Un monde de ressources rares
Offrir cet ebook
 / 

Un monde de ressources rares

À propos

Oui, les Raretés existent et se font de plus en plus pressantes et intolérables pour les uns, pas pour les autres. Oui, il y a de vraies et de fausses Raretés. Oui, il y a aussi des Raretés partagées par toute la planète. Jamais la productivité agricole n'a été aussi forte, et jamais les famines n'ont été aussi fréquentes. Jamais la terre n'a porté autant de diplômés, et jamais l'analphabétisme n'a autant progressé. Jamais nous n'avons été aussi riches, et jamais il n'y a eu autant de pauvres. Le Cercle des économistes et Erik Orsenna ont dressé l'inventaire des ressources rares, cherché les raisons et proposent quelques principes pour échapper à cette malédiction : l'urgence dans l'action, l'innovation dans les choix, la préférence pour le développement durable et la réorganisation de la gouvernance mondiale des ressources.Ecrivain consacré et économiste, Erik Orsenna a été nommé rapporteur par le président de la République pour participer à la Journée mondiale de la Rareté qui s'est déroulée au Mali le 17 février 2007. Le Cercle des économistes, présidé par Jean-Hervé Lorenzi, s'est fait connaître par les rencontres annuelles d'Aix-en-Provence et par ses analyses, notamment dans Politique économique de droite, politique économique de gauche.



Rayons : Sciences humaines & sociales > Histoire

  • EAN

    9782262030971

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    144 Pages

  • Poids

    1 270 Ko

  • Distributeur

    ePagine

  • Diffuseur

    Editis

  • Entrepôt

    ePagine

  • Support principal

    ebook (ePub)

Erik Orsenna

Je suis né à Paris, le 22 mars 1947 (de mon vrai nom Erik Arnoult), d'une famille où l'on trouve des banquiers saumurois, des paysans luxembourgeois et une papetière cubaine. Après des études de philosophie et de sciences politiques, je choisis l'économie. De retour d'Angleterre (London School of Economics), je publie mon premier roman en même temps que je deviens docteur d'État. Je prends pour pseudonyme Orsenna, le nom de la vieille ville du Rivage des Syrtes, de Julien Gracq.
Suivent onze années de recherche et d'enseignement dans le domaine de la finance internationale et de l'économie du développement (Université de Paris I, École normale supérieure). En 1981, Jean-Pierre Cot, ministre de la Coopération, m'appelle à son cabinet. Je m'y occuperai des matières premières et des négociations multilatérales. Deux ans plus tard, je rejoins l'Élysée en tant que conseiller culturel (et rédacteur des ébauches de discours subalternes). Dans les années 1990, auprès de Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères, je traiterai de la démocratisation en Afrique et des relations entre l'Europe du Sud et le Maghreb. Entre-temps, j'ai quitté l'Université pour entrer, en décembre 1985, au Conseil d'État. Conseiller d'État depuis juillet 2000, je suis actuellement en disponibilité.
J'ai toujours voulu avoir un autre métier que l'écriture, d'abord pour être libre de donner le temps qu'il faut au livre. Le livre doit être le lieu de la liberté. J'écris chaque matin, pendant deux heures. Restent vingt-deux heures, largement de quoi s'occuper. Mes autres métiers me renseignent sur l'univers.
Parallèlement à mes activités administratives, j'ai donc écrit sept romans, dont La Vie comme à Lausanne, prix Roger Nimier 1978, et L'Exposition coloniale, prix Goncourt 1988. J'ai été élu, le 28 mai 1998, à l'Académie française, au fauteuil de Jacques-Yves Cousteau (17e fauteuil).
En plus de l'écriture, les voyages, la mer et la musique tiennent une place essentielle dans ma vie et dans mes livres. Ces passions, je les dois beaucoup à ma famille.
Ma mère m'a donné la passion des histoires et de la langue française.
Mon père, dont la famille avait une maison sur l'île de Bréhat, m'a enseigné la mer, les marées, les bateaux, les voyages au loin. Je préside d'ailleurs le Centre de la Mer (Corderie royale, à Rochefort).
J'entendais, de l'autre côté du mur, mon frère répéter inlassablement ses exercices de guitare. Et mon grand-père, qui me parlait de nos ascendances cubaines, esquissait de temps à autre, en dépit de sa corpulence, des pas de salsa.
Je n'ai fait que prolonger ces héritages.

empty