze ans [...].
    J'ai commencé en janvier 1969 ; j'aurai fini en décembre 1980 ! j'ouvrirai alors les 288 enveloppes cachetées [...]. Je n'ai pas une idée très claire du résultat final, mais je pense qu'on y verra tout à la fois le vieillissement des lieux, le vieillissement de mon écriture, le vieillissement de mes souvenirs : le temps retrouvé se confond avec le temps perdu ; le temps s'accroche à ce projet, en constitue la structure et la contrainte ; le livre n'est plus restitution d'un temps passé, mais mesure du temps qui s'écoule ; le temps de l'écriture, qui était jusqu'à présent un temps pour rien, un temps mort, que l'on feignait d'ignorer ou que l'on ne restituait qu'arbitrairement (L'Emploi du temps), qui restait toujours à côté du livre (même chez Proust), deviendra ici l'axe essentiel.
    Je n'ai pas encore de titre pour ce projet ; ce pourrait être Loci Soli (ou Soli Loci) ou, plus simplement, Lieux.

    Georges Perec.
    Extrait de « Lettre à Maurice Nadeau » du 7 juillet 1969, dans Je suis né, Seuil, « La Librairie du XXe siècle », 1990.

  • Ventes d'armes : une honte française

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    • Le passager clandestin
    • 16 Septembre 2021

    Pendant la pandémie, les tueries continuent au Yémen, où une coalition menée par l'Arabie saoudite guerroie depuis 2015. Des violations manifestes des droits humains, dont certaines pourraient constituer des crimes de guerre, sont commises dans tout le pays - et ont été perpétrés avec la complicité de la France notamment. Car le gouvernement français, qui est pourtant tenu par des engagements internationaux comme le Traité sur le commerce des armes (TCA) continue d'exporter vers Riyad des armes qui sont ensuite utilisées contre des civils yéménites.
    Les ventes de matériels militaires français à de tels régimes sont une honte qui n'a que trop duré : il revient aux citoyen·nes, dont ce commerce engage la responsabilité collective, d'imposer enfin, sur ce sujet, un urgent débat public.

  • Depuis Les Cercueils de zinc et La Supplication, Svetlana Alexievitch est la seule à garder vivante la mémoire de cette tragédie qu'a été l'URSS, la seule à écrire la petite histoire d'une grande utopie. Mais elle est avant tout un écrivain, un grand écrivain. Ce magnifique requiem utilise une forme littéraire polyphonique singulière, qui fait résonner les voix de centaines de témoins brisés.

  • Donbass

    Benoît Vitkine

    • Librairie generale francaise
    • 24 Mars 2021

    Hiver 2018. Sur la ligne de front du Donbass, la guerre s'est installée depuis quatre ans. Plus grand monde ne se rappelle comment tout a commencé. L'héroïsme et les beaux principes ont depuis longtemps cédé la place à une certaine routine. Mais quand un enfant est assassiné sauvagement, même le colonel Henrik Kavadze, l'impassible chef de la police locale, perd son flegme.
    Benoît Vitkine, lauréat du prix Albert-Londres 2019, aborde un angle mort de la géopolitique mondiale : le déchirement d'une région entre la Russie et l'Ukraine, volontairement ignoré et toujours d'actualité.

  • Les abeilles grises

    Andreï Kourkov

    • Liana levi
    • 3 Février 2022

    Dans un petit village abandonné de la «zone grise», coincé entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses, vivent deux laissés-pour-compte: Sergueïtch et Pachka. Désormais seuls habitants de ce no man's land, ces ennemis d'enfance sont obligés de coopérer pour ne pas sombrer, et cela malgré des points de vue divergents vis-à-vis du conflit. Aux conditions de vie rudimentaires s'ajoute la monotonie des journées d'hiver, animées, pour Sergueïtch, de rêves visionnaires et de souvenirs. Apiculteur dévoué, il croit au pouvoir bénéfique de ses abeilles qui autrefois attirait des clients venus de loin pour dormir sur ses ruches lors de séances d'«apithe´rapie». Le printemps venu, Sergueïtch décide de leur chercher un endroit plus calme. Ayant chargé ses six ruches sur la remorque de sa vieille Tchetviorka, le voilà qui part a` l'aventure. Mais même au milieu des douces prairies fleuries de l'Ukraine de l'ouest et du silence des montagnes de Crimée, l'oeil de Moscou reste grand ouvert...

  • Dans la tête de Vladimir Poutine

    Michel Eltchaninoff

    • Actes sud
    • 7 Septembre 2016

    Et si la philosophie russe nous aidait à comprendre la stratégie de Vladimir Poutine ? Cette idée n'a rien d'absurde, tant les prophètes du conservatisme, de «la Voie russe» et de «l'empire eurasiatique» ont le vent en poupe au Kremlin et le soutien de toutes les extrêmes-droites européennes, le FN en tête !

  • Que signifie être «indépendant», dans le monde du livre? De qui l'éditeur et le libraire sont-ils indépendants et, surtout, à quelles fins? Quelle «édition indépendante» peut constituer un modèle économique viable? Et que nous apprennent les remous qui l'agitent sur les formes contemporaines de contrôle de la parole et l'amenuisement sournois de l'espace démocratique?

    Dans le sillage d'analyses comme celle d'André Schiffrin et à partir d'exemples tirés du Québec et de la France, ces réflexions décrivent un monde du livre toujours plus menacé par les conglomérats médiatiques et les géants du web, mais où, paradoxalement, s'épanouit une édition indépendante foisonnante. Dans ce contexte, il devient urgent de clarifier cette notion pour qu'éditeurs et libraires puissent, ensemble, continuer de diffuser des formes et des idées radicales : l'indépendance doit être le fruit d'une réflexion commune et d'une quête collective, car à quoi bon être indépendant tout seul?

  • À quelles conditions l'écologie, au lieu d'être un ensemble de mouvements parmi d'autres, pourrait-elle organiser la politique autour d'elle ? Peut-elle aspirer à définir l'horizon politique comme l'ont fait, à d'autres périodes, le libéralisme, puis les socialismes, le néolibéralisme et enfin, plus récemment, les partis illibéraux ou néofascistes dont l'ascendant ne cesse de croître ? Peut-elle apprendre de l'histoire sociale comment émergent les nouveaux mouvements politiques et comment ils gagnent la lutte pour les idées, bien avant de pouvoir traduire leurs avancées dans des partis et des élections ?

  • Souvenirs de mon inexistence

    Rebecca Solnit

    • Editions de l'olivier
    • 18 Février 2022

    Découverte en France grâce à Ces hommes qui m'expliquent la vie, Rebecca Solnit, essayiste féministe de renommée internationale, a longtemps connu l'adversité avant de pouvoir faire entendre sa voix. Souvenirs de mon inexistence revient sur son parcours personnel depuis son installation à San Francisco à l'âge de 19 ans jusqu'à l'émergence de l'écrivaine reconnue qu'elle est devenue.

    A travers ce récit autobiographique, elle explore les différentes facettes de ce qu'elle appelle l'« inexistence » imposée aux femmes par les hommes et plus généralement aux minorités par la société. Puiser dans son vécu lui permet d'étayer une réflexion sur l'identité, sur son rapport à la lecture et à l'écriture tout en donnant quelques pistes pour concevoir un monde meilleur : chaque individualité, si opprimée et niée soit-elle, a la capacité de lutter contre la violence systémique dès lors qu'elle comprend qu'elle n'est pas seule.

  • Son oeil dans ma main : Algérie 1961-2019

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    • Images plurielles
    • 4 Février 2022

    Qu'est-ce que je ressens, moi, décolonisé, quand je contemple une photo de cette époque, de ce passé qui, sur injonction, a été décrété contemporain-pour-toujours ? Qui suis-je dans ce miroir qui devrait me refléter, et qui cependant m'efface pour toujours au présent ?
    Il me faut scruter les détails, objets, silhouettes, bosquets, magasins, automobiles, qui peuplent l'arrière-plan ; les ombres aussi. Je tente d'aileurs de faire irruption dans celui-ci. Je m'imagine réincarné en 1961 : debout dans un angle mort, penché à une fenêtre, traînant dans une rue d'Alger, jetant un regard anxieux sur une « roumia », crapahutant sur la colline pelée... J'invente ma propre possibilité de vivant à cette époque.
    Raymond Depardon photographie ce qu'il voit à la jonction de ce qu'il ne voit pas. Je regarde ce que je ne vois pas, en croyant savoir ce que cela signifie. Son oeil dans ma main. Son corps est ma mémoire.
    Ce qui m'intéresse chez le photographe, c'est son corps, son errance, son voyage : je me glisse en lui, j'épouse ses mouvements, son regard, sa culture, ses préjugés peut-être, mais aussi sa singularité. Errance de déclic en déclic.
    Je deviens une monstrueuse et fascinante coïncidence. Une possibilité, même brève et limitée, d'omniscience.
    Ne devrais-je pas, alors, éprouver un sentiment proche de la frayeur ?
    En parcourant ces photos, arraché à mon millénaire, transporté vers un autre, je pourrais tressaillir violemment. Je pourrais hurler à la possession - hurler d'effroi et de gratitude.

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