Coups de coeur

  • « La porte du voyage sans retour » est le surnom donné à l'île de Gorée, d'où sont partis des millions d'Africains au temps de la traite des Noirs. C'est dans ce qui est en 1750 une concession française qu'un jeune homme débarque, venu au Sénégal pour étudier la flore locale. Botaniste, il caresse le rêve d'établir une encyclopédie universelle du vivant, en un siècle où l'heure est aux Lumières. Lorsqu'il a vent de l'histoire d'une jeune Africaine promise à l'esclavage et qui serait parvenue à s'évader, trouvant refuge quelque part aux confins de la terre sénégalaise, son voyage et son destin basculent dans la quête obstinée de cette femme perdue qui a laissé derrière elle mille pistes et autant de légendes.

    S'inspirant de la figure de Michel Adanson, naturaliste français (1727-1806), David Diop signe un roman éblouissant, évocation puissante d'un royaume où la parole est reine, odyssée bouleversante de deux êtres qui ne cessent de se rejoindre, de s'aimer et de se perdre, transmission d'un héritage d'un père à sa fille, destinataire ultime des carnets qui relatent ce voyage caché.

  • pleine terre

    Corinne Royer

    Un éleveur qui n'a pas rempli toutes ses obligations administratives se retrouve pourchassé par les gendarmes comme un criminel. Quel enchaînement terrible a fini par l'entraîner dans cette cavale ? Inspiré d'un fait divers récent, ce roman psychologique, politique et lyrique alerte sur l'effondrement du monde paysan : il dénonce les logiques productivistes qui dégradent notre rapport au vivant et pointe la fragilité des agriculteurs face au chaos de nos sociétés contemporaines.

  • Un beau matin, au petit-déjeuner, Remington fait une annonce tonitruante à son épouse Renata : cette année, il courra un marathon. Tiens donc ? Ce sexagénaire certes encore fringant mais pour qui l'exercice s'est longtemps résumé à faire les quelques pas qui le séparaient de sa voiture mettrait à profit sa retraite anticipée pour se mettre enfin au sport ? Belle ambition ! D'autant plus ironique que dans le couple, le plus sportif des deux a toujours été Renata jusqu'à ce que des problèmes de genoux ne l'obligent à la sédentarité.
    Qu'à cela ne tienne, c'est certainement juste une passade.
    Sauf que contre toute attente, Remington s'accroche. Mieux, Remington y prend goût. Les week-ends sont désormais consacrés à l'entraînement, sous la houlette de Bambi, la très sexy et très autoritaire coach. Et quand Remington commence à envisager très sérieusement de participer à un Iron Man, Renata réalise que son mari, jadis débonnaire et volontiers empoté, a laissé place à un être arrogant et impitoyable. Face à cette fuite en avant sportive, leur couple résistera-t-il ?

  • Quand Omer Dewavrin entre dans l'atelier d'Auguste Rodin, dédale de formes humaines de pierre et de glaise, il a la certitude d'avoir fait le bon choix. Notaire et maire de Calais, il a confié au sculpteur à la réputation naissante la réalisation d'un monument en hommage à six figures légendaires de la guerre de Cent Ans : les Bourgeois de Calais. Nous sommes en 1884, et Dewavrin ne sait pas encore qu'il s'écoulera dix ans avant que l'artiste, en quête de perfection, se décide à déclarer son travail achevé. La bouleversante chorégraphie de bronze n'existerait pas sans ce bourgeois du XIXe siècle qui, devinant le génie du sculpteur, l'obligea à aller au bout de lui-même et imposa son oeuvre en dépit du goût académique et des controverses idéologiques. Sa femme Léontine et lui sont les héros inattendus de cette histoire, roman de la naissance d'une amitié et de la création du chef-d'oeuvre qui révolutionna la sculpture.

  • canoës

    Maylis de Kerangal

    « J'ai conçu Canoës comme un roman en pièces détachées : une novella centrale, «Mustang», et autour, tels des satellites, sept récits. Tous sont connectés, tous se parlent entre eux, et partent d'un même désir : sonder la nature de la voix humaine, sa matérialité, ses pouvoirs, et composer une sorte de monde vocal, empli d'échos, de vibrations, de traces rémanentes. Chaque voix est saisie dans un moment de trouble, quand son timbre s'use ou mue, se distingue ou se confond, parfois se détraque ou se brise, quand une messagerie ou un micro vient filtrer leur parole, les enregistrer ou les effacer. J'ai voulu intercepter une fréquence, capter un souffle, tenir une note tout au long d'un livre qui fait la part belle à une tribu de femmes - des femmes de tout âge, solitaires, rêveuses, volubiles, hantées ou marginales. Elles occupent tout l'espace. Surtout, j'ai eu envie d'aller chercher ma voix parmi les leurs, de la faire entendre au plus juste, de trouver un «je», au plus proche. ».
    (M. de K.)

    Livre intrigant, sensible, qui nous entraîne dans les méandres des traces que laissent les humains, leurs voix en particulier

    Plusieurs récits qui font écho de l'un à l'autre sans pour autant être en lien direct, la voix et ses échos seuls faisant lien entre le "flou, le disparate, le floconneux" qui menacent l'intégrité des souvenirs. Une dentelle d'écriture.

    Le texte libre

  • J'ai six ans, je vis avec ma famille dans la banlieue de la ville. Un jour, des hommes nous embarquent avec d'autres personnes dans un camion.
    Nous sommes tous entasse´s a`l'arrie`re. L'homme qui conduit parle avec une voix forte et donne des ordres.
    J'ai peur. Avec moi, des hommes, des femmes, des enfants ont peur aussi.
    C'est une expérience très forte et personnel que nous livre Nada Matta dans cet album sobre et émouvant.
    Celle de la guerre, de la fuite, puis de la rencontre avec une femme, un « grand coeur solide ». Cette femme a su rassembler autour d'elle assez d'amour et d'énergie pour protéger et guider des enfants dans une période incertaine, et pour leur donner l'envie d'aimer à leur tour.

    Une histoire touchante

    La guerre est omniprésente avec ses dangers, les peurs... Mais aussi un cocon familial reconstruit que l'on protège avec des notes d'amitié, d'amour et d'espoir. Le quotidien est décrit avec force et sobriété. Par l'auteur de "Petite Pépite" également un gros coup de cœur. à partir de 8 ans

    Le texte libre

  • Après plusieurs années d'absence, un homme resurgit dans la vie de sa compagne et de leur jeune fils. Il les entraîne aux Roches, une vieille maison isolée dans la montagne où lui-même a grandi auprès d'un patriarche impitoyable. Entourés par une nature sauvage, la mère et le fils voient le père étendre son emprise sur eux et édicter les lois mystérieuses de leur nouvelle existence. Hanté par son passé, rongé par la jalousie, l'homme sombre lentement dans la folie. Bientôt, tout retour semble impossible.
    Après Règne animal, Jean-Baptiste Del Amo continue d'explorer le thème de la transmission de la violence d'une génération à une autre et de l'éternelle tragédie qui se noue entre les pères et les fils.

    Condition humaine

    Une écriture descriptive, une lecture balade, une ascension dans une nature sauvage, une montée en tension ... un petit goût de "my absolute darling"...

    Laurence - LIVRESSE

  • Nine et Gaspard vivent dans la maison de leur mère, l'Amazone.
    Nouchka, leur pie, veille sur le trio.
    La nuit du réveillon, un incendie ravage le paradis de l'enfance.
    Le lendemain, le frère et la soeur se réveillent seuls chez leur oncle, l'inquiétant Lord.
    Ils reçoivent tous les mois une lettre de l'Amazone qui leur dit préparer dans le Sud la nouvelle demeure qui les réunira bientôt.
    Quel pacte d'amour et de rêve vont-ils nouer pour conjurer l'absence ?
    Récit magique et cruel, féérie moderne, roman d'initiation et d'aventure, ode à la liberté, à l'adolescence, à la tendresse, aux amitiés qui sauvent, Mise à feu envoûte par son émotion, sa puissance d'évocation poétique et musicale.

    Merveilleux

    Qu'est ce un bon roman sinon une belle narration imaginative ? Plongez vous dans ce conte féerique aux problématiques bien contemporaines.

    Laurence - LIVRESSE

  • premier sang

    Amélie Nothomb

    « Il ne faut pas sous-estimer la rage de survivre. » Amélie Nothomb.

    Amélie Nothomb est née à Kobé en 1967. Dès son premier roman Hygiène de l'assassin paru en 1992, elle s'est imposée comme une écrivaine singulière. En 1999, elle obtient avec Stupeur et tremblements le Grand Prix de l'Académie française.
    Premier sang est son 30e roman.

    Vivant

    La vie romancée de Patrick Nothomb  servie par une plume dynamique et pétillante.

    Laurence - LIVRESSE

  • Le 26 mai 1964, un enfant parisien sort de chez lui en courant. On retrouvera son corps le lendemain matin dans un bois de banlieue. Il s'appelait Luc. Il avait onze ans. L'affaire fait grand bruit car un corbeau qui se dit l'assassin et se fait appeler « l'Étrangleur » inonde les médias, les institutions et les parents de la victime de lettres odieuses où il donne des détails troublants sur la mort de l'enfant. Le 4 juillet, il est arrêté. C'est un jeune infirmier, Lucien Léger. Il avoue puis se rétracte un an plus tard. En 1966, il est condamné à la prison à perpétuité. Il restera incarcéré quarante et un ans, sans jamais cesser de clamer son innocence.
    /> Avec son style inimitable, Philippe Jaenada reprend minutieusement les éléments du dossier et révèle que, par intérêt, lâcheté, indifférence ou bêtise, tout le monde a failli, ou menti. Alors il se penche sur Solange, la femme de l'Étrangleur, seule et vibrante lumière dans la noirceur.
    À travers ce fait divers extraordinaire, il fait le portrait de la société française des années 60, ravagée par la deuxième guerre mondiale mais renaissante et, légère seulement en apparence, printemps trompeur de celle qui deviendra la nôtre.

    Mot du libraire

    Convaincu de l'innocence de Lucien Léger après 4 ans d'investigations, Philippe Jaenada met à nu de nombreuses zones d'ombre dans l'affaire Luc Taron qui défraya la chronique dans les années 60. Une affaire complexe, trop vite instruite et que notre fin limier avec son sens obsessionnel du détail étudie par le menu en s'attachant notamment aux portraits d'individus bien moins lisses qu'il n'y paraît. Philippe Jaenada signe un roman-enquête colossal dont le tragique est régulièrement désamorcé par des digressions sensibles et souvent drôles. Une lecture totalement immersive et addictive.

    La baignoire d'Archimède

  • Novembre 2021. Julien Perrault vient d'être nommé chef de la police de Montmorts, village isolé desservi par une unique route. Alors qu'il s'imaginait atterrir au bout du monde, il découvre un endroit cossu, aux rues d'une propreté immaculée, et équipé d'un système de surveillance dernier cri.Mais quelque chose détonne dans cette atmosphère trop calme.Est-ce la silhouette menaçante de la montagne des Morts qui surplombe le village ? Les voix et les superstitions qui hantent les habitants ? Les décès violents qui jalonnent l'histoire des lieux ?Dans la lignée des Refuges, un thriller stupéfiant à la construction aussi originale qu'habile, qui vous fera douter de vos certitudes à chaque page.Un nouveau coup de maître !« Jérôme Loubry maîtrise l'art de promener son lecteur et de le bousculer. Et ce dernier en redemande ! »Page des libraires, à propos des Refuges.« Jérôme Loubry aime jouer avec les nerfs de ses lecteurs, et il le fait avec brio. »Le Parisien, à propos des Refuges.

    Coup de coeur de la Librairie Lacoste

    La spécialité de Jérôme ? Le Renouvellement ! Une fois de plus, un nouveau virage et une histoire qui nous retourne le cerveau. Tout avait si bien commencé pour Julien, chef de la police muté dans le village calme et sécurisé de Montmorts.... Mais l'ambiance est lourde, les gens du village semblent cacher quelques secrets bien gardés et surtout des morts subites vont venir bousculer tout ce petit monde. C'est addictif, bien pensé et Jérôme nous a préparé une chute dont il a le secret, aussi surprenante que spectaculaire ! " Lu et Adoré " !!!! Pépita Sonatine

    Pépita Sonatine - Lacoste

  • A quoi ressemble une vie ?

    Pour la narratrice, à une déclaration d'amour entre deux enfants de quatre ans, pendant une classe de musique.

    Ou à leur rencontre en plein hiver, quarante ans plus tard, dans une rue de Paris.

    On pourrait aussi évoquer un rock'n'roll acrobatique, la mort d'une mère, une exposition d'art contemporain, un mariage pour rire, une journée d'été à la campagne ou la vie secrète d'un gigolo.

    Ces scènes - et bien d'autres encore - sont les images où viennent s'inscrire les moments d'une existence qui, sans eux, serait irrévocablement vouée à l'oubli.

    Car tout ce qui n'est pas écrit disparaît.

    Conjurer l'oubli : tel nous apparaît l'un des sens de ce roman animé d'une extraordinaire vitalité, alternant chutes et rebonds, effondrements et triomphes, mélancolie et exaltation.

    Oeuvre majeure d'une romancière passionnée par l'invention des formes, L'Eternel Fiancé confirme son exceptionnel talent : celui d'une auteure qui a juré de nous émerveiller - et de nous inquiéter - en proposant à notre regard un monde en perpétuel désaccord.

    Mot du libraire

    Le charme de l'écriture d'Agnès Desarthe opère encore une fois dans cette fresque familiale tour à tour drôle, légère, féroce et grave, rythmée par l'omniprésence de la musique. A travers les portraits de gens somme toute ordinaires, la narratrice à la démarche mentale très introspective s'interroge sur le sens de la vie, l'amour et le temps qui passe, renvoyant le lecteur à sa propre existence et aux événements qui jalonnent et façonnent une vie.

    La baignoire d'Archimède

  • la volonté

    Marc Dugain

    « J'ai failli le rater de peu. Au moment où je l'ai vraiment connu et compris, où je l'ai vraiment aimé, où enfin j'allais pouvoir profiter de lui et de son estime, on me l'a arraché, comme si ce que nous devions construire ensemble nous était interdit. Je me suis épuisé tout au long de mon adolescence à lui résister, tuer le père qu'il n'était pas et quand il s'est révélé être lui-même, il est mort pour de bon. Il est parti avec le sentiment d'avoir réussi tout ce qu'il avait entrepris, de n'avoir cédé à rien ni à personne. » C'est le livre le plus personnel de Marc Dugain. Il retrace le destin de son père, cet homme du XXe siècle à qui il doit beaucoup, en dépit de la difficulté de trouver sa place de fils à ses côtés, mais dont l'inépuisable volonté n'a cessé de l'inspirer.

    coup de coeur

    Ecrire pour garder une trace et transmettre. Magnifique et poignant hommage d’un fils à son père. Avec une écriture tout en pudeur et retenue, Marc Dugain nous conte un roman familial qui s’inscrit dans l’histoire du XX siècle. C’est profond, touchant. Un grand coup de cœur.

    lydie - Le Coureau

  • Anna Gauthier mène une existence à l'abri des tourments entre sa pharmacie, sa villa surplombant la mer et sa famille soudée.
    Dans un climat social inflammable, un incident survient et son fils Léo, lycéen sans histoire, se retrouve aux prises avec la justice. Anna assiste impuissante à l'écroulement de son monde, bâti brique après brique, après avoir mesuré chacun de ses actes pour en garder le contrôle.
    Qu'advient-il lorsqu'un grain de sable vient enrayer la machine et fait voler en éclats les apparences le temps d'un été ?

    À travers un portrait de femme foudroyant d'intensité et d'émotion, Un tesson d'éternité remonte le fil de la vie d'Anna et interroge en un souffle la part emmurée d'une enfance sacrifiée qui ne devait jamais rejaillir.

    Coup de coeur

    Quand son fils Léo est arrêté et emprisonné pour des faits de violence envers un policier, le monde d’Anna se fissure, se lézarde. Ce monde qu’elle a patiemment et ardemment construit. Un monde d’apparence, de réussite sociale, mais aussi d’omissions et de blessures mal cicatrisées. Car Anna Gauthier a construit avec force sa vie. En se mariant à Hughes Gauthier, directeur des affaires culturelles de la ville, elle a tourné le dos à la jeune Anna Lacourt, fille d’un couple de commerçants, aux fins de mois difficiles et souffre-douleur de ses camarades d’école. Aussi elle est prête à tout pour faire sortir son fils de prison. Elle a la force de ceux qui ont souffert. Avec une écriture simple, précise, directe, Valérie Tong Cuong nous offre un roman noir, fort qui nous plonge dans les affres de l’âme humaine. Un très beau roman.

    Lydie - Le Coureau

  • furies

    Julie Ruocco

    Les destins d'une jeune archéologue, dévoyée en trafiquante d'antiquités, et d'un pompier syrien, devenu fossoyeur, se heurtent à l'expérience de la guerre. Entre ce qu'elle déterre et ce qu'il ensevelit, il y a l'histoire d'un peuple qui se lève et qui a cru dans sa révolution. Variation contemporaine des "Oresties", un premier roman au verbe poétique et puissant, qui aborde avec intelligence les désenchantements de l'histoire et "le courage des renaissances". Un hommage salutaire aux femmes qui ont fait les révolutions arabes.

    Hommage au peuple syrien et aux femmes combattantes

    Paysage de cendres et de sang dans lequel résonne un cri d'indignation; désigner l'insoutenable pour envisager l'avenir de ceux qui subissent ce régime syrien tyrannique et destructeur. Les images sont fortes et l'émotion palpable dans ce premier roman dont la plume esthétique a l'humilité d'une profonde humanité . Julie Ruocco s'inscrit dans les sélections du prix Stanislas et du prix littéraire du Monde.

    La baignoire d'Archimède

  • L'île de Belport, au large de l'Australie, est un lieu dont on ne revient pas indemne. Abby y vit depuis longtemps. Passionnée de taxidermie, elle est mariée à Ray, avec qui elle a un fils et une fille. Kate, mère d'une petite fille, est venue de Melbourne pour élucider la mystérieuse disparition de son mari. Sans imaginer que sa famille est liée à Abby par un terrible secret enfoui au coeur de ce décor ensorcelant, et qui menace d'anéantir tout ce que l'épouse et la veuve croyaient savoir sur les hommes de leur vie.
    Alternant les points de vue de Kate et d'Abby, Christian White, l'auteur du Mystère Sammy Went, explore dans ce huis-clos troublant les thèmes de la filiation, de la dissimulation et du sacrifice.

    Coup de coeur de la Librairie Lacoste

    "L'épouse et la veuve", le titre intrigue... il y a certainement un époux décédé dans le placard ! Kate, la veuve et Abby, l'épouse nous racontent les faits chacune à leur tour, un chapitre sur deux. Un seul point commun : Leurs maris ne sont pas vraiment celui qu'elles imaginaient. L'intrigue est bien pensée, originale et les chapitres se suivent dans une cadence rythmée. On est sur une île au large de l'Australie. Alors que Kate vient enquêter sur la mort tragique de son mari, Abby commence à avoir de sérieux doutes sur la personnalité du sien et de son innocence. Une intrigue subtile dont les rebondissements nous induisent en erreur au fil des pages et tout cela pour finir en beauté... Une chute totalement inattendue et déroutante !

    Pépita Sonatine - Lacoste

  • mon mari

    Maud Ventura

    Un premier roman drôle et féroce sur le face-à-face conjugal.

    C'est une femme toujours amoureuse de son mari après quinze ans de vie commune. Ils forment un parfait couple de quadragénaires : deux enfants, une grande maison, la réussite sociale. Mais sous cet apparent bonheur conjugal, elle nourrit une passion exclusive à son égard. Cette beauté froide est le feu sous la glace. Lui semble se satisfaire d'une relation apaisée : ses baisers sont rapides, et le corps nu de sa femme ne l'émeut plus. Pour se prouver que son mari ne l'aime plus - ou pas assez - cette épouse se met à épier chacun de ses gestes comme autant de signes de désamour. Du lundi au dimanche, elle note méthodiquement ses « fautes », les peines à lui infliger, les pièges à lui tendre, elle le trompe pour le tester. Face aux autres femmes qui lui semblent toujours plus belles, il lui faut être la plus soignée, la plus parfaite, la plus désirable.
    On rit, on s'effraie, on se projette et l'on ne sait sur quoi va déboucher ce face-à-face conjugal tant la tension monte à chaque page. Un premier roman extrêmement original et dérangeant.

  • Simone

    Lea Chauvel Levy

    PARIS, 1920. Simone Rachel Kahn n'est encore qu'une jeune femme de 23 ans, issue de la bonne société, mais curieuse de tellement plus.
    Esprit libre, touche à tout, férue de littérature, de poésie et de philosophie, elle vagabonde dans le Paris d'après-guerre, à la recherche de quelque chose ou quelqu'un qui, enfin, pourrait la faire vibrer, l'émouvoir, l'exalter. Entre la librairie d'Adrienne Monnier et le Lutetia ; les cabinets culturels et la Sorbonne, elle croise le chemin des nouveaux Dadas lors de leurs fameuses « séances » qui, aussi déroutantes et insensées soient-elles, intriguent Simone...
    C'est à l'ombre de ces séances, et des arbres du jardin du Luxembourg, qu'elle rencontre celui qui fera d'elle Simone Breton.
    L'auteur des Champs magnétiques n'est alors qu'un jeune poète, déjà exalté, mais encore à la recherche de repères, tiraillé entre le surréalisme et le dadaïsme. Elle est promise à Voldemar - en expédition aux Amériques -, il est sans-le-sou, ayant tout juste déserté les bancs de l'école de médecine. Et pourtant...
    Dans un Paris bouillonnant, voguant entre les ateliers de Littérature et ceux des surréalistes - d'Éluard à Morise, Crevel, Péret ou Aragon -, les deux amants apprendront à se reconnaître, se tester, s'apprivoiser.
    Elle sera sa muse. Il sera son échappatoire. Et ils devront se battre, contre leurs passions, leurs démons, ses parents, pour pouvoir s'aimer, enfin.

  • En 2013, Jérôme Chantreau, alors professeur de français et de latin, apprend la mort d'un ancien élève, Bélhazar Jaouen, à l'âge de 18 ans, lors d'une mystérieuse interpellation de police.
    Bouleversé par cette tragédie, mais aussi par le souvenir de cet adolescent à l'intelligence et à la sensibilité hors norme, Jérôme Chantreau consacrera trois années à mener l'enquête sur les étranges circonstances de la mort de cet adolescent. Il dresse le portrait d'un être rare et sublime, capable de révéler à chacun le meilleur de lui-même tout en incarnant la puissance de l'imaginaire et de la création artistique.
    Fantastique artiste plasticien dès son plus jeune âge, l'adolescent aux allures de poète rimbaldien a laissé derrière lui un jeu de piste digne d'Alice au Pays des merveilles.

    "..le regardeur de soleil... le petit Diderot...L'Arpenteur.."

    Reconstituer, comprendre, percer le mystère d'un adolescent qui captait l'attention où qu'il fût. Voici l'objectif que se fixe l'auteur, professeur en disponibilité, qui l'eût comme élève quelques années auparavant et dont ses amis dirent " il nous donnait la force d'être nous-mêmes" . Comment alors, accepter la mention "suicide" dans le procès rédigé par les gendarmes qui l'ont interpellé un soir ?  L'affaire en justice sera continuellement entravée.. Mais le sujet principal et cher à Jérôme Chantreau reste Bélhazar : "Ce n'est pas sa mort qui m'intéresse, c'est sa vie. Par sa vitalité, Bélhazar peut encore projeter la lumièresur les existences des enfantstrop grands, trop profonds, trop beaux. Ceux que l'on trouve enfermés dans les petites cases de l'éducation, dans les voies de garage de la vie active. "

    La baignoire d'Archimède

  • au-delà de la mer

    Paul Lynch

    « Muets de saisissement, Hector et lui regardent le monde se recomposer dans une magnificence de couleurs. Comme s'ils étaient les premiers à contempler des ciels pareils. Chacun commence à entrevoir la vérité de l'autre, à deviner qu'ils sont tous les deux pareillement démunis au coeur de la vérité des choses. Et qu'au sein d'une telle immensité, ce qu'un homme porte en son coeur n'a plus guère de poids. ».
    Malgré l'annonce d'une tempête, Bolivar, un pêcheur sud-américain, convainc le jeune Hector de prendre la mer avec lui. Tous deux se retrouvent vite à la merci des éléments, prisonniers de l'immensité de l'océan Pacifique. Unis par cette terrifiante intimité forcée et sans issue, ils se heurtent aux limites de la foi et de l'espoir, à l'essence de la vie et de la mort, à leur propre conscience.
    Dans ce face-à-face d'une intensité spectaculaire, Paul Lynch explore la condition humaine avec une force digne d'Hemingway ou de Camus, et s'impose définitivement comme un virtuose des lettres irlandaises.

    coup de coeur

    Une réflexion sur la vie lorsqu'elle est réduite au minimum, un bateau sur l'immensité de la mer, boire, manger et penser.

    Livresse - LIVRESSE

  • Velma et Harold sont le frère et la soeur d'Annie.
    Annie est « différente ». C'est comme ça que les gens polis disent. Elle a un chromosome en plus. Et de la gentillesse, de la fantaisie, de l'amour en plus, aussi. Elle a un travail, des amis et une passion : les majorettes.
    Et Annie est très heureuse parce que, pour la première fois, sa troupe aura l'honneur de défiler lors de la fête du printemps de la ville.
    Mais voilà, l'entraîneuse ne veut pas d'elle pour cet événement : elle n'est pas au niveau, elle est dodue... Bref : elle est « différente ».
    C'est bête et méchant. Ça mord Annie et les siens, presque plus. Alors, qu'à cela ne tienne : Annie défilera, avec son équipe brinquebalante, un peu nulle mais flamboyante.
    Ses majorettes un peu barjo. Ses barjorettes, quoi.

  • la vie en rose de Wil

    Susin Nielsen

    • Helium
    • 25 Août 2021

    Le nouveau roman de Susin Nielsen pour les 11 ans et plus, qui met en scène les premiers émois amoureux du jeune Wilbur lors d'un échange scolaire, fait souffler un vent de fraîcheur tout en abordant des thèmes intimistes et universels (le premier amour, l'homoparentalité ou encore le harcèlement scolaire).

  • La narratrice est une jeune ethnomusicologue venue enquêter sur des chants de bergers entendus au-dessus de Crottarda, village enfoui au fond d'une vallée privée de soleil. Plongé dans une perpétuelle pénombre, il trempe dans une humidité froide et dévorante, qui n'empêche guère ses habitants de se faire facétieux, à l'occasion.
    À l'arrivée des rares visiteurs, ils se donnent des allures de monstres difformes auxquelles la grisaille ambiante prête un air de réalité. D'abord bien accueillie, la jeune chercheuse va se trouver pourtant en butte à leur inexplicable hostilité. Bientôt, leurs pitreries deviennent inquiétantes, mais elle s'enfonce malgré tout dans les mystères spongieux qui enserrent Crottarda.

    Étrange et altérité, entre farce et métaphysique, Les oscillants, est une parabole d'un monde divisé qui ne sait plus que faire de son héritage 

    Claudio Morandini, dont on a découvert l'oeuvre en France grâce aux éditions Anacharsis, est l'un des grands auteurs italiens contemporains aux côtés d'Antonio Moresco . Son oeuvre est teintée de réalisme onirique et la couverture de ce roman pourrait être le tableau La Montagne de Balthus. Tel le peintre -on imagine des toiles de Jérôme Bosch - Claudio Morandini applique  le clair obscur dans ce roman alliant étrange et grotesque dans lequel nous suivons les investigations d'une ethnomusicologue ayant choisi de réaliser sa thèse sur les chants des bergers du village montagnard de Crottarda, chants aux consonances étranges par lesquels ils communiquent dune vallée à l'autre et dont le souvenir l'obsède depuis l'enfance. C'était omettre ces villageois au comportement déroutant que de penser percer cette pratique vernaculaire..à moins qu'elle n'ait découvert davantage.

    La baignoire d'Archimède

  • teke

    Mika Biermann

    Il existe dans tous les mondes possibles une Entité cosmique, invisible et inaudible. Vivante, elle se découvre soudain souffrir ; muette, elle appelle au secours. Un commando de jouets mutants surentraînés va tenter l'opération de sauvetage. En vain.
    Les affres de l'Entité cosmique - et le parcours de nos héros - sont relatés au travers de cent trente récits brefs emprisonnés dans ce kaléidoscopique Téké. Chacun reflète simultanément nos propres angoisses, joies et douleurs, et notre pathétique et merveilleuse solitude dans l'univers. Pris dans leur totalité, ils traduisent la vie qui palpite au-delà de nos capacités d'entendement.

    Jubilation, l'esprit pétille, le rire fuse, tragi-comique, Mika Biermann est à l'apogée de son talent et Téké ne saurait vous laisser indifférent.

    Pour ce roman, Mika Bierman se fait chef d'orchestre, peintre, fou du roi, pythie et écrivain virtuose. 134 chapitres, 134 pierres à l'édifice de ce projet  aux genres et références littéraires multiples, constellation de récits indépendants  qui vous laisse un temps déroutés puis la perspective vous apparaît et l'exaltation vous gagne, chaque texte nourrissant un propos commun dont le sens vous est révélé. Ubuesque et tragiquement drôle, lire Téké c'est un peu comme gravir le Mont analogue, une expérience hors du commun. 

    La baignoire d'Archimède

  • A quoi ressemble une vie ?

    Pour la narratrice, à une déclaration d'amour entre deux enfants de quatre ans, pendant une classe de musique.

    Ou à leur rencontre en plein hiver, quarante ans plus tard, dans une rue de Paris.

    On pourrait aussi évoquer un rock'n'roll acrobatique, la mort d'une mère, une exposition d'art contemporain, un mariage pour rire, une journée d'été à la campagne ou la vie secrète d'un gigolo.

    Ces scènes - et bien d'autres encore - sont les images où viennent s'inscrire les moments d'une existence qui, sans eux, serait irrévocablement vouée à l'oubli.

    Car tout ce qui n'est pas écrit disparaît.

    Conjurer l'oubli : tel nous apparaît l'un des sens de ce roman animé d'une extraordinaire vitalité, alternant chutes et rebonds, effondrements et triomphes, mélancolie et exaltation.

    Oeuvre majeure d'une romancière passionnée par l'invention des formes, L'Eternel Fiancé confirme son exceptionnel talent : celui d'une auteure qui a juré de nous émerveiller - et de nous inquiéter - en proposant à notre regard un monde en perpétuel désaccord.

    Mot du libraire

    Le charme de l'écriture d'Agnès Desarthe opère encore une fois dans cette fresque familiale tour à tour drôle, légère, féroce et grave, rythmée par l'omniprésence de la musique. A travers les portraits de gens somme toute ordinaires, la narratrice à la démarche mentale très introspective s'interroge sur le sens de la vie, l'amour et le temps qui passe, renvoyant le lecteur à sa propre existence et aux événements qui jalonnent et façonnent une vie.

    La baignoire d'Archimède

  • la volonté

    Marc Dugain

    « J'ai failli le rater de peu. Au moment où je l'ai vraiment connu et compris, où je l'ai vraiment aimé, où enfin j'allais pouvoir profiter de lui et de son estime, on me l'a arraché, comme si ce que nous devions construire ensemble nous était interdit. Je me suis épuisé tout au long de mon adolescence à lui résister, tuer le père qu'il n'était pas et quand il s'est révélé être lui-même, il est mort pour de bon. Il est parti avec le sentiment d'avoir réussi tout ce qu'il avait entrepris, de n'avoir cédé à rien ni à personne. » C'est le livre le plus personnel de Marc Dugain. Il retrace le destin de son père, cet homme du XXe siècle à qui il doit beaucoup, en dépit de la difficulté de trouver sa place de fils à ses côtés, mais dont l'inépuisable volonté n'a cessé de l'inspirer.

    coup de coeur

    Ecrire pour garder une trace et transmettre. Magnifique et poignant hommage d’un fils à son père. Avec une écriture tout en pudeur et retenue, Marc Dugain nous conte un roman familial qui s’inscrit dans l’histoire du XX siècle. C’est profond, touchant. Un grand coup de cœur.

    lydie - Le Coureau

  • Anna Gauthier mène une existence à l'abri des tourments entre sa pharmacie, sa villa surplombant la mer et sa famille soudée.
    Dans un climat social inflammable, un incident survient et son fils Léo, lycéen sans histoire, se retrouve aux prises avec la justice. Anna assiste impuissante à l'écroulement de son monde, bâti brique après brique, après avoir mesuré chacun de ses actes pour en garder le contrôle.
    Qu'advient-il lorsqu'un grain de sable vient enrayer la machine et fait voler en éclats les apparences le temps d'un été ?

    À travers un portrait de femme foudroyant d'intensité et d'émotion, Un tesson d'éternité remonte le fil de la vie d'Anna et interroge en un souffle la part emmurée d'une enfance sacrifiée qui ne devait jamais rejaillir.

    Coup de coeur

    Quand son fils Léo est arrêté et emprisonné pour des faits de violence envers un policier, le monde d’Anna se fissure, se lézarde. Ce monde qu’elle a patiemment et ardemment construit. Un monde d’apparence, de réussite sociale, mais aussi d’omissions et de blessures mal cicatrisées. Car Anna Gauthier a construit avec force sa vie. En se mariant à Hughes Gauthier, directeur des affaires culturelles de la ville, elle a tourné le dos à la jeune Anna Lacourt, fille d’un couple de commerçants, aux fins de mois difficiles et souffre-douleur de ses camarades d’école. Aussi elle est prête à tout pour faire sortir son fils de prison. Elle a la force de ceux qui ont souffert. Avec une écriture simple, précise, directe, Valérie Tong Cuong nous offre un roman noir, fort qui nous plonge dans les affres de l’âme humaine. Un très beau roman.

    Lydie - Le Coureau

  • au-delà de la mer

    Paul Lynch

    « Muets de saisissement, Hector et lui regardent le monde se recomposer dans une magnificence de couleurs. Comme s'ils étaient les premiers à contempler des ciels pareils. Chacun commence à entrevoir la vérité de l'autre, à deviner qu'ils sont tous les deux pareillement démunis au coeur de la vérité des choses. Et qu'au sein d'une telle immensité, ce qu'un homme porte en son coeur n'a plus guère de poids. ».
    Malgré l'annonce d'une tempête, Bolivar, un pêcheur sud-américain, convainc le jeune Hector de prendre la mer avec lui. Tous deux se retrouvent vite à la merci des éléments, prisonniers de l'immensité de l'océan Pacifique. Unis par cette terrifiante intimité forcée et sans issue, ils se heurtent aux limites de la foi et de l'espoir, à l'essence de la vie et de la mort, à leur propre conscience.
    Dans ce face-à-face d'une intensité spectaculaire, Paul Lynch explore la condition humaine avec une force digne d'Hemingway ou de Camus, et s'impose définitivement comme un virtuose des lettres irlandaises.

    coup de coeur

    Une réflexion sur la vie lorsqu'elle est réduite au minimum, un bateau sur l'immensité de la mer, boire, manger et penser.

    Livresse - LIVRESSE

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