Coups de coeur

  • Titre prescrit par l'éducation Nationale.

    Plongée vers un monde fantastique

    Camille est une jeune "surdouée" de 13 ans déracinée. Lors de ce tome, elle va découvrir sa véritable identité et entrer avec le lecteur dans le monde de Gwendalavir.

    L'écriture de Pierre Bottero nous guide dans ce monde fantastique dans lequel nous nous laissons porter avec émerveillement.

    Adapté aux jeunes ados avec passage du monde du collège au monde fantastique mais également agréable à la lecture des adultes.

    Ce tome n'est qu'une entrée vers une magnifique trilogie remplie de rencontres, découvertes, magie... Vous n'aurez qu'une envie : terminer la trilogie pour ensuite lire la suivante "Le monde d'Éwilan".

    Elise - Amie des Oiseaux Livres - Les Oiseaux Livres

  • Sur le quai de la gare, Matthew Cuthbert attend l'orphelin qui doit les aider, sa soeur Marilla et lui, aux travaux de la ferme. Mais c'est une petite rouquine aux yeux pe´tillants qui se pre´sente... N'ayant pas le coeur de la renvoyer sur-le-champ, Matthew l'emme`ne dans leur maison aux pignons verts.

    Vive et pleine d'esprit, Anne parvient bien vite a` conque´rir Marilla et Matthew gra^ce a` son imagination de´bordante, sa de´termination et sa de´brouillardise.

    Mais il ne faut pas longtemps avant que la fillette se retrouve dans de beaux draps. Par chance, il est devenu impossible pour les Cuthbert et les habitants d'Avonlea d'imaginer une existence sans elle. L'arrive´e d'Anne a change´ leur vie...

    Mot du Libraire

    L'énergie, le courage et l'optimisme contagieux de la jeune héroïne de Green Gables illuminent de bout en bout le premier volume de cette saga. Promesse d'évasion, de poésie et d'émotions, ce classique de la littérature canadienne, roman d'apprentissage à la lisière du conte, est aussi une chronique de la vie rurale d'une petite communauté de l'île du Prince Edouard au début du 20ème siècle. Une lecture réconfortante sur le pouvoir salvateur de l'imagination, de la nature et des livres.

    La baignoire d'Archimède

  • L'île

    Vincent Villeminot

    Le premier matin, quand ils sont arrivés au bateau, la liaison entre l'île et le continent était coupée. Ordre du gouvernement.
    Le deuxième matin, ils ont vu des fumées, au loin, sur la côte.
    Le troisième matin, ils ont enfin eu des nouvelles, et c'était plus effrayant encore.
    Depuis, personne ne peut plus aborder. Personne ne peut plus s'en aller.
    Et maintenant, enfermés sur leur île, Jo, Louna, Hugo, Blanche et les autres le savent : le danger vient de partout.
    Du continent.
    Des adultes.
    De leur propre communauté. D'eux-mêmes, surtout, la bande des sept, les copains, le crew, comme dit Simon, qui adore frimer en anglais.

    Coup de coeur

    L'île d'A, au large de Rochefort. Un évènement dramatique vient de se produire sur le continent.  Les habitants de l'île font le choix de se couper du monde pour tenter de survivre.  Jolan, le narrateur, fait partie des quelques adolescents de l’île. Ils tentent de comprendre et de s’adapter à l’ambiance de plus en plus tendue sur l’île.  Peur, doute et violence, un roman addictif ! Un roman feuilleton dévoilé pendant le premier confinement enfin en livre papier !

    Julie - Le Coureau

  • « Tant de fois je me suis tenue avec des mourants et avec leurs familles. Tant de fois j'ai pris la parole à des enterrements, puis entendu les hommages de fils et de filles endeuillés, de parents dévastés, de conjoints détruits, d'amis anéantis... ».
    Etre rabbin, c'est vivre avec la mort : celle des autres, celle des vôtres. Mais c'est surtout transmuer cette mort en leçon de vie pour ceux qui restent : « Savoir raconter ce qui fut mille fois dit, mais donner à celui qui entend l'histoire pour la première fois des clefs inédites pour appréhender la sienne. Telle est ma fonction. Je me tiens aux côtés d'hommes et de femmes qui, aux moments charnières de leurs vies, ont besoin de récits. ».
    A travers onze chapitres, Delphine Horvilleur superpose trois dimensions, comme trois fils étroitement tressés : le récit, la réflexion et la confession. Le récit d' une vie interrompue (célèbre ou anonyme), la manière de donner sens à cette mort à travers telle ou telle exégèse des textes sacrés, et l'évocation d'une blessure intime ou la remémoration d'un épisode autobiographique dont elle a réveillé le souvenir enseveli.
    Nous vivons tous avec des fantômes : « Ceux de nos histoires personnelles, familiales ou collectives, ceux des nations qui nous ont vu naître, des cultures qui nous abritent, des histoires qu'on nous a racontées ou tues, et parfois des langues que nous parlons. » Les récits sacrés ouvrent un passage entre les vivants et les morts. « Le rôle d'un conteur est de se tenir à la porte pour s'assurer qu'elle reste ouverte » et de permettre à chacun de faire la paix avec ses fantômes...

  • Le narrateur de cette histoire connaît deux grands malheurs. Le premier, c'est d'être veuf, alors qu'il est encore un homme jeune. Le second, c'est de travailler pour la télévision. Il est lecteur de scénarios et s'accroche à son travail, car il ne voudrait pas couler avec Élisa, sa petite fille de dix ans, une merveille. Élisa trouve que son père a beaucoup de qualités, même s'il cuisine mal. Il a lu toutes les histoires du monde, en tout cas de France, et bien des femmes pourraient l'aimer. C'est l'homme le plus mélancolique de Paris, en tout cas de l'arrondissement, et pourtant c'est le père le plus amusant qui soit, et pas seulement au volant de sa voiture.
    Un jour, c'est sûr, ils monteront dedans et s'en iront.
    Fuir, là-bas fuir, Paris, la culture, la télévision.On y va, Élisa ?

    Un roman d'une tendresse infinie, drôle et poignant, sur ce qui nous fait tenir debout.

  • En 1994, avant de quitter la maison, sa mère lui a offert un livre sur les origamis, elle les a embrassés, lui et sa grande soeur, et a laissé une lettre. Ce départ inattendu change l'équilibre familial, et le narrateur, du haut de ses dix ans, doit apprendre à vivre avec une soeur adolescente qui l'ignore et un père qui, jusqu'alors, n'était pour lui « qu'un élément parmi d'autres de l'infrastructure domestique, une sorte d'hybride d'animal de compagnie et d'appareil ménager ».

    Mais l'abandon est pesant quand on n'est plus obligé d'aller à l'école et qu'on passe ses journées seul à faire des origamis, sans aucun talent apparent pour le noble art japonais, d'ailleurs. Fort de ses lectures de la série Choisis ta propre aventure, lassé par la « méchanceté en pantoufles » de son père et aidé par le petit ami de sa soeur, il décide de partir en bus à la recherche de sa mère à l'autre bout du Mexique.

    Un roman faussement candide qui vous déchire le coeur, un voyage qui nous montre la cruauté du monde, mais aussi la tendresse désintéressée des inconnus. Un personnage principal qu'on n'oublie plus et une oeuvre limpide sur la fin de l'enfance.

  • 1868, Sarthe. Victor est le cadet d'une famille de brigands qui enchaîne les menus larcins. Jusqu'au jour où une agression tourne mal : il se voit contraint par son paternel de se laisser accuser du meurtre commis par son frère. A tout juste seize ans, il est incarcéré au Mans puis au bagne de Toulon. Le début de son calvaire pénitentiaire sonne le glas d'une vie de malheur. Jusqu'à sa rencontre avec Léopold Lebeau, un prisonnier communard idéaliste et indomptable, avec qui il se lie d'amitié.
    1872, arrivée en Nouvelle-Calédonie. Les forçats envoyés au bagne de La Nouvelle, à Nouméa, partagent les conditions sordides et les punitions éprouvantes d'une détention placée sous la férule de gardiens sans pitié. Un monde de privations et de violences inhumaines rythme leur quotidien, où la cruauté des règles édictées par l'administration pénitentiaire est la norme. C'est alors qu'un audacieux projet d'évasion voit le jour...

  • Gardarem lo Larzac ! Menacés d'expropriation depuis l'annonce par l'État, en octobre 1970, de sa volonté d'étendre le camp militaire présent sur le plateau, 103 paysans et leurs familles s'engagent à refuser de quitter leurs fermes. Sur cette terre rurale isolée débute alors une lutte sous le signe de la non-violence. Ancrée à son territoire et popularisée par de spectaculaires actions nationales, cette âpre révolte ne se départit jamais d'un humour désarmant face à l'adversaire militaire. Si elle ne doit pas être idéalisée, c'est tout de même une lutte exemplaire à bien des égards qui triomphe en 1981, au terme de 10 ans de protestation.
    Cette victoire ouvre le champ des possibles à la nouvelle génération, tant par la création d'un modèle unique de gestion collective du foncier qu'en s'insérant dans des réseaux de solidarité internationale. Le « causse des causes » se dresse en bastion français de l'altermondialisme en 2003 et brandit la faux paysanne contre les OGM. En 2015, l'arrivée de la Légion étrangère sur le plateau ravive l'étincelle d'un esprit de révolte. Comment le Larzac reste-t-il, près d'un demi-siècle plus tard, un creuset militant pérenne et solidaire ? Constitue-t-il pour les mouvements actuels (Sivens, Notre-Dame-des-Landes...) un véritable modèle d'opposition ?

  • Le jardin de mamie

    Casey Dawn

    • Kimane
    • 25 Mars 2021

    Une petite fille rend visite à sa mamie tout au long de l'année et, ensemble, elles découvrent les merveilles du jardin et ses changements. Un jour, Mamie n'est plus là et son jardin semble bien vide, mais des bourgeons apparaîtront sur les branches au printemps prochain... Et comme le jardin au fil des saisons, les familles changent, avec des moments de perte et de renouveau.

    Le jardin de mamie

    Un très bel album sur le travail du deuil adapté aux enfants.

    Céline - Livres et Vous

  • Mars 1942. Polly et Clary, les deux cousines encore enfants dans Étés anglais et qui, adolescentes, avaient la part belle dans À rude épreuve, ont aujourd'hui dix-sept ans et n'aspirent qu'à une chose: échapper à l'étau familial en quittant Home Place pour Londres.
    Polly est encore sous le choc du décès de sa mère, Sybil, qui a succombé au cancer qui la rongeait. Clary, dont le père Rupert n'a plus donné signe de vie depuis le mot apporté par un soldat français, est sur le point de perdre espoir. Au chagrin des deux héroïnes s'ajoute la frustration face au silence borné du clan Cazalet: les adultes se refusent à parler des choses graves, et continuent de les considérer comme des enfants.
    À quel modèle les deux jeunes filles peuvent-elles bien s'identier ? Leur cousine Louise abandonne sa carrière d'actrice pour devenir mère de famille. Leur tante Rachel est à ce point dévouée à ses parents qu'elle laisse s'éloigner sa précieuse amie Sid. Et pendant que Zoë, la belle-mère de Clary, s'éprend d'un Américain, les in délités d'Oncle Edward à l'égard de Tante Villy menacent de tout faire voler en éclats.
    Malgré les sirènes et les bombardements, Londres est toujours plus attirante que Home Place, où règnent un froid glacial et une atmosphère de plomb.

    Confusion

    Une saga riche en couleurs ou le personnage féminin tient une grande place . Un roman plein d'humour et d'élangance .

    Elisabeth Jane Howard - Livres et Vous

  • A l'Enclos de la Trinité, un trou perdu dans l'Etat mexicain de Chihuahua, Elena et Diego s'aiment depuis l'enfance. On les appelle les " fiancés ". Un jour, Elena est sauvagement agressée sous les yeux de Diego, tétanisé. Le rêve se brise comme un miroir. Elena s'enfuit à Ciudad Juárez, la ville la plus dangereuse au monde. Diego doit se perdre dans l'enfer des cartels pour tenter de sauver l'amour de sa vie.
    Pour l'amour d'Elena s'inspire librement d'une histoire vraie.

  • Le chemin des estives

    Charles Wright

    Un livre de voyage autant extérieur qu'intérieur. Ecrit avec les pieds, le coeur et de la culture !

    "Partout, il y avait trop de bruit, trop de discours. Un jour, j'en ai eu marre de cette frénésie et je suis parti. Certains vont chercher le bonheur en Alaska ou en Sibérie, moi je suis un aventurier de la France cantonale : je lorgne du côté d'Aubusson, du puy Mary et du plateau de Millevaches..." Sans le moindre sou en poche, misant sur la générosité des gens, un jeune aspirant jésuite s'échappe de la ville et de la modernité avec le désir de renouer avec l'élémentaire.

    Il s'offre une virée buissonnière à travers les déserts du Massif central. Une petite promenade de sept cents kilomètres à pied. Le chemin des estives, récit de ce voyage, est une ode à la désertion, à la liberté, à l'aventure spirituelle.

    On y croise les figures de Rimbaud, de Charles de Foucauld, mais aussi des gens de caractère, des volcans, des vaches. Au fil des pages, une certitude se dessine : le bonheur est à portée de main, il suffit de faire confiance et d'ouvrir les yeux.

  • Long de plus de trois mille kilomètres, le Yukon traverse le Canada et l'Alaska avant de se jeter dans la mer de Béring. Chaque été, depuis la nuit des temps, les saumons royaux (ou chinooks) remontent ses eaux pour retourner pondre et mourir sur leur lieu de naissance. C'est l'un des derniers endroits sauvages de la planète.
    En entreprenant ce long et difficile voyage en canoë afin d'accompagner les saumons dans leur migration, Adam Weymouth souhaitait constater les effets du réchauffement climatique sur une nature presque vierge et coupée de tout. A terme, c'est l'existence même du saumon royal qui est menacée, mais aussi celle des communautés autochtones qui dépendent de lui, et dont l'auteur dresse un portrait inoubliable. S'interrogeant sur notre relation de plus en plus complexe avec le monde vivant, il nous offre le récit captivant d'une aventure extraordinaire, et nous invite à une immersion élégiaque au coeur des mystères de la vie.

  • Vert samba

    Charles Aubert

    Le cadavre d'un ostréiculteur est retrouvé près d'un étang. Puis un second. Coïncidence mystérieuse : les deux ont le même tatouage sur le bras.

    Il n'en fallait pas plus pour relancer Lizzie et Niels. Accompagné de Vieux Bob et du capitaine Malkovitch, le couple va tenter de mettre la lumière sur cette affaire sordide.

    Une enquête qui les conduira sur les traces d'un vieux groupe de rock local dont les membres semblent appartenir à l'extrême droite locale.

    Un polar doux comme on les aime. Toute la magie des personnages récurrents de Charles Aubert.

    coup de cœur polar

    Lorsque l’on découvre le cadavre d’un ostréiculteur, puis un second avec tous les deux le même tatouage, la vie tranquille et paisible de Niels Hogan va être bouleversée. Un polar « tranquille » élégant et humaniste ; ou il sera question de difference, de handicap et   ...... d’huitres espionnes. Une belle découverte. Une belle lecture

    lydie - Le Coureau

  • Féodora a grandi parmi les loups. Ils sont tout pour elle et, bientôt, elle deviendra maître-loup, comme sa mère. Mais ce destin extraordinaire est anéanti quand surgit l'armée du tsar, dévastant tout sur son passage. Alors que sa mère est faite prisonnière, l'intrépide Féo part avec sa meute à travers les forêts enneigées de Sibérie. Bravant l'ennemi, le froid, les tempêtes, elle est prête à tout pour la sauver...

    à dévorer absolument (à partir de 9-10 ans et sans limite d'âge !)

    Il y a quelques temps, sur les bons conseils d'Amandine, j'ai lu cette histoire et c'est mon coup de coeur du moment. Dès les premières lignes, j'ai adoré ce magnifique roman car c'est une grande aventure, pleine de suspens et d'émotions, qui raconte une amitié incroyable entre l'homme et l'animal, avec des personnages vaillants et courageux et de belles retrouvailles. A dévorer absolument !

    Louise F. - amie de la librairie - Les Oiseaux Livres

  • Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages.
    Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l'île n'ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des «crimes non élucidés» de la police de Cagliari, l'ombre des disparues s'immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d'une nouvelle victime les place au centre d'une enquête qui a tout d'une malédiction. De fausses pistes en révélations, Eva et Mara sont confrontées aux pires atrocités, tandis que dans les montagnes de Barbagia, une étrange famille de paysans semble détenir la clé de l'énigme.
    La première enquête de Mara Rais et Eva Croce nous plonge dans les somptueux décors de la Sardaigne, au coeur de ténèbres venus du fond des âges.

    De la Sardaigne celtique aux meutres rituels

    Mara, sarde au plus profond de ses veines ; Eva, milanaise envoyée seconder Mara dans son petit placard des affaires classées. Les deux femmes aux caractères littéralement opposés vont devoir collaborer dans une affaire qui obsède Moreno, collègue tombé malade d’avoir sa vie durant essayé de résoudre une affaire de meurtres rituels. Et quand la jeune Dolores disparaît, l’affaire classée devient une enquête ouverte… J’ai adoré l’atmosphère, les relations entre ses deux femmes fortes, la tension et les suspens très bien dosés, qui prennent le temps de nous rendre tous les personnages attachants et de nous brosser des tranches de vie, les lieux, la Sardaigne, sa face cachée, son histoire celte, sa culture, son chauvinisme aussi parfois (souvent), ses personnages hauts en couleurs, bruts, humains, une culture préservée à l’extrême. Un polar dans lequel j’aurai aimé rester plongée pendant des heures et des heures.

    Mélanie - Prologue

  • Journalisme

    Olivier Villepreux

    • Anamosa
    • 18 Mars 2021

    Qui est journaliste ? Qu'est-ce que le journalisme ? Ces questions traversent la société française qui s'interroge sur la légitimité des médias à bien rendre compte de la réalité du monde. Répondre à cette interrogation, c'est aussi s'intéresser au système de financement de la presse et aux lois qui menacent l'exercice de sa liberté.

    Quatrième pouvoir, voix de son maître ou contestataire, support de publicité ou de propagande, la presse (ou « les médias ») est, au même titre que le monde politique, soumise à la musique sournoise des soupçons, des critiques désordonnées. À tel point que les journalistes enquêtent sur les pratiques de leurs confrères. Ce qui en démocratie n'est pas pour rassurer le lecteur dans la mesure où, par ailleurs, il doute du politique. Cela induit aussi le risque d'un désintérêt pour l'information dûment produite.
    Dès lors, dans une profession qui est peu ou pas réglementée, il s'avère de plus en plus difficile pour les lecteurs d'identifier le vrai journalisme du faux, alors qu'ils subissent des torrents de messages numériques livrés sur menu déroulant. Être journaliste, est-ce un statut ? Une position ? Un métier ? Une carrière ? Un laissez-passer ? Juste le résultat d'une technique de formation professionnelle ? Ou la mise en commun de compétences et savoirs personnels exogènes à cette profession et ponctuellement mises au service de la pluralité de l'information ?
    Le journalisme concerne chacun. Il relèverait plutôt à l'évidence de la capacité d'un individu à se montrer imperméable à un certain nombre de pressions, d'hésitations, ou à se sentir libre d'approcher autant que se peut une vérité ou une opinion sans crainte.

    Journalisme

    L'auteur est journaliste sans journal ce qui l'a conduit à s'interroger sur ce qu'est devenu le travail qui consiste à "produire des informations et à les rendre publiques".Partant de la défaite de Donald Trump comme exemple, Olivier Villepreux fait un état des lieux. Pour ensuite tenter une définition du journalisme, son histoire à travers les textes fondateurs, la formation, le financement, journalisme et pouvoir, internet. Clair et incisif cet essai m'a fait du bien car des mots sont posés sur mes interrogations. C'est l'objectif poursuivi par les éditions Anamosaavec cette collection Le mot est faible :"Chaque fois, il s'agit de s'emparer d'un mot dévoyé par la langue au pouvoir, de l'arracher à l'idéologie qu'il sert et à la soumission qu'il commande pour le rendre à ce qu'il veut dire."Autres parutions dans la collection : Révolution, Utopie, Peuple, Ecole, Environnement, Démocratie, Histoire, Race, Science.

    Préférences

  • L'ami

    Tavernier Tiffany

    C'est un samedi matin comme un autre, dans la maison isolée où Thierry, le narrateur, s'est installé des années auparavant. Il y vit avec sa femme Élisabeth, encore endormie ;
    Leur fils habite loin désormais. Leur voisin Guy est rentré tard, sans doute a-t-il comme souvent roulé sans but avec sa fourgonnette. Thierry s'apprête à partir à la rivière, quand il entend des bruits de moteur.
    La scène qu'il découvre en sortant est proprement impensable : cinq ou six voitures de police, une ambulance, des hommes casqués et vêtus de gilets pare-balles surgissant de la forêt. Un capitaine de gendarmerie lui demande de se coucher à terre le temps de l'intervention.
    Tout va très vite, à peine l'officier montre-t-il sa stupeur lorsque Thierry s'inquiète pour Guy et Chantal, ses amis.
    Thierry et Élisabeth, qui l'a rejoint, se perdent en conjectures.
    En état de choc, ils apprennent l'arrestation de ces voisins si serviables, les seuls à la ronde, avec qui ils ont partagé tant de bons moments.
    Tenu par le secret de son enquête, le capitaine Bretan ne leur donne aucune explication, il se contente de solliciter leur coopération. Au bout de vingt-quatre heures de sidération, réveillé à l'aube par des coups frappés à la porte, Thierry réalise enfin, filmé sur son seuil par une journaliste à l'affût de sensationnel, que Guy Delric est le tueur des fillettes qui disparaissent depuis des années.
    Oscillant entre le déni, la colère et le chagrin, cet homme au naturel taciturne tente d'abord désespérément de retrouver le cours normal de sa vie : mais à l'usine, où il se réfugie tant bien que mal dans l'entretien des machines dont il a la charge, la curiosité de ses collègues lui pèse. Chez lui, la prostration d'Élisabeth le laisse totalement impuissant. Tandis que s'égrène sur toutes les chaînes de télévision la liste des petites victimes, il plonge dans ses carnets, à la recherche de détails qui auraient dû lui faire comprendre qui était véritablement son voisin. Les trajets nocturnes en fourgonnette, par exemple, ou cette phrase prononcée par Guy alors qu'ils observaient des insectes - un de leurs passe-temps favoris -, à propos de leur cruauté : « Tu sais quoi, Thierry, même le plus habile des criminels n'est pas capable d'une telle précision. » La descente aux enfers de cet être claquemuré en lui-même va se précipiter avec le départ de sa femme, incapable de continuer à vivre dans ce lieu hanté, cette maison loin de tout où elle avait accepté d'emménager avec réticence.
    Tiffany Tavernier va dès lors accompagner son protagoniste dans un long et bouleversant voyage. Pour trouver une réponse à la question qui le taraude - comment avoir pu ignorer que son unique ami était l'incarnation du mal -, il n'a d'autre choix que de quitter son refuge, d'abandonner sa carapace. Thierry part sur les traces d'un passé occulté - une enfance marquée par la solitude et la violence, dont les seuls souvenirs heureux sont les séjours dans la ferme de son grand-père mort trop tôt.
    Avec ce magnifique portrait d'homme, la romancière, subtile interprète des âmes tourmentées, continue d'interroger - comme elle l'avait fait dans Roissy (2018) -, l'infinie faculté de l'être humain à renaître à soi et au monde.

    Les Pertuis vous conseille

    Se réveiller et découvrir que son meilleur ami est peut-être un serial-killer. Qui croire ? Faut-il rester fidèle ? Le monde de Thierry bascule. Récit glaçant et réaliste de l'irruption du crime dans une vie.   

    Arthur - Les Pertuis

  • « J'en suis venue à voir tout le métal qui se trouve dans mon corps comme autant d'étoiles artificielles, scintillant sous la peau, une constellation de métal ancien et neuf. Une carte, un tracé de connexions, un guide pour regarder les choses sous différents angles. » Comment raconter l'histoire d'une vie à travers un corps, qui passe par divers stades, la maladie, la force, la maternité ? Comment raconter cette histoire quand on est non seulement une femme, mais une femme en Irlande ? C'est précisément ce que fait Sinéad Gleeson dans Constellations.
    Toute la vie se trouve dans ces pages, de la naissance au premier amour, de la gestation à la maternité, en passant par la maladie terrifiante, la vieillesse et la mort elle-même.
    Un recueil vaste et varié qui se tourne aussi, d'un oeil tourmenté, vers l'extérieur, plongeant dans le travail, l'art et notre façon de percevoir le monde. À sa manière, d'une voix vive et généreuse, Sinéad Gleeson nous emmène en voyage, un voyage à la fois très personnel et à la résonnance universelle. De la joie et de la douleur féroces d'être en vie.

    Les Pertuis vous conseille

    Un recueil d'essais que l'on pourrait qualifier d'"autobiologie", où l'expérience du corps et de la maladie détermine celle de la vie. Sinead Gleeson écrit avec une grande générosité, mêlant récits personnels, réflexions artistiques, analyses politiques et exploration du corps féminin avec grâce et sincérité. 

    Inès - Les Pertuis

  • Un bref instant de splendeur se présente sous la forme d'une lettre qu'un fils adresse à sa mère qui ne la lira jamais. Fille d'un soldat américain et d'une paysanne vietnamienne, elle est analphabète, parle à peine anglais et travaille dans un salon de manucure aux États-Unis. Elle est le pur produit d'une guerre oubliée. Son fils, dont la peau est trop claire pour un Vietnamien mais pas assez pour un Américain, entreprend de retracer leur histoire familiale : la schizophrénie de sa grand-mère traumatisée par les bombes ennemies au Vietnam, les poings durs de sa mère contre son corps d'enfant, son premier amour marqué d'un sceau funeste, sa découverte du désir, de son homosexualité et du pouvoir rédempteur de l'écriture.
    Ce premier roman, écrit dans une langue d'une beauté grandiose, explore avec une urgence et une grâce stupéfiantes les questions de race, de classe et de masculinité. Ocean Vuong signe une plongée dans les eaux troubles de la violence, du déracinement et de l'addiction, que la tendresse et la compassion viennent toujours adroitement contrebalancer. Un livre d'une justesse bouleversante sur la capacité des mots à panser les plaies ouvertes depuis des générations.

    Les Pertuis vous conseille

    Poétique et poignant, ce premier roman bouleverse jusqu'au bout. Jeune vietnamien élevé aux Etats-Unis, le narrateur conte sous la forme d'une longue lettre à sa mère ce qu'il n'a jamais su lui dire. Il retrace ainsi sa vie et celle de sa famille d'un pays à l'autre, son expérience du racisme, de l'homosexualité et de l'addiction et enfin sa pratique, salvatrice, de l'écriture. 

    Inès - Les Pertuis

  • La fête des ombres

    Cécile Brun

    Naoko, jeune Japonaise un peu rêveuse, vit parmi les ombres. Chaque été, dans son village, on célèbre une fête ancienne très particulière pendant laquelle les âmes errantes des disparus reviennent. Naoko aura pour mission de guider l´âme d´un homme privée de souvenirs, hantée par un terrible secret. Si elle échoue, au bout d´un an, l´âme sera perdue à tout jamais. Au fil des saisons, naissent entre Naoko et cette âme des sentiments qui brouillent la frontière entre le monde des vivants et des morts. À force de côtoyer un fantôme et de comprendre son passé, Naoko ne risque-t-elle pas de passer à côté de sa propre vie ?

    Les Pertuis vous conseille

    Après "Onibi, carnets du Japon invisible", l'Atelier Sento revient nous raconter le Japon comme on l'aime. Une histoire sensible et émouvante où la réalité se mêle à l'imaginaire. On attend la suite avec impatience.  Un vrai bijou ! 

    Alex - Les Pertuis

  • Été 2017. Pauline Delabroy-Allard passe trois semaines seule dans une « maisontanière » pour se retirer du monde.
    Chaque jour elle écrit en écoutant un vinyle qu'elle prend ensuite en photo. La musique, les paroles, les voix, la ramènent à ses souvenirs proches ou lointains, ses joies et ses peines.
    Été 2019. Deux ans ont passé. L'autrice se réfugie dans une autre maison, celle dans laquelle elle a écrit Ça raconte Sarah, son premier roman qui a changé sa vie. C'est en position couchée qu'elle se laisse traverser par ses sentiments, qu'elle écoute son corps, comme les histoires inscrites sur les murs et les plafonds de cette maison.
    Sublimé par une écriture à l'os, vibrante, ce texte nous invite à l'intériorité et au recueillement : cette maison-tanière devient aussi la nôtre.

    Belle découverte

    Nouvelle collection de chez l'Iconoclaste, Pauline Delabroy-Allard nous offre un texte fort, rythmé. De la poésie, de la musique, des textes percutants à lire pour soi, pour les autres, à voix hautes ou basses. C'est beau, moderne, vibrant.

    Pauline - Livres et Vous

  • Connell et Marianne ont grandi dans la même ville d'Irlande. Il est le garçon en vue du lycée, elle est la solitaire un peu maladroite. Pourtant, l'étincelle se produit : le fils de la femme de ménage et l'intello hautaine connaissent ensemble leur premier amour.

    Un an plus tard, alors que Marianne s'épanouit au Trinity College de Dublin, Connell s'acclimate mal à la vie universitaire.

    Un jour, tout est léger, irrésistible?; le lendemain, le drame pointe et les sentiments vacillent.

    Entre eux, le jeu vient tout juste de commencer.

    Sally Rooney réussit le tour de force de donner une dimension unique et universelle à cette histoire. Porté par des dialogues saisissants de justesse, Normal People est un roman magistral sur la jeunesse, l'amitié, le sexe, sur les errances affectives et intellectuelles d'une génération qui n'a plus le droit de rêver, mais qui s'entête à espérer.

    Les Pertuis vous conseille

    Un roman d'une justesse rare. La relation chaotique de Marianne et Connell, de leur petit lycée irlandais à la vie étudiante de Dublin, nous en apprend autant sur eux que sur nous-même.

    Inès - Les Pertuis

  • June Branch mène une vie des plus tranquilles... jusqu'au jour où quatre criminels parviennent à s'évader de prison et enlever son petit ami, Liam. Pour leur échapper, June n'a d'autre choix que de se munir d'une arme étrange... une hache viking du VIIIe siècle ! Mais celle-ci est dotée de propriétés bien singulières : à même de décapiter un homme, elle laisse cependant les têtes fendues... conscientes ! Pour sauver Liam, June n'a plus qu'une seule solution : garder la tête (ou plutôt tout un panier de têtes) froide...

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